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Institut de la gestion publique et du développement économique
Opérateur de formation permanente du ministère de l'Économie et des Finances et du ministère de l'Action et des Comptes publics

Espace des séminaires, colloques et conférences

L'IGPDE aux 20es Rendez-vous de l'histoire de Blois - 2017

Pour les 20es Rendez-vous de l’histoire de Blois du 4 au 8 octobre 2017, dont le thème est « Eurêka ! Inventer, découvrir, innover »,  l'IGPDE et le Comité pour l'histoire économique et financière de la France organisent deux débats.

L’IGPDE présentera en outre, sur un stand du salon du livre, sa collection Histoire économique et financière de la France.

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Belleville 2017 © Getty Images
 
 
 
 
 

 

Samedi 7 octobre, 15 h 30 - 17 h 00 :

« Si difficiles innovations fiscales ! Du Moyen-Âge à nos jours »

Campus de la CCI (Amphithéâtre Rouge) – Rue Anne de Bretagne – Blois

avec Mireille Touzery (professeure d’histoire moderne à l’Université Paris-Est Créteil), Lydwine Scordia (professeure d’histoire médiévale à l’Université de Rouen Normandie), Katheline Schubert (professeure d’économie à l’Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne) et Frédéric Tristram (maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne).

Modérateur : Christian Chavagneux (éditorialiste à Alternatives économiques et AlterEcoPlus).

Dès Philippe Le Bel, la fiscalité publique requiert le consentement des contribuables et innover impose des trésors de diplomatie, sans garantie de résultat. Pourquoi l’innovation fiscale est-elle si difficile ? Quelles sont les conditions de sa réussite ?

Au Moyen Âge, la rançon à payer pour la libération de Jean le Bon nécessite une levée d’impôts nouveaux. Mais Paris se soulève et impose des agents élus pour s’occuper du fisc.

Sous François Ier, l’Aquitaine se révolte contre l’extension de la gabelle. Sous Mazarin, les édits fiscaux participent au déclenchement de la Fronde. Les innovations réussies ne sont pas durables : capitation (1695), dixième (1710), taxes de guerre, s’arrêtent à la paix. Un météore passe en 1720 avec la fin du système Law. En 1749, l’imposition d’un vingtième des revenus de la propriété, à durée indéterminée, se solde par le départ du ministre et une contestation des parlements qui ne s’arrêtera qu’en 1789. Il faut la Révolution pour imposer un nouveau système fiscal.

Au XIXe siècle, le débat sur l’impôt progressif sur le revenu des personnes physiques débute en 1848 et dure jusqu’en 1914. La peur du socialisme et les déficits publics obligent la bourgeoisie à un sacrifice financier pour garantir la stabilité de l’ordre social.

Après la Seconde Guerre mondiale, se répètent les mêmes logiques : innovations en période exceptionnelle (1945, Sécurité sociale et son appareil de cotisations), révoltes ponctuelles (2013, contestation de l’écotaxe) ou encore débats parlementaires homériques (1990, contribution sociale généralisée). Les voies de la réforme fiscale sinuent entre l’aménagement de l’existant et la suppression d’acquis ou de taxes.

Les modalités de l’innovation fiscale touchent aux traits de caractère de la société française : attentes fortes vis-à-vis de l’État, large adhésion à un certain modèle social, passion de l’égalité, défense des libertés locales ou individuelles. Les enjeux sont chaque fois fondamentaux.

Crédit © Archives du Val-d’Oise

 

Dimanche 8 octobre 2017, 11 h 30 - 13 h 00 :

« En quoi l’histoire économique aide-t-elle la décision politique ? »

Hôtel du département (Salle Kléber-Loustau) – Place de la République – Blois

avec Michel Margairaz (professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne), Robert Frank (professeur émérite d’histoire contemporaine de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Patrick Fridenson (directeur d’études à l’EHESS).

Modérateur : Olivier Feiertag (professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Rouen).

 « Les historiens ne rendent vraiment service aux décideurs qu’en bardant les annales de théories » (François Bloch-Lainé)

Comment les historiens peuvent-ils éclairer les choix publics ? Quelles leçons tirer de l’histoire économique ? Les historiens savent-ils, par exemple, comment éviter les crises financières ? Pourquoi n’y a-t-il pas de mise en perspective systématique avant la décision politique ? Les historiens sont-ils de bons conseillers ministériels ?

Bien sûr, l’histoire ne se répète pas, mais les politiques ont tout intérêt à consulter les travaux des historiens des entreprises, de l’économie et des finances publiques. Pour le grand public, la lecture de l’histoire économique peut aider à faire des choix politiques mieux informés et ce débat pourra faire comprendre comment des idées d’historiens innervent parfois les débats politiques.

La réunion de quatre membres du Comité pour l'histoire économique et financière de la France sera également l’occasion d’un bilan historiographique des avancées essentielles de ce champ de recherche depuis trente ans.

Le Comité pour l'histoire économique et financière de la France est un cercle d’historiens et d’économistes spécialistes qui a vocation, sous l’égide des ministères économiques et financiers, à favoriser la recherche en histoire économique et à diffuser, notamment au sein de l’administration des Finances, les acquis de cette recherche. Le Comité fête cette année ses 30 ans.

Crédit © IGPDE - Comité pour l'histoire économique et financière de la France

 

 

 

Informations pratiques

la participation aux deux débats est gratuite mais le nombre de places est limité par la capacité des salles.

Ouvertures du salon du livre :
(La halle aux grains - sous chapiteau, côté place de la République - Blois.
Stands n° 71 et 72)
 
- les vendredi 6 et samedi 7 octobre : de 10 h à 19 h 30,

- le dimanche 8 octobre : de 10 h à 18 h 30.

 

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