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Faire du numérique un espace de confiance

Lors de la conférence organisée par l’Association pour le commerce et les services en ligne (ACSEL), le 20 juin 2013, à Bercy, Fleur Pellerin a présenté la stratégie gouvernementale pour renforcer la confiance dans le numérique. Cette annonce intervient à la suite de l'érosion de confiance dans le numérique que montre le baromètre Caisse des Dépôts - ACSEL.

 

 

La 3e édition du baromètre de confiance dans le numérique

 

 

Quatre axes gouvernementaux

Lors de la clôture de la conférence, Fleur Pellerin a présenté la stratégie du Gouvernement pour renforcer la confiance dans le numérique. Elle se déploie sur 4 axes :

  • mettre en place une stratégie d’« Identité numérique » pour l’Etat, inscrite dans la feuille de route du Gouvernement pour le numérique et pilotée par le secrétariat général pour la modernisation de l'action publique (SGMAP) ;
  • renforcer la labellisation, voire la certification de certains produits, qui est l’objet du projet Idénum lancé le 11 mars 2013, et dans lequel l’État a investi dans le cadre du programme des Investissements d'Avenir ;
  • défendre au niveau européen un règlement équilibré entre la protection des personnes et  le développement de l’innovation et de l’économie numérique en Europe ;
  • soutenir la mise en place d’infrastructures sécurisées grâce à des projets de taille critique qui feront émerger des acteurs nationaux permettant de restaurer la souveraineté numérique de la France.
     

3e édition du baromètre sur la confiance des Français dans le numérique

La Caisse des Dépôts et l’ACSEL publient depuis 2010 un baromètre dédié à la compréhension des leviers de confiance dans les services numériques en France. Les résultats de la 3e édition montrent une érosion de la confiance.

Des profils d'utilisateurs typés

L’usage des services numériques par les Français se généralise et se renforce (86%), avec des profils d’utilisateurs bien distincts :

  • les technophiles (15%) : très investis dans les nouvelles technologies et les nouveaux usages, ils sont également très confiants dans les services en ligne et ouverts à l’innovation,
  • les confiants (36%) représentent le coeur des utilisateurs réguliers, avec une forte confiance dans les services notamment de l’e-administration,
  • les suiveurs (16%) ont une image favorable des services numériques mais les utilisent peu,
  • les pragmatiques (16%) : gros utilisateurs malgré une forte défiance vis-à-vis des services : la valeur d’usage est plus forte que le risque encouru,
  • les réticents (17%) : leur méfiance les conduit à ne pas utiliser les services en ligne.
L'érosion de la confiance
  • la confiance fléchit globalement : -10 point pour l’administration, -3 points pour l’e-commerce et les réseaux sociaux et stagnation pour la banque en ligne.
  • la sensibilité à l'utilisation des données personnelles est croissante : 92% jugent qu'il faudrait imposer une limite à leur conservation. En outre, 78% pensent risqué d'enregistrer leurs informations bancaires sur un site marchand. Et 75% déclarent refuser d'être géolocalisés. 47% donnent volontairement de fausses informations en ligne, principalement pour limiter la diffusion d’informations personnelles.
  • La complexité de la vie numérique est vivement ressentie : les Français ont plus de 16 comptes numériques en moyenne (contre 12 en 2009). Plus du tiers (38%) ont plus de 5 mots de passe différents. 43% se disent d’ailleurs gênés par le nombre de mots de passe à gérer.
  • Les risques sont fortement perçus : 40% craignent l’utilisation abusive des données par l’administration et 48%, celles des données bancaires ou personnelles. 85% redoutent le piratage de leur compte sur les sites marchands. Plus d’un Français sur 2 appréhendent l’accès par des inconnus à leurs données privées sur les réseaux sociaux.

    Voir l'infographie de l'ACSEL

Une loi sur le numérique a été annoncée par le Premier ministre pour 2014, lors du séminaire gouvernemental du 28 février 2013 à Gennevilliers. Trois axes ont été retenus : une action résolue pour la jeunesse, une économie plus compétitive grâce au numérique, et des valeurs préservées et renforcées (feuille de route gouvernementale)

 

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