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Lancement d’une étude sur le télétravail dans les grandes entreprises françaises

La ministre de l'Economie numérique a annoncé le 19 juillet 2011 le lancement d'une étude sur le télétravail dans les grandes entreprises françaises. Cette étude sera réalisée par un cabinet de conseil indépendant et s’appuiera sur un questionnaire présenté dans les entreprises.

 

 

 

 

 

 

Le questionnaire sera présenté aux salariés en situation de télétravail, aux managers les encadrant ainsi qu’aux responsables des ressources humaines. Douze entreprises se joindront à l’élaboration de cette étude. Parmi elles, Axa, Danone, EFD, GDF Suez, Michelin ou encore Microsoft.

Promouvoir et étendre la pratique du télétravail

Cette étude aura pour but de promouvoir et étendre la pratique du télétravail. Pour cela, elle  fournira un état des lieux général qui s’orientera autour de trois grands thèmes :

  • le repérage des meilleures pratiques ;
  • l’identification des facteurs de succès ;
  • l’analyse de la variété des situations de travail à distance ainsi que les différentes formes que peux prendre ce dernier en fonction  du lieu de travail (domicile, télécentre, bureaux flexibles ou partagés).

Les aspects juridiques, sociaux, humains, technologiques, matériels ou organisationnels seront également analysés et des plans de continuité d’activité mis en place.

Cette étude viendra compléter les préconisations du rapport portant sur la pratique du télétravail dans la Fonction publique commandé pour septembre au Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET).

Ce rapport constituera le point de départ d’un autre rapport réalisé par le CGIET comparant les pratiques du télétravail dans les grandes entreprises européennes. Le télétravail en  France, bien que connaissant un essor significatif depuis quelques mois, reste en retard vis-à-vis des principaux pays européens, avec moins de 9 % de télétravailleurs contre près de 18 % en moyenne.

Cadre légal du télétravail en France

Un accord national interprofessionnel (ANI), signé par les partenaires sociaux en 2005 et étendu par arrêté en 2006, définit le télétravail. Il est basé sur un accord cadre européen (2002) avec quelques restrictions complémentaires (les télé-activités exercées dans le cadre d’un contrat de service entre un client et son fournisseur sont notamment écartées), ce qui rend plus difficile les comparaisons avec l’étranger.

Le télétravail est favorisé par l’évolution des modes de travail et des technologies de télécommunication. Il n’est toutefois pas toujours correctement identifié car il demeure insuffisamment formalisé dans la majorité des entreprises. 60 % des salariés des PME équipés d’un ordinateur déclarent travailler à domicile mais tous n’ont pas forcément d’avenant à leur contrat de travail.

Le télétravail en France

Le télétravail concerne l’activité hors des locaux de l’entreprise, utilisant les technologies de l’information et de la communication, dans le cadre d’un contrat de travail entre un salarié et son employeur. Cela inclut le télétravail à domicile et le télétravail nomade :

Le télétravail concernait en 2008 :

  • 15 % des entreprises de 10 à 19 salariés ;
  • 27 % des entreprises de 20 à 249 salariés ;
  • 65 % des entreprises d’au moins 250 salariés.

Des accords, s’appuyant sur l’accord national interprofessionnel, ont ainsi été signés par :

  • Alcatel Lucent, Dassault Systèmes, Renault en 2008 ;
  • Air France KLM, France Telecom, Michelin, Schneider Electric en 2009 ;
  • Atos Origin, Veolia Environnement (eau) en 2010.

La France accuse dans tous les cas un retard certain dans le développement du télétravail, notamment par rapport aux pays anglo-saxons où, en 2010, le taux de télétravailleurs pouvait atteindre les 28% comme ce fut le cas aux Etats-Unis contre 9% en France.

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