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OCDE : Etude économique de la France 2013

28/03/2013
Remise de l'étude de l'OCDE au ministre de l'économie et des finances

Pour le secrétaire général de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Angel Gurría, « l’économie française possède de très nombreux atouts et un potentiel considérable, mais une réglementation excessive et une fiscalité élevée érodent progressivement sa compétitivité ». Il a remis l'Etude économique de la France 2013 à Pierre Moscovici, le 19 mars 2013.



 

Remise de l'étude de l'OCDE au ministre de l'économie et des finances, le 19 mars 2013

 

 

Tout en soulignant les avancées importantes des derniers mois, l’OCDE souligne dans son étude la nécessité de s’attaquer aux goulots d’étranglement persistants qui ont limité la croissance économique et maintenu le chômage à un niveau élevé ces dernières décennies. Trois domaines d'action étroitement liés sont mis en avant : l’assainissement des finances publiques, le redressement de la compétitivité des entreprises et la réforme du marché du travail.

Consolider le taux de croissance potentielle de l’économie

Une réduction des dépenses publiques s’impose pour diminuer le déficit budgétaire et permettre la baisse des prélèvements sur le travail et les entreprises – une composante essentielle des futurs programmes en faveur de la compétitivité. Des réformes du marché du travail – notamment une nouvelle définition du licenciement économique, la simplification des procédures de licenciement et l’amélioration de l’efficacité de la formation professionnelle et des services d’accompagnement vers l’emploi – sont indispensables pour stimuler la création d’emplois. Dans ce sens, la récente convention collective  avec les partenaires sociaux est opportune. Le renforcement de la concurrence dans le secteur des services et la rationalisation des politiques du logement seront essentiels pour augmenter le pouvoir d’achat, créer des emplois et améliorer la compétitivité.  

Une réforme du système de prélèvements et de transferts est essentielle

La taille, la complexité et l’instabilité du système de prélèvements et de transferts pèsent sur l’économie et nécessitent une simplification profonde. La fiscalité de l’épargne est très variable d’une catégorie d’actifs à l’autre. Les bases d’imposition sont étroites, notamment pour la TVA. Une réforme de l’indemnisation du chômage contribuerait à réaliser des économies et à stimuler l’emploi.

Le maintien du rythme d’amélioration des finances publiques est nécessaire

Les efforts de réduction du déficit structurel doivent se poursuivre. Les dépenses publiques sont très élevées en pourcentage du PIB et doivent être progressivement réduites afin d’alléger les prélèvements à moyen terme.

Les difficultés des jeunes imposent des réformes de grande ampleur

Remplacer les nombreux programmes existants de soutien au revenu par une extension du revenu minimum aux jeunes adultes permettrait de réduire l’intensité de la pauvreté qui les touche, mais cette évolution doit s’accompagner d’une obligation plus stricte de se former, de rechercher un emploi et d’accepter les offres qui leur sont proposées. Le niveau élevé du salaire minimum français évince les jeunes les moins qualifiés du marché du travail. La transition de l’école vers l’emploi est révélatrice des faiblesses sur le marché du travail, mais aussi d’un système éducatif insatisfaisant, d’une mauvaise répartition des ressources qui contribue à l’abandon scolaire et d’un système d’enseignement supérieur encore trop fragmenté.

Source : communiqué de presse de l'OCDE


Verbatim de Pierre Moscovici

« Je note que l’OCDE souligne notre volontarisme en matière d’assainissement des finances
publiques et reconnaît notre sérieux, dont témoigne notre stratégie de consolidation ainsi que la mise en place
du Haut conseil pour les finances publiques.»

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