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L'Oeil du chercheur : Actualité de la recherche en gestion publique

L'oeil du chercheur

L'oeil du chercheur présente des résumés d'articles publiés dans des revues scientifiques consacrées à l'action publique, des thèses récemment soutenues dans le champ de la gestion publique et des colloques à venir.

Articles marquants

Budget et performance

Performance touristique et gestion du territoire français : l’impact de la réforme NOTRe

Aurélie Corne
Enseignante-chercheuse au laboratoire CRESEM de l’université de Perpignan

 

 

Le thème
La performance et la compétitivité de la France comme destination touristique sont interrogées par un contexte paradoxal qui la voit occuper la première position en termes d’arrivées de touristes internationaux mais seulement la cinquième position en termes de recettes générées. L’auteur interroge dans ce contexte l’impact sur le secteur touristique du nouveau découpage territorial de la France métropolitaine par la réforme NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République), entrée en vigueur en janvier 2016 et qui a réduit de 22 à 13 le nombre de régions françaises.

Les données
L’auteur propose une étude basée sur une approche systémique qui appréhende la destination comme une entreprise et propose un cadre théorique associant le redécoupage des régions à une gestion de fusions acquisitions. Dans un premier temps, il emploie la méthode DEA (analyse par enveloppement des données) afin d’obtenir des scores d’efficiences pour chaque région et dans un second temps, il tente d’identifier si les fusions de régions françaises sont efficientes d’un point de vue touristique afin de préciser les différents gains de performance potentiels.

Les résultats
Il observe que, hormis l’Ile-de-France, les régions françaises les plus efficientes ne sont pas forcément celles qui sont les plus fréquentées. Les résultats ne suggèrent pas d’impact à court terme de la réforme NOTRe sur la performance touristique française d’un point de vue régional. Ils font apparaître au contraire des gains potentiels de performance à travers l’imitation des meilleures pratiques.

Article paru dans la revue Gestion et management public – 2018/1 (Vol.6/n°3), pages 35 à 50 et disponible en ligne à l’adresse : https://www.cairn.info/revue-gestion-et-management-public-2018-1-page-3…     

Les effets de l’inclusion des parties prenantes sur l’innovation dans les projets du secteur public

Sebastian Godenhjelm
Chercheur à la Swedish School of Social Science

Jan-Erik Johnson
Professeur d’administration publique à la Management School de l’université de Tampere en Finlande

 

Le thème
Les partenariats et le partage des idées entre des organisations ou des acteurs hétérogènes sont souvent avancés comme des solutions permettant de remédier au déficit d’innovation supposé dans le secteur public. Pourtant l’étude de collaborations interorganisationnelles et de stratégies destinées à intégrer plusieurs parties prenantes dans des projets communs n’a montré aucun résultat probant permettant de montrer un lien entre la gouvernance collaborative et l’innovation.

Les données
Dans cet article, les auteurs étudient 275 projets financés par l’Union européenne afin d’identifier les partenaires sociaux pertinents et de définir les actions nécessaires dans le but de favoriser l’innovation. Ils analysent notamment l’influence des parties prenantes sur les pratiques innovantes  dans les projets étudiés et développent ainsi une réflexion sur le débat concernant la gouvernance interactive et le processus de prestation de service dans le secteur public. Ils cherchent à savoir dans quelle mesure les collaborations entre plusieurs parties prenantes sont une condition préalable indispensable à l’innovation et quelles sont les procédures et les actions bénéfiques en la matière.

Les résultats
Les résultats montrent que les organes de financement ne sont pas toujours aptes à identifier les collaborateurs adéquats permettant de favoriser l’innovation. Les auteurs observent en outre qu’un grand nombre d’acteurs sont souvent inclus dans des projets communs non pas dans un but d’innovation, mais pour garantir la légitimité du projet aux yeux de leurs fondateurs. Ils mettent en avant l’influence positive de l’inclusion des parties prenantes sur l’innovation dans les projets de secteur public, tout en soulignant l’importance de mettre en place des organes « traducteurs » permettant à toutes les institutions de formuler leurs enjeux propres dans le langage commun du projet.

Article paru dans la Revue française d'administration publique 2017/3 (N° 163), p. 613-630, et disponible en ligne à l'adresse : https://www.cairn.info/revue-francaise-d-administration-publique-2017-3…  

 

Gouvernance

État plateforme : vers une nouvelle rationalité des choix publics ?

Marie-Pierre Philippe-Dussine
Enseignante-chercheuse en sciences économiques, chercheuse associée au CEREFIGE à l’université de Lorraine

 

 

Le thème
Alors que l’application dans l’administration publique des principes de gestion privée prônés par le Nouveau management public commence à être remise en question, une autre étape du post-bureaucratisme semble prendre forme avec l’émergence d’une nouvelle forme d’organisation : « l’État-plateforme ». Ce dernier invoque l’idée d’une « gouvernance digitale » s’inscrivant dans une évolution qui entend donner plus de place à l’individu en instituant de nouveaux flux d’information et de nouveaux modes de co-production de l’action publique.

Les données
Dans cet article, l’auteure s’intéresse au programme « Action Publique 2022 » avec lequel le gouvernement français entend régénérer en profondeur les principes de rationalité de l’action publique. Elle interroge cette nouvelle configuration de réforme de l’État et se demande si celle-ci peut contribuer à une véritable évolution institutionnelle marquée par la recherche d’une rationalité accrue. Pour ce faire, elle s’appuie sur les apports de la Nouvelle Économie Institutionnelle afin d’analyser les enjeux de ce programme et les contraintes inhérentes à un tel projet.

Les résultats
Elle observe que l’État-plateforme pose la question centrale d’un arbitrage entre le besoin de contrôle, inhérent à toute organisation, et le souci de mettre en valeur une certaine liberté d’intervention favorable à l’innovation. En outre, elle note que la contribution d’une « multitude » sur laquelle repose l’organisation de l’État-plateforme ne garantit pas sa rationalisation. Elle note ainsi que la recherche d’une forme d’organisation plus souple peut générer des zones d’incertitudes et la captation de ses bénéfices organisationnels par une partie seulement des parties prenantes. De même, l’utilisation de nouvelles technologies de l’information peuvent amener la recherche d’une hyper-rationalité par l’utilisation de nouveaux modes de contrôle au profit de nouveaux pôles de pouvoir. L’auteure suggère que la révolution numérique dans laquelle s’inscrit l’État-plateforme requiert l’institution de nouvelles formes de « contrats » pour prévenir les écueils qui menacent sa rationalisation. Elle conclut en observant que l’innovation organisationnelle ne se limite pas à l’État nation mais doit « également être abordée au niveau local, où d’autres logiques, d’autres rationalités peuvent entrer en jeu ».

Article paru dans Revue internationale de psychosociologie et de gestion des comportements organisationnels – 2018/58 (Vol. XXIV), pages 139 à 154 et disponible en ligne à l’adresse : https://www.cairn.info/revue-internationale-de-psychosociologie-de-gestion-de s-comportements- organisationnels-2018-58-page-139.htm

Entre valeur du service public et instrument déontologique : quelle place pour la transparence dans la « bonne » conduite des fonctionnaires en France (1970-2016) ?

Thomas Scapin
Doctorant en sciences politiques l’université Lumière Lyon-2

 

 

Le thème
Si l’on trouve en France des origines à la transparence comme principe administratif dès 1789 dans l’article 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, lequel dispose que « La Société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration », sa promotion comme principe fondamental du service public ne se développe réellement qu’à partir des années 1970 avec l’adoption de plusieurs lois relatives à l’amélioration des rapports entre l’administration et ses administrés. En se basant sur l’étude de rapports publics portant sur la réforme de l’État, de documents d’archives et d’entretiens avec des acteurs concernés, l’auteur analyse la place de la transparence comme valeur de la fonction publique en France depuis les années 1970 afin de mettre en perspective la loi sur la déontologie du 20 avril 2016.

Les données
L’auteur observe ainsi les tensions entre les caractéristiques historiques du modèle administratif français et la mise en place d’une modernisation néo-managériale de l’État qui inscrit la transparence comme valeur structurante de son mouvement réformateur entamé dans les années 1980. Il note que l’approfondissement de ce mouvement depuis les années 1990 s’est accompagné d’une part d’un développement du droit souple et non normatif (chartes, codes de déontologie) et d’autre part d’une difficulté à mettre en place des instruments et des mécanismes de transparence permettant de prévenir les risques déontologiques et de conflits d’intérêts tels que le « pantouflage ».

Les résultats
Il analyse la loi du 26 avril 2016 à l’aune de cette évolution et constate qu’elle marque un coup d’arrêt symbolique à l’utilisation de la transparence comme fondement idéologique de la modernisation néo-managériale de l’administration. En renforçant les institutions existantes telles que le Conseil d’État dont la Commission de déontologie de la fonction publique se fait le relais, cette loi favoriserait ainsi la réaffirmation des fondements normatifs historiques de l’administration française.

Article paru dans Revue française d’administration publique - 2018/1 (n°165), pages 63 à 77 et disponible en ligne à l’adresse : https://www.cairn.info/revue-francaise-d-administration-publique-2018-1…

 

Relation à l'usager

Des indicateurs pour identifier les effets des démarches participatives : application au cas du département du Gard

Hélène Rey-Valette, enseignante-chercheuse en Économie au Laboratoire CEE-M de l’université de Montpellier

Jean-Eudes Beuret, agro-économiste et professeur des universités à Agrocampus ouest

Audrey Richard-Ferroudji, docteure en sociologie et consultante indépendante en sociologie et gouvernance de l’environnement

Le thème
Depuis les années 1990, les acteurs publics multiplient les démarches participatives. En fonction de leurs objectifs, ils mènent des concertations à différents moments de la décision politique : recherchent-ils l’adhésion des administrés, la résolution d’un conflit, un renforcement de la démocratie ?

Les données
Les auteurs cherchent d’une part à cerner les effets de ces dispositifs de concertation et d’autre part interrogent les méthodes d’évaluation des effets de ces démarches participatives afin d’identifier les facteurs et leviers capables d’amplifier leur impact et leur portée. Ils développent pour ce faire un système d’indicateurs multicritères qu’ils testent sur une vingtaine de dispositifs participatifs mis en oeuvre par le département du Gard.

Les résultats
Ils notent qu’une faible participation entraîne un faible impact et que les résultats fluctuent selon les modalités de mise en oeuvre. Par ailleurs, ils observent que ces dispositifs améliorent la connaissance des besoins, créent des espaces de dialogue et permettent d’identifier des effets opérationnels concrets, profitables à la fois à l’institution, aux citoyens et aux élus. Ils distinguent deux grandes catégories d’effets : une première qui renvoie à une « instrumentalisation » de ces dispositifs en vue d’améliorer la qualité des décisions et une seconde qui renvoie à un objectif de renforcement du fonctionnement de la démocratie.

Article paru dans Économie régionale & urbaine – 2018/2 (n°27), pages 37 à 56 et disponible en ligne à l’adresse : https://www.cairn.info/revue-%40grh-2018-2-page-37.htm

Les conditions de mise au travail des usagers : le cas de la gestion des déchets

Kevin Gaillaud
Enseignant-chercheur en sociologie, science politique et aménagement, chercheur associé au Laboratoire Techniques, territoires et sociétés de l’université Paris-Est-Marne-la-Vallée

 

 

Le thème
Depuis les années 1990 et sous l’influence du Nouveau management public, les prestations du service public connaissent une mutation qui se caractérise par leur marchandisation et leur individualisation. Ce phénomène s’appuie sur des instruments destinés à favoriser une plus grande participation des usagers, censée servir au plus près leurs intérêts. Il en découle un transfert de tâches des agents du service public vers les usagers amenant une redéfinition de leurs rôles et de leurs responsabilités.

Les données
Les auteurs analysent ces évolutions à travers le cas emblématique de la gestion des déchets ménagers en étudiant le passage à la redevance incitative déchets du Grand-Besançon. Dans le prolongement d’une politique d’écologisation du secteur entamée il y a plus de vingt ans, cette redevance introduit un nouveau mode de tarification du service de collecte tenant compte de la quantité de déchets produite par l’usager. Sous couvert d’une communication liée à l’environnement et au choix rationnel, cette redevance part du postulat qu’un usager inscrit dans une forme d’économie de marché sera incité par le seul signal prix à développer des comportements destinés à réduire sa facture, et donc à améliorer sa gestion domestique des déchets.

Les résultats
Pour les auteurs toutefois, les efforts consentis par les individus pour être des usagers productifs ne dépendent pas du gain économique, qui s’avère minimal, mais plutôt du renforcement de la surveillance et du contrôle moral des usagers exercé par le service public en charge de la collecte des déchets. Celui-ci connaît en effet une forte restructuration caractérisée par l’adoption d’une culture de la performance et de la surveillance qui signe une mutation profonde du sens même de la notion de service au public.

Article paru dans la revue Gouvernement et action publique -2018/3 (N°3), p.57-81, et disponible en ligne à l’adresse : https://www.cairn.info/revue-gouvernement-et-action-publique-2018-3-page-57.htm

 

Emploi public

De l’économie collaborative à « l’uberisation » du travail : les plateformes numériques comme outils de gestion des ressources humaines

Sophia Galiere
Doctorante en sciences de gestion à l’université de Nantes

 

 

Le thème
Si l’économie collaborative a initialement suscité des espoirs d’une modalité alternative de travail, voire de société, les plateformes numériques de travail de pair à pair se retrouvent aujourd’hui au cœur de controverses résumées par le néologisme « ubérisation ». Ce phénomène s’est notamment amplifié avec la banalisation du smartphone et des applications ces dernières années : plus de 65 % des plateformes numériques d’intermédiation qui opèrent en Europe ont été créées depuis 2010.

Les données
L’auteure interroge la représentation diffusée par ces plateformes les présentant comme de simples intermédiaires de marché porteuses d’innovations techniques radicales et permettant la libération du travail des contraintes de l’entreprise traditionnelle telles que le salariat ou le management hiérarchique. Elle questionne ce « mythe » en analysant les outils de gestion d’une dizaine de  plateformes de pair à pair afin d’établir une typologie de leurs pratiques de management de ressources humaines.

Les résultats
Elle base cette typologie à partir de deux axes (degré de prescriptions/d’incitations) et distingue plateformes de type « opératrices » (telles que Uber ou Deliveroo) de celles de type « places de marché » (telle Superprof). Elle observe une absence d’innovation radicale dans le fonctionnement des plateformes où elle identifie, à des degrés divers, les mêmes principes que dans l’entreprise traditionnelle. Elle observe qu’elles ne constituent pas une technologie neutre mais un moyen de manager le comportement des travailleurs tout en s’extrayant des contraintes liées au salariat. Enfin, elle encourage l’étude des plateformes coopératives qui peuvent se penser comme des alternatives au « capitalisme de plateforme ».

Article paru dans la revue @GRH 2017/3 (n° 24), p. 77-99, et disponible en ligne à l'adresse : https://www.cairn.info/revue-@grh-2017-3-page-77.htm

L’espace numérique professionnel et l’évolution de la fonction RH : observation de deux cas différents

Hongxia Peng
Maîtresse de conférences – Institut d’Administration des Entreprises, Université de Rouen Normandie – Laboratoire NIMEC

 

 

Le thème
Si l’économie collaborative a initialement suscité des espoirs d’une modalité alternative de travail, voire de société, les plateformes numériques de travail de pair à pair se retrouvent aujourd’hui au cœur de controverses résumées par le néologisme « ubérisation ». Ce phénomène s’est notamment amplifié avec la banalisation du smartphone et des applications ces dernières années : plus de 65 % des plateformes numériques d’intermédiation qui opèrent en Europe ont été créées depuis 2010.

Les données
L’auteure interroge la représentation diffusée par ces plateformes les présentant comme de simples intermédiaires de marché porteuses d’innovations techniques radicales et permettant la libération du travail des contraintes de l’entreprise traditionnelle telles que le salariat ou le management hiérarchique. Elle questionne ce « mythe » en analysant les outils de gestion d’une dizaine de  plateformes de pair à pair afin d’établir une typologie de leurs pratiques de management de ressources humaines.

Les résultats
Elle base cette typologie à partir de deux axes (degré de prescriptions/d’incitations) et distingue plateformes de type « opératrices » (telles que Uber ou Deliveroo) de celles de type « places de marché » (telle Superprof). Elle observe une absence d’innovation radicale dans le fonctionnement des plateformes où elle identifie, à des degrés divers, les mêmes principes que dans l’entreprise traditionnelle. Elle observe qu’elles ne constituent pas une technologie neutre mais un moyen de manager le comportement des travailleurs tout en s’extrayant des contraintes liées au salariat. Enfin, elle encourage l’étude des plateformes coopératives qui peuvent se penser comme des alternatives au « capitalisme de plateforme ».

Article paru dans la revue @GRH 2018/2 (n° 27), p. 37-56, et disponible en ligne à l'adresse : https://www.cairn.info/revue-%40grh-2018-2-page-37.htm

Thèses récentes

La Responsabilité Sociale des Entreprises : dynamique normative et enjeux concurrentiels. Une illustration d’un droit en mouvement

Thèse soutenue le 26 novembre 2018 par Orianne Thibout, au sein du laboratoire GREDEG (Groupe de Recherche en Droit, Économie et Gestion) de l’université Nice Sophia Antipolis, sous la direction de Patrice Reis, maître de conférences HDR à l’université Côte d’Azur.

 

La Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) est aujourd’hui un concept incontournable pour les entreprises, tant dans la gestion, souvent corrélative, des risques juridiques et du risque de réputation afférents à leurs activités économiques, que dans la définition de leurs stratégies commerciales et concurrentielles. En outre, elle participe activement de l’abolition des frontières, d’ores et déjà poreuses, entre normativité publique et normativité privée.

L’auteure analyse l’intégration de la RSE dans la sphère juridique contemporaine. Elle souligne son caractère normatif hybride et interroge sa place dans un cadre normatif mis à sa disposition par les pouvoirs publics d’une part, ainsi que par les acteurs privés d’autre part. Elle pose ainsi la question de la flexibilité du droit dans un monde en mouvement au sein duquel les normes, dans leur diversité de sources et de portées, « évoluent et dépérissent au fil du temps ».

L’auteure observe que dans un contexte concurrentiel mondialisé, la RSE met l’accent sur la nécessaire adaptation des instruments juridiques classiques à l’évolution d’une configuration normative complexe à l’échelle globale. Elle constate que la RSE fait l’objet d’un dialogue compétitif sans cesse renouvelé, entre pouvoirs publics nationaux et internationaux et pouvoirs privés économiques. En ce sens, le droit économique contemporain, par capillarité normative et transfrontalière, n’est donc pas figé dans la durée, pas plus qu’il n’est cadenassé dans l’espace des frontières nationales.

Cette thèse est consultable à l’adresse suivante : https://hal.archives-ouvertes.fr/tel-01963709

 

Trois essais sur la comptabilité de la dette publique

Thèse soutenue le 17 janvier 2018 par Marion Sierra Torre, au sein du laboratoire Recherches en management de l’Université Paris Dauphine, sous la direction d’Edith Ginglinger, professeure de finance à l’université Paris-Dauphine

 

 

Dans cette thèse, l’auteure s’intéresse à la comptabilisation de la dette publique sous trois angles distincts et complémentaires.

En premier lieu, elle étudie les normes de comptabilité des retraites publiques. Elle développe une grille théorique d’analyse comparée et diachronique s’appuyant sur un examen des pratiques existantes. Son analyse met en évidence que les dispositifs existant en Europe sont incompatibles avec le modèle d’épargne individuelle tel que promu par la norme IPSAS 25.

Ensuite, elle analyse la relation entre comptabilité de la dette et milieu politique, et en particulier l’hypothèse d’une sous-estimation de la dette en période d’élection. Son analyse des révisions comptables permet de valider cette hypothèse et indique que les pays en développement sont les plus affectés par cette sous-estimation.

Enfin, elle analyse l’impact du caractère sollicité ou non d'une notation sur celle-ci, ainsi que sur l’évaluation de la dette publique par les agences de notation. Son analyse de Moody’s, Fitch, et S&P indique que les agences favorisent les pays qui sollicitent leur notation par rapport à ceux qui ne la sollicitent pas.

Cette thèse est consultable à l’adresse suivante : http://www.theses.fr/2018PSLED002

 

La fonction de marketing au sein des organisations artistiques et culturelles : nature et degré de son intégration effective

Thèse soutenue le 28 septembre 2018 par Élodie Chabroux, au sein du laboratoire IRGO (Institut de Recherche en Gestion des Organisations) de l’université de Bordeaux, sous la direction de Jean-François Trinquecoste, professeur des Universités à l’IAE de Bordeaux.

 

Cette thèse s’intéresse à la nature et aux effets de l’intégration d’une logique de marketing dans les organisations du secteur des arts et de la culture. La recherche conduite ambitionne d’actualiser et de prolonger les connaissances acquises concernant le « conflit » artistes versus managers exposé par Chiapello (1998) tout en l’orientant vers le conflit artistes versus marketers.

Ce travail s’appuie sur la méthode des cas. Une étude qualitative exploratoire constituée de 17 entretiens précède la réalisation de 5 études de cas, menées auprès de la Bibliothèque nationale de France (BnF), la Bibliothèque publique d’information (Bpi), le Musée national d’art moderne du Centre Pompidou (MNAM), le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) et la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). Par ailleurs, l’auteure réalise dans son étude une analyse comparative France-Canada.

Les recherches de l’auteure révèlent la persistance et l’affaiblissement de la critique artiste du marketing dont le rejet au sein des organisations culturelles reste visible dans les lignes d’affrontement entre les deux conceptions de marketing-culture. Outre le constat sur l’actualité du conflit établi, la thèse propose des pistes à l’écriture d’une intégration efficace du marketing dans les organisations culturelles.

Cette thèse est consultable à l’adresse suivante : https://hal.archives-ouvertes.fr/tel-01865365

 

Comment réduire les coûts dans les collectivités locales ?

Thèse soutenue le 25 juin 2018 par Sébastien Dony, au sein du LEMNA (Laboratoire d’Économie et de Management de Nantes-Atlantique), sous la direction de François Meyssonnier, professeur des universités à l’université de Nantes.

 

 

La réduction des dépenses de fonctionnement est aujourd’hui un impératif dans les collectivités locales. Cette nécessité soulève de nouveaux défis qui amènent à s’interroger sur la problématique de la réduction des coûts. La littérature suggère que cette problématique peut être abordée en centrant l’analyse sur les stratégies de réduction des dépenses contenues dans les programmes de maitrise budgétaire (première question de recherche) et sur les démarches d’amélioration de l’efficience engagées dans les services (deuxième question de recherche).

Afin d’explorer ces questionnements, l’auteur a effectué des études de cas dans des collectivités locales réalisant des économies de fonctionnement depuis 2014/2015. Sa recherche vise ainsi à produire des connaissances académiques nouvelles relatives aux leviers de réduction des coûts et un savoir actionnable par les managers territoriaux.

Vis-à-vis de la première question de recherche, trois stratégies de réduction des dépenses de fonctionnement sont identifiées. Des préconisations managériales concernant le contenu, l’élaboration et la mise en œuvre des programmes de maitrise budgétaire sont présentées. Vis-à-vis de la seconde question de recherche, l’analyse des démarches permet d’identifier trois axes d’amélioration de l’efficience des services publics locaux. Sur la base de ces résultats, une méthodologie est élaborée afin d’accompagner les managers dans la mise en œuvre d’actions d’amélioration de l’efficience. En se positionnant à l’intersection du contrôle de gestion, du management public et de la gestion des services, cette thèse offre de nouvelles perspectives sur la réduction des coûts dans les collectivités locales.

Si vous souhaitez consultez cette thèse, vous pouvez contacter Sébastien Dony à l’adresse suivante : sebastien.dony@univ-ubs.fr

Évènements à venir

Colloques

Territoires intelligents et Management public durable

Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, 23 et 24 mai 2019

Aujourd’hui, les 4/5 de la population française habitent sur 20 % du territoire. Au niveau mondial, 2 % de la surface de la planète héberge plus de la moitié de ses habitants. Dans ces territoires, ont désormais pris corps des solidarités multiples mais aussi des antagonismes d’intérêts qui interpellent la pratique du management public. Si les territoires deviennent “ smart ”, la durabilité ne devrait-elle pas pourtant être placée au cœur de leur management public ? Un territoire intelligent doit être capable de comprendre et de s’adapter à son environnement, se transformer, être résilient, anticiper les perturbations, en minimiser leurs effets, en mettant en œuvre des moyens d’actions, grâce à l’apprentissage et à l’innovation, en fonction du but à atteindre, tout en respectant sa durabilité.

Ces thématiques seront abordées un colloque international sur le thème des « Territoires intelligents et Management public durable » organisé par l’Association internationale de recherche en management public (AIRMAP) avec le soutien de l’Institut de la gestion publique et du développement économique (IGPDE).

Pour en savoir plus : https://airmap2019.sciencesconf.org/

15e Congrès de l’Association française de Sciences Politique

Sciences Po Bordeaux, 2 au 4 juillet

L’Association Française de Science Politique fêtera ses 70 ans à l’occasion de son 15e Congrès. Il accueillera également à cette occasion la 8e édition du Congrès du réseau des Associations francophones de science politique (CoSPoF). Le Congrès 2019 sera l’occasion de plus de 400 heures de débats en présence de près de 1 000 chercheurs internationaux.

Cette édition sera structurée autour de trois séries d’activités distinctes : 1 - les Sections thématiques qui visent à représenter l’état des travaux de sciences politique aujourd’hui en France ; 2 – les Conférences qui permettront de traiter des grandes questions de cette discipline, qu’il s’agisse des évolutions du comparatisme dans le monde contemporain ou du développement des études africaines. Une conférence « grand public » sera également consacrée aux Élections européennes 2019 dont les résultats auront été connus quelques semaines auparavant ; 3 – des sessions sous forme de « posters » qui doivent permettre de présenter succinctement sous forme visuelle un projet de recherche, une question de méthode ou une base de données pour un partage avec toute la profession.

Pour en savoir plus : https://www.afsp.info/congres/congres-2019/

3e Conférence de l’Initiative européenne sur les études de sécurité

Sciences Po Paris, 27 et 28 juin 2019

L’Initiative européenne pour les études de sécurité (European Initiative on Security Studies, EISS) est un réseau multidisciplinaire européen regroupant des chercheurs de plus de 80 universités partageant l’objectif de consolider les études de sécurité en Europe. L’objectif de cette initiative est double. Il s’agit tout d’abord de constituer un réseau académique européen sur les études de sécurité, grâce à l’organisation d’une conférence annuelle et des sections thématiques permanentes. Ensuite, il s’agit de rassembler les chercheurs et universitaires européens travaillant sur les questions de sécurité afin de présenter les projets de recherche en cours et de développer de nouveaux projets de recherche collectifs.

L’EISS est pluridisciplinaire, organisée thématiquement et ouverte à toutes les approches théoriques. Pour cette 3e édition, plusieurs sections thématiques ont été définies autour de sujets tels que la non-prolifération et la maîtrise des armements, la coopération de défense et l’assistance militaire, le terrorisme et contre-terrorisme ou les développements de la sécurité transatlantique.

Pour en savoir plus : https://eiss-europa.com/

Divers

 

Contact : recherche.igpde[a]finances.gouv.fr

 

La revue Action publique. Recherche et pratiques est publiée en partenariat avec

           

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