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Mieux qu’une école, un institut !

Une dynamique de la formation professionnelle permanente

Mieux qu’une école, un Institut ! Aux dires de Benoît Chevauchez, c’est dans l’optique de créer une « université d’entreprise » au sein de l’administration que le Centre de formation professionnelle permanente (CFPP) s’est, en 2001, transformé en Institut de la gestion publique et du développement économique (IGPDE). Fort d’une expérience pédagogique de plus d’un demi-siècle, le centre, devenant « institut », a eu pour objectif d’ouvrir structurellement les ministères économiques et financiers à la recherche et plus largement à la société civile tout en multipliant les occasions de dialogue entre Bercy et l’université, l’administration et l’entreprise privée, l’encadrement et les syndicats ainsi que les grandes directions économiques et financières entre elles.

Préparer à la haute fonction publique

Sans doute est-ce là le fil rouge de l’évolution de l’Institut à partir d’un socle tourné depuis 1943 vers l’enseignement et la formation dont le fleuron est, dès 1950, la préparation aux voies d’accès internes à la haute fonction publique. Car c’est bien le Centre qui a donné son assise à l’IGPDE et c’est la dynamique de la formation professionnelle permanente dispensée depuis des décennies qui lui a donné son élan. Ne restait plus, en 2001, qu’à inventer et développer les activités d’ouverture susceptibles, à terme, de faire de l’IGPDE un outil comparable à l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN).

Un espace de débats

Dès 2002, sont lancées les premières rencontres internationales de la gestion publique, manifestation annuelle qui est relayée au long cours par la recherche en gestion publique comparée. En 2003 sont inaugurées les premières « rencontres économiques » et « journées de l’entreprise ». C’est aussi le premier millésime du Cycle des hautes études pour le développement économique (CHEDE) qui réunit et confronte chaque année divers acteurs de la société civile avec la fonction publique issue des administrations économiques et financières. Enfin le 1er janvier 2004, l’Institut s’est adjoint le secrétariat scientifique du Comité pour l’histoire économique et financière de la France (CHEFF).

Confronter les cultures économiques, comptables et juridiques

Cette greffe a en particulier répondu au souhait de départ de faire de l’IGPDE un espace de débats susceptible de confronter les cultures économiques, comptables et juridiques des administrations financières à d’autres sciences sociales telles que l’histoire ou la sociologie. Suivre et promouvoir « en temps réel » les développements de la recherche universitaire tant en gestion publique qu’en économie ou en histoire répondait au souci de formation permanente et de veille qui constitue « l’ADN » de l’Institut. Concilier science et pédagogie, tel a donc été et est toujours le pari de l’IGPDE en la matière, même si le défi relevé n’a pas encore débouché sur « le musée de l’argent public » que visait le fondateur de l’Institut.

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