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Institut de la gestion publique et du développement économique
Opérateur de formation permanente du ministère de l'Économie et des Finances et du ministère de l'Action et des Comptes publics

Espace des séminaires, colloques et conférences

Midi-Histoire de Bercy 2018

15 mai 2018 - « Pierre Bérégovoy ministre de l'Économie et des Finances : un ministre social-libéral ? »

Christian de Boissieu, professeur émérite d'économie à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Laure Quennouëlle-Corre, directrice de recherche au CNRS, enseignante à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Pierre Bérégovoy, ministre de l’Économie et des Finances (1984-1986 et 1988-1992), a été l’artisan de la libéralisation financière, de la désinflation compétitive et de la monnaie unique. Au cours de ce Midi-Histoire, Christian de Boissieu, économiste, met en perspective les grands enjeux économiques de la décennie et Laure Quennouëlle-Corre, historienne, revient sur ses influences intellectuelles et son entourage à la tête de Bercy.

© Pierre Bérégovoy dans son bureau à Bercy en 1989 - MEF - MACP Service des archives


 

10 avril 2018 - « Comprendre la maxime de Turgot à Louis XVI : "Point de banqueroute, point d'augmentation d'impôts, point d'emprunts" (août 1774) »

Joël Félix, professeur d'histoire moderne à l'université de Reading

L'avènement de Louis XVI en 1774 a été fêté en son temps comme l'annonce d'un nouvel âge et la personne du jeune souverain a d'emblée été associée avec l'espérance de temps meilleurs.
La nomination de Turgot au poste de contrôleur général des finances fut alors la réponse la plus notable à l'exigence sociale de changement. Cet administrateur royal était en effet connu pour sa proximité avec la philosophie des Lumières, en particulier la physiocratie qui en était le pendant libéral dans les domaines économique et financier.
Mais comment changer les choses quand le pays a fait banqueroute quatre ans plus tôt, que le budget est déficitaire, que les impôts sont jugés trop lourds, que la dette publique semble à son comble et que le pays est profondément divisé quant aux réformes à entreprendre pour améliorer la situation de tous ?

Ce Midi-Histoire se propose de répondre à cette question éternelle en temps de crise : il examinera spécifiquement la manière dont Turgot, connu pour être l'un des meilleurs économistes que la France ait produits, a souhaité échapper aux contraintes qui pesaient sur la gestion économique et financière du royaume pour œuvrer au rétablissement de la puissance de son pays et au progrès du bien-être matériel et social. 

© Portrait de Anne Robert Jacques Turgot par Antoine Graincourt (1748-1823)

Lettre de M. Turgot, ministre des finances, au Roi

Écouter l'enregistrement du 10 avril

 

20 mars 2018 - « À quoi servent donc les "expositions universelles" ? L'exemple de Paris »

Pascal Ory, professeur émérite des universités, Université Paris 1 (Panthéon-Sorbonne)

Malgré la renonciation à l’exposition de 2025, Paris reste la ville qui a accueilli le plus grand nombre d’expositions dites « universelles » : pas moins de six, entre 1855 et 1937.

Aujourd’hui on ne peut pas se promener dans Paris, en particulier dans les quartiers de l’Ouest, sans trouver des traces et surtout des marques de leur passage, monumentales bien sûr, mais aussi plus structurelles, touchant à l’urbanisme de la cité.
On reviendra sur les fonctions (on en a trouvé huit) qui, dès le premier jour, ont été remplies par ces manifestations souvent réduites à l’anecdote ou, a contrario, mythifiées au travers d’un regard nostalgique.

©  « Exposition universelle de 1878. Palais du Champ-de-Mars. Imprimerie Pellerin et Cie à Épinal.
Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, Paris
 
 
                            

13 février 2018 - « Une problématique très historique, des mercuriales aux marchés mondiaux, l'éternelle question des prix agricoles »

Marc de Ferrière le Vayer, professeur des universités en histoire contemporaine à l'université François Rabelais de Tours

La question de la fixation des prix agricoles est un problème aussi vieux que l'agriculture. Nombre d'émeutes durant l'Ancien Régime en sont un des effets les plus visibles. La première mondialisation du XIXe siècle a été le théâtre de ce qu'il faut bien appeler la guerre des prix. Dans la société d'aujourd'hui, de plus en plus mondialisée, avec une information continue et une demande croissante en produits agricoles, la fixation des prix n'est plus seulement un enjeu économique, mais également un sujet de politique internationale.

©  Marché aux blés, Gisors, Pissaro Camille. Photo RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) - Crédit Tony Querrec
 
 

16 janvier 2018 - « La levée de l'impôt au Moyen Âge : le roi de France peut-il aller en Enfer ? »

Lydwine Scordia, maître de conférences en histoire du Moyen Âge à l'université de Rouen

Avant le XVe siècle, le roi vivait des revenus du domaine, l’impôt n’était levé qu’en cas de nécessité. A partir de 1445, Charles VII instaure l’impôt royal permanent. De nombreux débats ont accompagné cette révolution. Pour beaucoup, l’impôt était un acte tyrannique prouvant l’avarice du roi.

Aussi les enluminures ne montrent pas le roi levant l’impôt. En revanche, certaines placent le roi en Enfer, une bourse autour du cou symbolisant le péché capital d’avarice. Comment, dans ce contexte, le roi de France pouvait-il faire accepter l’impôt dans son royaume ?

©  "Le roi en Enfer" Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, Paris
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Organisé par

L’IGPDE en association avec Place des Arts

 

Horaires et lieu

12 h 30 à 14 h 00

 

Inscriptions

L'inscription préalable est nécessaire pour assister à ces conférences.
 
 
Les personnes extérieures au ministère doivent se munir d'une pièce d'identité et de leur confirmation d'inscription

 

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