Ukraine : Tracfin appelle à la vigilance

Dans le cadre des événements récents survenus en Ukraine, le ministre de l’économie et des finances a demandé à Tracfin, cellule dédiée à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, de lancer un appel à vigilance aux professionnels déclarants.

 

 

 

 

 

 

Mise à jour : 6 mars 2014

Le 4 mars 2014, Pierre Moscovici a visité les services de Tracfin, cellule de lutte contre le blanchiment et la fraude dépendant du ministère de l’économie et des finances, pour y évoquer à la fois le bilan du service en 2013 et deux sujets d’actualité en matière de fraude et de blanchiment : les monnaies virtuelles et la situation en Ukraine.

Face à un volume d’activité qui n’a cessé de croître durant les dernières années (+100 % en 5 ans), le ministre a également annoncé de nouveaux moyens humains, informatiques et immobiliers pour le service en 2014, et ainsi que la mise en chantier d’un projet stratégique pluriannuel du service pour mieux anticiper l’évolution future de ses missions.

Pierre Moscovici a profité de cette visite pour aborder la thématique des monnaies virtuelles. Il a rappelé que les règles de protection des consommateurs et des investisseurs ne s’appliquaient pas efficacement aux avoirs détenus en monnaies virtuelles – notamment en bitcoins - et a appelé les Français à la plus grande vigilance dans leur détention et leur utilisation. Face aux risques de fraude et de blanchiment associés à ces monnaies, dont la circulation est particulièrement opaque et qui peuvent servir de support privilégié aux activités illicites, Pierre Moscovici a annoncé son intention de saisir les Etats membres de l’Union européenne de la question en portant le sujet à l’examen du Conseil.

Le ministre a par ailleurs insisté sur l’appel à la vigilance passé par Tracfin aux professionnels déclarants sur les opérations financières se rapportant à l’Ukraine. Les déclarations de soupçon adressées par ces professionnels à Tracfin lui permettront de faire opposition aux opérations financières suspectes.

Communiqué de presse du 5 mars 2014

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