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Journée d'étude - La Grande Guerre à l'échelle du siècle (9 novembre 2018)

Cette manifestation vient clôturer un cycle de journées d’étude sur « Les Finances en guerre, les Finances dans la guerre», celles sur les Banques dans la guerre, ainsi que celles sur l’Industrie en guerre. La perspective micro-historique est abandonnée au profit d’une perspective macro-économique internationale et comparatiste.
S’écartant du thème « Sorties de guerre ou « Conséquences économiques et sociales de la guerre », la journée était centrée sur l’idée d’une pesée de la Grande Guerre à l’échelle de l’Europe et des États-Unis, dans une perspective d’histoire longue,  à partir de la question suivante : les transformations économiques et sociales engendrées par la Première Guerre mondiale constituent-elles un cycle particulier - dont la parenthèse se serait refermée au début des années 1950 ou dans les années 1980 - ou l'origine de processus encore à l'œuvre aujourd'hui ?

Christopher Richard Wynne Nevinson, Bursting shell, 1915  © Tate, London 2018

 

Programme
 

8 h 45 : Café d’accueil

9 h 15 : Pierre-Cyrille Hautcœur, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales et à l'École d'économie de Paris PSE :  Introduction
 
Session I : Transformations démographiques et sociales - Présidence : Florence Descamps, maître de conférences HDR à l’École pratique des hautes études, PSL


9 h 45 : Antoine Prost, professeur émérite à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne : La Grande Guerre et la recomposition des sociétés occidentales
10 h 15 : Lionel Kesztenbaum, chargé de recherche à l’INED et à l'école d'économie de Paris PSE : L'impact démographique de la Grande Guerre
10 h 45 : Questions - discussion

11 h 00 : Pause

Session II : Inégalités et protection sociale – Présidence : Alain Supiot, professeur au Collège de France                
 
11 h 15 : Bruno Valat, maître de conférences au centre universitaire J-F. Champollion, Albi : Grande Guerre et croissance de l'État-providence
11 h 45 : Facundo Gonzalez Alvaredo, maître de conférences à l’École des hautes études en sciences sociales et l'École d'économie de Paris PSE :  Variations in inequalities during the 20th century : a consequence of World War One ?
12 h 15 Questions - discussion

 
12 h 30-14 h 00 : Déjeuner


Session III : Relations internationales – Présidence : Laure Quennouëlle-Corre, directrice de recherche au CNRS (CRH)
 
14 h 00 : Laurence Badel, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne : Grande Guerre et décentrement du monde
14 h 30 : Jamie Martin, assistant Professor à Georgetown University : Raw Materials, the First
World War, and the Origins of International Economic Organization

15 h 00 : Questions – discussion

15 h 15 : Pause

Session IV : Économie  –   Présidence : Agnès Benassy, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l'École d'économie de Paris PSE
 
15 h 30 : Albrecht Ritschl, professeur à la London School of Economics : The impact of World War One on economic growth and fluctuations
16 h 00 : Naomi Lamoreaux, professeur à Yale University : World War One and the transformation of business
16 h 30 : Dominique Pestre, directeur d'études à l’École des hautes études en sciences sociales (Centre A. Koyré) : Une vision de longue durée. Mutations techno-industrielles et géopolitique, de la « Guerre de trente ans » à la guerre froide. 
17 h 00 - 17 h 30 : Questions- discussion

Notices biographiques 

Laurence BADEL est professeur d’histoire des relations internationales à l’université  Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l’Institut Pierre Renouvin (UMR S-IRICE). Elle est également directrice du MRIAE - Magistère relations internationales et action à l’étranger/ Master études européennes et relations internationales, vice-présidente du comité consultatif scientifique (22e -71e section) de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et membre du conseil scientifique de l'École doctorale d'histoire de l'université  Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses recherches portent sur les diplomaties économiques, les pratiques diplomatiques européennes et les processus interrégionaux portés par l’Union européenne, l’aide au développement, la coopération technique et culturelle, les biens publics mondiaux, les milieux patronaux, les intégrations régionales et interrégionalismes.

Agnès BÉNASSY-QUÉRÉ est professeur à l’École d’économie de Paris PSE et à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle est aussi membre du Haut Conseil de Stabilité Financière, du Conseil général de la Banque de France, du Cercle des économistes et est chercheur associé au CESifo et à IZA. Elle a d’abord travaillé au ministère des Finances et de l’Industrie, avant de rejoindre l’Université : Cergy-Pontoise, Lille 2, Paris-Ouest, École polytechnique. Elle a aussi été directeur adjoint, puis directeur du CEPII, présidente-déléguée du Conseil d’analyse économique. Ses recherches portent principalement sur le système monétaire international et sur la politique macroéconomique en Europe.

Florence DESCAMPS est maître de conférences habilitée à diriger les recherches en histoire à l’École pratique des hautes études (EPHE, PSL). Ses recherches portent sur le ministère des Finances, les finances publiques et la réforme de l’État au XXe siècle. Avec Laure Quennouëlle-Corre, elle dirige le cycle de journées d’étude sur  Les Finances dans la Grande Guerre dont les actes sont publiés par l'IGPDE/Comité pour l’histoire économique et financière de la France (CHEFF) : La mobilisation financière en France et à l’étranger. Le front financier, un troisième front (2015) et Finances publiques en temps de guerre. Déstabilisation et recomposition des pouvoirs (2016). Elle a publié récemment  L'entreprise a t-elle été un modèle d'inspiration au ministère des Finances pour la modernisation de l'Etat dans la France des Trente Glorieuses ? , Entreprises et histoire, n° 84, 2016, p. 103-122 et  Le ministère des Finances et la Grande Guerre : un traumatisme matriciel, Revue française de finances publiques, n° 141, février 2018, p. 147-167. Elle est également membre du Comité pour l’histoire économique et financière de la France (CHEFF).

Patrick FRIDENSON, est un ancien élève de l’École normale supérieure. Il est directeur d’études à l’ÉHÉSS et rédacteur en chef de la revue Entreprises et Histoire. Depuis son Histoire des usines Renault, t. I, et le volume qu’il a dirigé ensuite 1914-1918 : l’autre front, version revue et augmentée : The French Home Front, 1914-1918 parue en 1992, il s’intéresse à l’histoire de l’industrie de 1914 à 1918. Il a récemment publié Reimagining Business History, Baltimore, Johns Hopkins University Press, 2013 (en collaboration avec Philip Scranton) et en codirection avec Florence Hachez-Leroy  L’aluminium, matière à création XXe-XXIe siècles, Tours, Presses universitaires François-Rabelais, 2017. Il est membre du Comité pour l’histoire économique et financière de la France (CHEFF).

Facundo GONZALEZ ALVAREDO est maître de conférences de l'ÉHÉSS - Chaire «Développement et inégalités en Amérique latine : passé et présent». Ses domaines de recherche sont l'économie publique, l'économie des inégalités, l'histoire économique, développement et distribution

Pierre-Cyrille HAUTCŒUR, est directeur d'études à l'ÉHÉSS (chaire "Économie politique des marchés financiers") et professeur à l'École d'économie de Paris PSE, après avoir enseigné à l'École normale supérieure, à l'université d'Orléans et à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a effectué de longs séjours de recherche au Centro de Estudios Avanzados en Ciencias Sociales (Madrid) et à l'université Rutgers (New Jersey). Il est spécialiste de l'histoire monétaire et financière contemporaine. Ses publications incluent Le marché financier français au 19e siècle (Sorbonne, 2007), La crise de 1929 (La Découverte, 2009) et nombre d'articles dans les revues spécialisées. De 2012 à 2017 il a été président de l'ÉHÉSS. Il est également chroniqueur pour le quotidien Le Monde, président de la European historical economics society et membre du Comité pour l’histoire économique et financière de la France (CHEFF). 

Lionel KESZTENBAUM est chercheur à l’Ined (Institut National d’Études Démographiques), où il est coresponsable de l’unité de recherche « Histoire et Populations ». Il est également chercheur associé et enseignant à l’École d’Économie de Paris (PSE) et membre du Centre d’histoire économique et sociale François Simiand. Ses travaux, situés à croisée de l’histoire économique et de la démographie historique, portent sur les inégalités dans la longue durée, notamment les inégalités devant la mort ou encore l’accès différencié aux ressources durant la vieillesse. Ils privilégient l’analyse quantitative de données historiques mais s’appuient également sur l’étude des discours ou des représentations pour parvenir à mieux saisir les pratiques. Il est l’auteur d’articles dans différentes revues scientifiques (notamment Annales de Démographie historique, Population, Genèses ou The Journal of Economic History) et a co-écrit un ouvrage sur les données historiques en France au XIXe siècle (L’enquête TRA : histoire d’un outil, outil d’histoire. Tome 1. 1793-1902, Éditions de l’Ined: Paris).

Naomi LAMOREAUX est Stanley B. Resor Professor of Economics and History, Yale University, Pitt Professor of American History and Institutions, University of Cambridge (2018-19). Titulaire d'un doctorat d'histoire de l'université Johns Hopkins en 1979, elle a enseigné à Brown et à l'université de Californie, Los Angeles. Elle a écrit The Great Merger Movement dans American Business, 1895-1904 et Insider Lending: Banks, Personal Connections, et Economic Development dans Industrial New England, a édité sept autres livres et publié de nombreux articles sur l'histoire économique, économique et financière. Elle a également co-dirigé le Journal of Economic History de 1992 à 1996. Naomi Lamoreaux a été élue présidente de la Business History Conference et de l'Economic History Association et est membre de l'Académie américaine des arts et des sciences et de la Cliometrics Society. Elle a reçu le prix du livre Alice Hanson Jones, les prix Henrietta Larson, PEAES et Arthur Cole, le prix Harold Williamson pour un historien des affaires -ce qui est exceptionnel en milieu de carrière-, le prix Cliometrics pour un soutien exceptionnel dans ce domaine, et le Business Prix d'excellence pour l'ensemble des réalisations de la Conférence d'histoire. Ses recherches actuelles portent sur les brevets et le marché de la technologie à la fin du XIXe et au XXe siècle, les formes d'organisation des affaires et la liberté contractuelle aux États-Unis et en Europe aux XIXe et XXe siècles, la distinction public / privé dans l'histoire américaine et le déclin des régions innovantes.

Jamie MARTIN est professeur adjoint au département d'histoire de l'université de Georgetown. Il est actuellement chercheur invité au Centre Edmond J. Safra pour l'éthique à l'université Harvard. Ses recherches portent sur l'histoire du capitalisme, l'Europe moderne et l'ordre international. Avant d'arriver à Georgetown, il a été chercheur postdoctoral de l'ARC au Laureate Research Program en histoire internationale à l'université de Sydney. Il a obtenu son doctorat à Harvard en 2016. Il travaille sur son premier livre, Governing Global Capitalism in the Era de Total War (à la Harvard University Press), qui étudie les premiers projets internationaux pour gouverner l'économie capitaliste mondiale, et leurs origines dans les efforts de stabilisation des ordres politiques et économiques européens à la suite de la Première Guerre mondiale. Ses écrits sur l'économie politique et l'histoire européenne ont été publiés dans la revue des livres de Londres, The Nation, Bookforum…

Dominique PESTRE est un historien des sciences français. Il est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (ÉHÉSS). Ancien professeur de sciences physiques, il a dirigé le Centre de recherche en histoire des sciences et des techniques de La Villette puis le Centre Alexandre Koyré (CNRS-ÉHÉSS). Ses travaux portent notamment sur l'histoire des sciences et technologies, les grands systèmes scientifiques du XXe siècle, le rapport entre les sciences et le monde militaire et l'étude des savoirs sur les sciences qui se sont développées depuis les années 1950, comme l'étude des controverses scientifiques, les Science Studies et la sociologie des sciences. Dans ses derniers travaux, il s'intéresse aux rapports entre politique, marchés et productions des savoirs.

Antoine PROST est professeur émérite à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre du Centre d’histoire sociale du XXe siècle. Il a travaillé sur l’histoire ouvrière, celle de l’éducation et celle de la guerre de 1914. Il a notamment publié Les Anciens combattants et la société française, 1914-1939, (1977), Penser la Grande Guerre (avec Jay Winter, 2004), Verdun 1916, une histoire franco-allemande, (avec Gerd Krumeich, 2015). Il préside le Conseil scientifique de la Mission du Centenaire 1914-1918 et celui du Mémorial de Verdun. Il prépare une Histoire de la Société française au XXe siècle.

Laure QUENNOUËLLE-CORRE est directrice de recherche au CNRS, rattachée au Centre de Recherches Historiques (CRH). Diplômée de l’IEP-Paris et docteure en histoire, elle a publié son HDR en 2015 : La place financière de Paris au XXe siècle. Des ambitions contrariées, Paris IGPDE/Comité pour l’histoire économique et financière de la France (CHEFF). Ses principaux centres d’intérêt sont l’histoire économique contemporaine, plus particulièrement la politique monétaire et financière, les banques, les places financières, étudiées dans leurs dimension nationale et internationale (Financial Markets and international Capital Flows in the XIXth-XXth Centuries, co-ed. with Youssef Cassis, Oxford University Press, 2011). Avec Florence Descamps, elle dirige le cycle de journées d’étude sur Les Finances dans la Grande Guerre dont le premier tome, La mobilisation financière en France et à l’étranger. Le front financier, un troisième front, est paru en 2015, le deuxième tome Finances publiques en temps de guerre 1914-1918. Déstabilisation et recomposition des pouvoirs, en 2016 et le troisième Une fiscalité de guerre ? Contraintes, innovations, résistances, en 2018. Elle est membre du Comité pour l’histoire économique et financière de la France (CHEFF).

Albrecht RITSCHL, né à Munich, Allemagne, en 1959, est professeur d'histoire économique à la London School of Economics et chercheur au Centre for Economic Policy Research (CEPR). Il était auparavant professeur d'économie à l'Université Humboldt de Berlin et à l'Université de Zurich et professeur associé d'économie à l'université Pompeu Fabra. Il a publié de nombreux ouvrages sur l’histoire économique allemande au XXe siècle, en particulier sur la Grande Dépression et les années 1930. Il a reçu une large couverture de presse pour ses prises de position contre une approche trop stricte du problème de la dette grecque. Albrecht Ritschl a coordonné un projet de recherche collaboratif sur l’histoire du ministère allemand de l’Économie depuis 1918 et est actuellement chercheur principal dans un projet similaire sur l’histoire de la Reichsbank et de la Bundesbank.

Alain SUPIOT est professeur au Collège de France (chaire État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités). Il est membre de la Commission mondiale sur l'avenir du travail créée par l'Organisation internationale du travail qui doit présenter un rapport indépendant qui sera soumis à la session du centenaire de la Conférence internationale du travail en 2019. Son dernier livre paru est  La gouvernance par les nombres, Paris, Fayard, 2015, et le dernier livre publié sous sa direction est  Face à l'irresponsabilité : la dynamique de la solidarité, Paris, Collège de France, 2018.

Bruno VALAT est maître de conférences d'histoire contemporaine à l'Institut national universitaire Champollion, université de Toulouse, et membre du laboratoire FRAMESPA, UMR 5136, CNRS-université-Toulouse-Jean-Jaurès. Spécialiste de l'histoire de la protection sociale et de la santé, il est secrétaire de la rédaction de la Revue d'Histoire de la Protection sociale. Il a notamment publié Histoire de la Sécurité sociale ; l'État, l'institution et la santé (1945-1967). Prochain ouvrage (à paraître) : Les marchés de la santé, en France et en Europe (XIXe-XXIe siècles) (dir.)

 

Organisé par

L'Institut  de la gestion publique et du développement économique et
le Comité pour l’histoire économique et financière de la France (CHEFF) en partenariat avec l’École des hautes études en sciences sociales (ÉHÉSS) et l’École d’économie de Paris PSE.

 

Comité scientifique

Florence Descamps, Patrick Fridenson, Pierre-Cyrille Hautcœur et Laure Quennouëlle-Corre.

 

Informations pratiques

 
Ministères économiques et financiers
Centre Pierre-Mendès-France
139, rue de Bercy 75012 Paris
M° Bercy ou Gare de Lyon.
 
Renseignements complémentaires : recherche.igpde[@]finances.gouv.fr

 

 

 

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