Ministère de l'économie, de l'industrie et de l'emploi, Ministère du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'ÉtatLes Monopoles - Entrées 'extraordinaires'

Le cabinet des poinçons

Les poinçons servent à fabriquer les matrices où l’on fond les caractères utilisés par les typographes. Le graveur de poinçons les fabrique et les entretient.

En développant l’imprimerie, François Ier souhaite « garder à la France sa prééminence intellectuelle, protéger les belles lettres et pourvoir aux études de la jeunesse ». Peu après, Claude Garamond grave les célèbres caractères grecs dits « Grecs du Roi ». Premiers éléments de la typographie royale, ils constituent aujourd’hui encore l’un des fleurons du cabinet des poinçons. Lieu de travail des graveurs de poinçons typographiques (création, restauration) et de conservation des collections de l’Imprimerie nationale, celui-ci compte 500 000 pièces, toutes classées Monuments historiques depuis 1946. Il conserve les poinçons qui servent à percuter les matrices, les matrices elles-mêmes et les caractères en plomb qu’elles servent à fabriquer.

Les caractères historiques sont :
• les Grecs du Roi (1542) de Garamond
• le Romain de l’Université
• le Grandjean ou Romain du Roi (1693-1745), de Philippe Grandjean
• les Buis du Régent (1723-1730) gravés sur bois
• les types poétiques (1740-1770) de Louis-René Luce
• le Didot millimétrique ou Romain de l’Empereur (1812-1815) de Firmin Didot
• les types de Charles X (1825-1832) de Marcellin Legrand
• le Jaugeon, (1904), inspiré de dessins de la fin du 17e siècle
• le Gauthier, (1960-1980) de Louis Gauthier, adapté aux compositions mécaniques et aux photocompositions


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