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L'Etat apporte son soutien à la filière ferroviaire

La seconde réunion plénière du Comité stratégique de la filière ferroviaire (CS2F) s'est tenue le 20 juillet 2015, sous la présidence d'Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, et d'Alain Vidalies, secrétaire d'Etat chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche. Ils ont réaffirmé leur soutien à la filière, à l’innovation, à l’exportation et à ses savoir-faire. Le contrat de filière avait été adopté en janvier 2013.

 

 

©phovoir.fr

 

Assurer la pérennité de la filière

Les ministres Emmanuel Macron et Alain Vidalies ont rappelé les commandes ferroviaires récentes, les 34 rames de trains d'équilibre du territoire (TET) et les 200 rames dans le cadre du Grand Paris ainsi que l'annonce de l'acquisition de nouveaux trains d’équilibre du territoire pour un milliard et demi d’euros. Ils ont confirmé la décision de l’Etat d’investir jusqu’à 127,5 millions d'euros dans une société commune avec Alstom afin de développer le TGV du futur.

Favoriser l'innovation

Pour favoriser l’innovation, ils ont annoncé une enveloppe de 50 millions d'euros des investissements d’avenir pour des projets de recherche et développement. Ce dispositif sera complété à l’automne par une nouvelle édition de l’appel à projets Initiative PME, outil de financement simple à destination des PME innovantes.

Enfin, les ministres ont souligné l’accord intervenu le 30 juin 2015 entre le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen sur le volet technique et industriel du 4e paquet ferroviaire, qui doit déboucher sur des perspectives renouvelées pour la filière française au sein de l’Union européenne.

Avec les investissements de renouvellement du réseau et les contrats de plan Etat‐Région, SNCF Réseau doit s’engager dans des partenariats de long terme avec les industriels, propice à une dynamique d’innovation.

Les efforts de structuration de la filière

De son côté, le vice-président du CS2F et président de la Fédération des Industries ferroviaires (FIF) a rappelé les efforts de structuration de la filière. Tout d’abord, l’IRT Railenium a lancé, avec le soutien des investissements d'avenir, ses premiers projets et une candidature au programme d’innovation européen de grande ampleur Shift2Rail. Par ailleurs, les écosystèmes ferroviaires s’organisent aujourd’hui autour de quatre clusters (AIF, Mecateam, MipyRail, Neopolia) qui regroupent près de 250 entreprises.

Afin de rendre la filière ferroviaire moins dépendante du marché national, un plateau technique export (Rail-Export) appuie les PME à l’exportation depuis décembre 2014.

Les ministres ont salué ces efforts et souligné que la formation constitue une priorité, au même titre que l’exportation.

Chaque entreprise de la filière, notamment les PME, fera l’objet dans les mois à venir d’une prise de contact des services de l'Etat, en particulier des référents ferroviaires qui seront désignés d’ici septembre au sein des DIRECCTE afin d’anticiper les éventuelles difficultés et d’identifier les moyens mobilisables pour accompagner les initiatives.

La filière ferroviaire française occupe la 3e place mondiale avec un chiffre d'affaires de plus de quatre milliards d'euros dont le tiers réalisé à l’export. Elle emploie plus de 21 000 personnes et induit près de 84 000 emplois sur le territoire national. Si le marché européen des matériels roulants, notamment en France, est à la peine, le marché mondial affiche une croissance significative pour les années à venir.

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Des mesures ambitieuses pour la filière ferroviaire française - 14/01/2013

 

 

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