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Institut de la gestion publique et du développement économique
Opérateur de formation permanente du ministère de l'Économie et des Finances et du ministère de l'Action et des Comptes publics

Espace des séminaires, colloques et conférences

90 minutes pour le lire (6 décembre 2016)

 

Rencontre avec Jean-Pierre Landau

À la fois analyse économique et réflexion historique, cet ouvrage consacré à l’Euro est le fruit de la pensée de trois auteurs : Markus K. Brunnermeier, économiste allemand, Harold James, historien de l’économie, anglais  et Jean-Pierre Landau, ancien sous-gouverneur de la Banque de France et professeur associé d’économie à Science-po Paris.

Défendant l’idée selon laquelle la source des difficultés de la zone Euro réside notamment dans les différences de philosophie économique entre l’Allemagne et la France et des réponses nationales apportées à la crise, les auteurs suggèrent des pistes pour construire une autre Europe. À l’occasion de cette séance, Jean-Pierre Landau nous propose de les décrypter. 






La rencontre était animée par
Philippe Plassart, rédacteur en chef au nouvel Économiste.
 

Sommaire de l'ouvrageExtraits de l'ouvrageEntretien des auteurs au New York Times : Rethinking franco-german relations - 27/10/2016Economic Principals : article consacré à l'ouvrage - 28/08/2016

Égalité femmes-hommes : bilan et perspectives pour les politiques publiques (29 novembre 2016)

Si l’égalité entre femmes et hommes est inscrite dans le préambule de la constitution depuis 1946 (« la loi garantit à la femme dans tous les domaines des droits égaux à ceux des hommes »), il a fallu plusieurs décennies de textes juridiques pour que cette égalité se déploie pleinement dans les différentes sphères de la vie sociale. Ainsi, la « puissance paternelle » qui gouvernait la famille a laissé la place à l’ « autorité parentale » en 1970, tandis qu’était affirmé en 1972 le principe de l’égalité des rémunérations « pour un même travail ou pour un travail de valeur égale ». Plus récemment, le principe de la parité a été inscrit dans la constitution, d’abord pour l’accès aux mandats électoraux (1999) et ensuite pour l’accès aux responsabilités professionnelles et sociales (2008).

Mises bout à bout, ces évolutions juridiques tendent à réaliser l’objectif d’une égalité des droits entre femmes et hommes. À l’école, où la mixité est désormais la règle, les filles réussissent même mieux que les garçons, du CP au baccalauréat. Pour autant, l’objectif d’égalité réelle est encore loin d’être réalisé. L’écart des salaires entre hommes et femmes baisse, mais demeure d’environ 25 % en faveur des premiers. A ce rythme, il n’est pas certain que l’égalité réelle soit atteinte au cours du 21e siècle !

D’où viennent ces inégalités entre les femmes et les hommes ? Comment se cristallisent-elles en inégalités professionnelles et de rémunération ? Quelles politiques publiques permettraient de progresser vers l’égalité ?

Les contributions des intervenants permettront de fournir des éléments de réponses à ces questions, en analysant d’abord la production sociale des inégalités femmes-hommes, puis en concentrant l’analyse sur le fonctionnement du marché du travail, pour en tirer des enseignements sur les politiques publiques à mener. 
 

 

Vidéo des rencontres économiques du 29 novembre 2016

Le système éducatif en France : quelle efficacité ? (18 octobre 2016)

vignette de navigation vers une vidéo Après avoir relevé le défi de l’élévation de l’âge de la scolarité obligatoire, de l’unification du cursus jusqu’à la fin du collège et de la démocratisation de l’accès aux études supérieures via le baccalauréat, le système scolaire français accueille, aujourd’hui, 12,8 millions d’élèves et leur offre une formation qui, si elle fait l’objet de critiques, reste à tout le moins dans la moyenne des pays de l’OCDE. La part des dépenses publiques d’éducation en France s’élevait, en effet, en 2013 à  4,8 %[1] du PIB.

En 2015, le budget du ministère de l’Éducation nationale s’est élevé à plus de 65 milliards d’euros (23,05 milliards pour l’enseignement supérieur et la recherche), faisant de l’éducation le premier poste de dépense du budget de l’État devant la dette. Si l’effort financier en faveur des politiques éducatives est massif, les résultats des classements internationaux interrogent toutefois l’efficacité de notre système qui est  marqué par un fort déterminisme social.

Depuis les années 60, des sociologues pointent, en effet, les difficultés d’atteindre l’idéal d’égalité des chances. À partir de 2000, la publication des vagues successives d’enquêtes PISA par l’OCDE montre un système éducatif français qui peine à faire acquérir aux jeunes de 15 ans les compétences en lettres, mathématiques et sciences en dépit de réformes qui se sont succédé.Comment le système éducatif français se situe-t-il en termes de moyens et de résultats par rapport à d’autres systèmes éducatifs de pays de développement comparable ? Dans quelle mesure tient-il ses promesses d’équité et de justice sociale ? Quelles mesures seraient de nature à apporter des améliorations significatives ?

Les contributions des intervenants permettront de fournir des éléments de réponses à ces questions, en cherchant à dresser un état des lieux partagé, pour envisager ensuite les évolutions souhaitables.

[1] Regards sur l’éducation 2016 : les indicateurs de l’OCDE

Le numérique, quelles promesses pour la croissance ? (13 septembre 2016)

Vidéo des Rencontres économiques du 13 septembre 2016L’économie se numérise depuis maintenant plus de quatre décennies. Avec les technologies de l’information et de la communication, un nouveau secteur a vu le jour, produisant les ordinateurs et autres terminaux numériques (téléphones, tablettes…), les composants, les logiciels, mais aussi tous les services rendus possibles par la puissance de ces outils, des services aujourd’hui indispensables pour la plupart des acteurs de l’économie : entreprises, ménages, administrations publiques, associations.

Le développement de ces activités a fait naitre un grand espoir, à l’aube du 21e siècle, celui d’une "nouvelle économie", porteuse de croissance, d’emplois, de revenus, de potentialités pour tous. L’éclatement de la "bulle internet" en 2001 a néanmoins relativisé l’élan d’optimisme, d’autant que les économistes n’ont pas fini de sonder le fameux paradoxe énoncé par Robert Solow dès 1987 : "Vous pouvez voir les ordinateurs partout… sauf dans les statistiques de la productivité". Pourtant, dans certains secteurs, le numérique modifie aujourd’hui les procédés de production et remet en question l’emploi et ses caractéristiques.

Quelle est l’importance du numérique dans l’économie française ? Quelles sont ses conséquences sur la croissance, l’emploi, mais aussi la nature des emplois ?

Les contributions des intervenants permettront de fournir des éléments de réponse à ces questions, en dressant un état des lieux pour ensuite approfondir l’impact du numérique sur la croissance et l’emploi.

Vidéo des rencontres économiques du 13 septembre 2016

90 minutes pour le lire (28 juin 2016)

Jezabel Couppey-Soubeyran auteure de l'ouvrage « Blablabanque, Le discours de l'inaction »
Rencontre avec Jezabel Couppey-Soubeyran,
sur l’évolution de la règlementation bancaire et financière
La rencontre sera animée par Bertille Bayart, rédactrice en chef, journaliste au pôle Industrie et services du Figaro économie

Rencontre animée par Bertille Bayart,
rédactrice en chef,
journaliste au pôle Industrie et services du Figaro économie.

La Chine : nouvelles dynamiques et impact économique mondial (26 mai 2016)

Vidéo des Rencontres économiques du 26 mai 2016Regardé comme un oxymore lors des prémisses de la libération de l’économie chinoise à la fin des années 1970, le « socialisme de marché » a préservé un système politique autoritaire en développant une économie de marché tournée vers la satisfaction de la demande extérieure. Près de quatre décennies de croissance à un rythme quasiment sans précédent dans l’histoire économique ont fait de l’économie chinoise la deuxième économie du monde en termes de PIB, après les États-Unis. En parallèle, le niveau de vie moyen a fait un bond en avant, ainsi que tous les autres indicateurs usuels de développement.

Pourtant, depuis 2008, les signes de ralentissement de la croissance de l’économie chinoise s’accumulent. En 2015, elle a été légèrement inférieure à 7 %, un niveau que beaucoup de pays envient, mais le plus faible depuis un quart de siècle. Au mois d’août, la pression de la spéculation a conduit la Banque centrale chinoise à dévaluer une première fois le Renminbi, la monnaie chinoise, ce qui a provoqué une baisse brutale des indices boursiers, suivie d’interventions massives de l’État pour stabiliser les marchés. Depuis, l’équilibre est précaire, troublé par la publication de données qui confirment le ralentissement de l’économie et ses déséquilibres.

Comment expliquer l’extraordinaire croissance de l’économie chinoise depuis quatre décennies, mais également le ralentissement actuel ? Quelles sont les conséquences de cette croissance sur la société chinoise et sur la pérennité de son système politique ? Quel peut être l’impact du ralentissement de la croissance chinoise sur l’économie mondiale ?

Les contributions des intervenants permettront de fournir des éléments de réponse à ces questions : d’où vient la Chine, où va-t-elle, quelles sont les conséquences des changements récents de son économie pour l’économie mondiale.

L’action publique face à l’optimisation, l’évasion et la fraude fiscales (15 mars 2016)

Vidéo des Rencontres économiques du 15 mars 2016Depuis 2008 et l’entrée dans la crise, les États appelés à la rescousse pour soutenir l’activité économique ont pris conscience de l’ampleur des recettes fiscales manquantes du fait de stratégies plus ou moins légales de contournement de l’impôt. Le G20 et l’OCDE sont en pointe sur ce sujet, avec des déclarations d’intention ambitieuses mais aussi des dispositions sans précédent, comme l’accord entre 62 États entériné lors du G20 réuni à Lima en octobre 2015 pour lutter contre l’évasion fiscale pratiquée par de grandes multinationales.

Pour autant, beaucoup reste à faire pour permettre aux pouvoirs publics de garantir dans chaque pays l’efficacité du système de prélèvements et l’égalité devant l’impôt. Le phénomène est complexe, car les stratégies mises en œuvre par les agents pour réduire leur imposition peuvent exploiter des moyens légaux (optimisation) ou illégaux (fraude), et comporter une dimension internationale en domiciliant des revenus ou patrimoines là où ils sont moins prélevés (évasion). Par ailleurs, la mondialisation et la révolution numérique créent des opportunités nouvelles pour s’affranchir des frontières fiscales, ce qu’exploitent les grandes multinationales des nouvelles technologies et certains acteurs de la finance internationale.

Comment les pouvoirs publics peuvent-ils limiter l’optimisation et agir contre la fraude et l’évasion fiscales ? La justice de chaque pays est-elle armée pour repérer, qualifier, et sanctionner les abus ? La coopération internationale a-t-elle permis d’avancer vers un traitement global ?

Les contributions des intervenants permettront dresser un état des lieux en France des pratiques - de l’optimisation à la fraude fiscale - et des dispositions juridiques, ainsi que des actions menées au niveau international.