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L’agence des participations de l’État publie son rapport d'activité - 28/10/2016

L’agence des participations de l’État (APE) publie son rapport d'activité 2015-2016. Parmi les faits marquants : la restructuration de la filière nucléaire, la consolidation du secteur de la défense en Europe et la poursuite des plans d’adaptation de grandes entreprises comme La Poste, Orange, Air France ou Engie. Les participations dans les entreprises représentent environ 90 milliards d'euros.

 

Un portefeuille étendu et très divers

Le portefeuille géré par l’agence des participations de l'État est étendu et très divers, tant au regard des secteurs d’activité concernés que du poids de l’État au sein des entreprises ou des formes juridiques existantes. Avec 81 entreprises relevant de son périmètre, l’APE est présente dans des secteurs aussi différents que l’aéronautique, la défense, l’énergie, les transports, les services (notamment bancaires) ou l’audiovisuel. Par ailleurs, l’État actionnaire intervient indirectement via Bpifrance, dont il est actionnaire à 50 % avec la Caisse des dépôts.

Chiffres-clés 2015-2016

Chiffres-clés de l'APE 2015 - 2016
Source : rapport d'activité 2015-2016

  • 90 milliards d'euros. Les participations suivies par l’APE représentent au 30 avril 2016 un actif d’environ 90 milliards d'euros, dont plus de 60 milliards d'euros pour les seules entreprises cotées.
  • 81 entreprises. L’APE assure le suivi de 81 entreprises.
  • 5 opérations de cessions en 2015 (Engie, Safran, Adit, Aéroport de Toulouse) pour 2,3 milliards d'euros.
  • 3,9 milliards d'euros, montant des dividendes reçus par l'État en 2015, les dividendes perçus en actions inclus.

 

« J’estime en effet que l’État actionnaire est légitime pour peser dans les grandes orientations stratégiques des entreprises dont il est actionnaire. Légitime car il a en charge la gestion du patrimoine public, celle de la bonne utilisation de chaque denier investi par les Français, qu’il porte naturellement des devoirs renforcés dont le premier est celui de l’exemplarité dans la gestion et l’efficacité de ses décisions comme dans le caractère avisé de ses choix d’investissement ou de cession. (...) L’efficacité de l’État actionnaire requiert une réflexion constante sur l’optimisation de ses moyens d’intervention et sur ses grands choix stratégiques et industriels.

Michel Sapin

La doctrine de l'État actionnaire

L’État actionnaire a entrepris de clarifier en 2014 sa doctrine d’intervention autour de quatre grands objectifs :

  • S’assurer d’un niveau de contrôle suffisant dans des entreprises à capitaux publics stratégiques intervenant dans des secteurs particulièrement sensibles en matière de souveraineté ;
  • S’assurer de l’existence d’opérateurs résilients pour pourvoir aux besoins fondamentaux du pays ;
  • Accompagner le développement et la consolidation d’entreprises, en particulier dans des secteurs et des filières déterminantes pour la croissance économique nationale et européenne ;
  • Intervenir ponctuellement, dans le respect des règles européennes, dans des opérations de sauvetage d’entreprises dont la défaillance présenterait des conséquences systémiques.

 

Rapports

Rapport d'activité 2015-2016 (Pdf - 6,13 Mo)

Rapport financier de l'État actionnaire (Pdf - 2,24 Mo)

 

Zoom sur l'APE

Créée en 2004, l’APE compte 52 collaborateurs. Les frais de gestion représentent 0,01 % du portefeuille sous gestion (près de 90 milliards d'euros) et concernent pour l’essentiel la masse salariale (5 millions d'euros) et le recrutement de conseils (5 millions d'euros).

Les chiffres clés 2015-16 (Pdf - 155 Ko)

Les faits marquants 2015-16

Site de l'APE

 

 

 

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