L'Éditorial par Virginie Madelin, directrice générale de l'IGPDE

L’état des connaissances scientifiques sur le changement climatique n’a cessé de croître ces dernières années, facilitant l’émergence d’une prise de conscience collective concernant la rapidité, la généralisation et l’intensification des dérèglements écologiques. La communauté scientifique, notamment à travers des comités et des groupes d’études placés sous l’égide des Nations Unies, a tenu un rôle fondamental dans la mise en évidence de la dimension systémique du changement climatique.

En consacrant un numéro à la prise en compte de ces enjeux dans la poursuite de l’action publique, la revue de l’IGPDE souhaite contribuer – à son échelle – à la diffusion de ces savoirs en les faisant dialoguer avec les pratiques et les initiatives mises en place pour tenter d’apporter des solutions à cette polycrise écologique.

À cet égard, l’entretien entre la professeure en sciences de gestion Angèle Renaud et l’économiste Charlotte Gardes illustre bien la possibilité d’un dialogue fructueux entre recherche et pratiques. Les correspondances qu’elles établissent entre le financement de la transition énergétique au niveau national et le contrôle de gestion environnemental au niveau des entreprises montrent la richesse de ces échanges.

Ce numéro accorde également une importance particulière aux instruments de la fiscalité environnementale. D’abord avec Robin Degron qui fournit une analyse éclairante de la budgétisation « verte », ensuite avec Antonin Pottier qui interroge dans son article l’efficacité de la carte carbone. Enfin, la Note réactive vous présente un dispositif mis en place par les autorités de régulation belge pour éclairer le consommateur sur la qualité environnementale de l’offre énergétique.

Je vous souhaite une excellente lecture.

Virginie Madelin, directrice générale de l'IGPDE

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