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Viande de cheval : résultats des tests ADN lancés, le 13 février, au niveau européen

Dans le cadre du plan de contrôle décidé au niveau européen à la suite de la découverte de viande de cheval en substitution de viande de boeuf, 353 contrôles ont été effectués par les services du ministère de l’économie et des finances et du ministère de l’agriculture.

 

Dans l’ensemble des cas, l’enquête a mis en évidence l’existence d’un circuit d’approvisionnement passant par les Pays-Bas, confortant l’hypothèse que l’essentiel des filières d’importation de viande de boeuf falsifiée par de la viande de cheval a été identifié.

 

 

Outre les analyses ADN, le plan européen prévoyait des recherches de résidus médicamenteux : les 215 prélèvements de viande de cheval analysés n’ont pas révélé de présence de phényl-butazone. En complément, les autorités françaises ont procédé à des recherches d’antibiotiques sur ces échantillons : seul un échantillon s’est révélé positif.

Le plan d'action mis en place par le Gouvernement

Afin de restaurer la confiance des consommateurs et prévenir le renouvellement des fraudes, plusieurs actions ont été menées parallèlement au niveau national :

  • Les filières viande et poisson ont été mises sous surveillance renforcée pour toute l’année 2013. Depuis le début de l’année, 230 entreprises ont fait l’objet de contrôles sur la substitution d’espèce dans les produits à base de viande ou de poisson et dans l’alimentation infantile ;
  • Les services de l’Etat travaillent actuellement avec les professionnels de la production, de la transformation et de la distribution afin d’améliorer les contrôles qualité, la traçabilité et l’étiquetage dans les filières viande, notamment en relançant les démarches d’utilisation volontaire et de promotion des certifications d’origine de la viande VBF (viande bovine française), VPF (viande porcine française) et Volailles de France dans les plats cuisinés. Les conclusions de ces travaux sont attendues pour le mois prochain avant la tenue d’une nouvelle réunion avec les trois ministres, le 21 mai 2013.

Par ailleurs, le projet de loi sur la consommation que présentera Benoît Hamon, le 2 mai prochain en Conseil des ministres, prévoit de renforcer les sanctions en cas de fraude économique. Les fraudes les plus graves seront passibles de 5 ans de prison et 600 000 euros d’amende (3 millions d'euros pour les personnes morales). L’amende maximale pourra être portée à 10% du chiffre d’affaires de l’année précédente.

Enfin, le Gouvernement français a demandé à la Commission européenne de mettre en oeuvre au plus tôt le marquage d’origine des viandes utilisées dans les plats cuisinés et celui des viandes autres que la viande de boeuf, afin d’améliorer l’information des consommateurs sur l’origine des viandes consommées.

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