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Finance climat : Michel Sapin à Lima pour faire le bilan de la mobilisation financière

Le Pérou et la France, à l’occasion de l’assemblée annuelle de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, organisent à Lima une réunion des ministres des finances où l'OCDE remettra un important rapport sur l'estimation des financements déjà mobilisés pour aider les pays en développement à gérer le changement climatique.

 

Dans l’optique de la COP21 à Paris, qui fixera le cadre global de la lutte contre le réchauffement climatique pour la période post-2020, le volet financier est un élément essentiel des négociations. Pour faciliter les discussions, Michel Sapin et son homologue péruvien se sont attachés à créer un climat de confiance entre les parties ainsi qu’une compréhension commune de la mobilisation en cours des acteurs financiers publics comme privés pour soutenir les actions d’atténuation et d’adaptation climatique dans les pays en développement.

Faire le bilan des engagements financiers

A l’occasion de l’assemblée annuelle de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, cette rencontre de Lima sur la finance climat réunit des ministres des finances, des chefs des principales institutions financières internationales ainsi que Laurent Fabius et le ministre péruvien de l’Environnement Manuel Pulgar-Vidal, présidents des COP21 et 20.

Michel Sapin

« Avec mon collègue Alonso Arturo Segura Vasi nous avons défini une stratégie pour faciliter l’ensemble des négociations […]. Quel en sera le point d’arrivée ? En octobre, à Lima, en marge des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, nous organiserons une réunion de haut niveau qui permettra de faire un bilan des travaux qui auront été conduits ; et j’espère que nous serons à même d’en tirer un message fort, encourageant et mobilisateur, dans la perspective de la Conférence de Paris. »

Discours lors de la réunion ministérielle de l’OCDE le 4 juin 2015 

Laurent Fabius

« Aucune action efficace ne sera possible sans une prise de conscience - elle est là - et un engagement fort des acteurs privés du secteur financier et d'une façon générale du secteur financier. »

Discours d’ouverture du « Climate Finance Day » à Paris le 22 mai 2015

 

Cette réunion va permettre de faire le bilan de l’ensemble des travaux qui ont été conduits cette année et, si possible, d’annoncer de nouveaux engagements financiers en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique, afin de renforcer la dynamique positive induite par les annonces faites en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, notamment par la France.

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, ouvrira les débats auxquels participeront les responsables des principales institutions financières internationales : la Banque mondiale, le FMI, le Conseil de stabilité financière – FSB, la Banque africaine de développement, la Banque asiatique de développement, la BERD, la BEI, le Fonds vert pour le climat et de nombreux ministres des finances. Deux initiatives sur les énergies renouvelables en Afrique et les systèmes d’alerte précoce seront également présentées.

Donner une estimation solide de la mobilisation

Pour nourrir les discussions, la France et le Pérou ont demandé à l’OCDE et au think tank CPI (Climate Policy Initiative) de produire un rapport sur les financements climat disponibles en 2014 par rapport à la cible de 100 milliards de dollars. Ce rapport, déjà disponible sur le site de l'OCDE en anglais, sera officiellement présenté par le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria.

Il indique que les financements publics et privés mobilisés par les pays développés à l’appui d’actions climatiques dans les pays en développement ont atteint 62 milliards de dollars en 2014 contre 52 milliards de dollars en 2013.

Cette étude présente une estimation solide et actualisée des financements climatiques publics et privés mobilisés par les pays développés pour honorer l’engagement pris en 2010 à Cancun, à savoir mobiliser ensemble 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020 pour répondre aux besoins des pays en développement, dans l’optique de mesures concrètes d’atténuation et d’une mise en œuvre transparente, pour lutter et s'adapter au changement climatique.

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