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Stéphane Layani, parrain de la septième édition de la Fête de la Gastronomie

Président du Marché International de Rungis et parrain de la Fête de la Gastronomie 2017, Stéphane Layani se confie sur ce nouveau rôle et sur son implication pour l’édition de cette année.  Découvrez sa vision du produit et de la thématique « Au cœur du produit »

 

Que représente pour vous la Fête de la Gastronomie, ses objectifs et ses impacts ?

Pour moi la Fête de la Gastronomie est une grande réunion de convivialité, de plaisir, de joie autour de la culture culinaire française dans toutes ses composantes. Elle illustre parfaitement l’inscription du repas gastronomique des Français au patrimoine immatériel mondial de l’UNESCO en 2010.  Ce qui compte dans le repas gastronomique des Français ce n’est pas sa composition, c’est avant tout de réunir les gens autour d’un moment de bonheur et de santé. Il est important d’avoir ce moment à table nécessaire à la création de relations de proximité. Et la Fête de la Gastronomie y contribue.

Que représente pour vous le rôle de parrain de la Fête de la Gastronomie ?

Je suis très honoré d’avoir été choisi pour cette 7ème édition ! Sans bons produits, on ne peut pas faire de bons plats. En tant que parrain 2017,  je souhaite mettre le produit au centre de la table et, avec lui, mettre en avant l'ensemble de la chaîne de l'alimentation. Celle-ci passe d’abord par les agriculteurs et les producteurs à qui on doit beaucoup. Il faut les respecter : c’est un travail difficile de nous nourrir tous les jours. Ensuite, il y a les 23 Marchés de gros, dont celui de Rungis, puis nos détaillants, nos restaurateurs, les marchés…  Dans cette chaine, le produit sert de fil rouge et les Marchés de gros interviennent et font le lien pour l’apporter préparé chez le consommateur.

La Fête de la Gastronomie permet de  faire la promotion des produits oubliés, innovants et vecteurs de plaisir, qui égaient le quotidien, mais également de valoriser les talents et les métiers, tout au long de la chaîne.

Comment souhaitez-vous porter ce rôle de parrain de l'édition 2017 ?

Je souhaite participer au maximum de petits et grands événements organisés les 22, 23 et 24 septembre, pour rencontrer les acteurs et les publics et comprendre leurs attentes. Ces échanges me seront également utiles au quotidien pour ma fonction de Président-Directeur général du Marché de Rungis.

Que vous inspire la thématique 2017 de la Fête de la Gastronomie, « Au cœur du produit » ?

C’est une thématique régalienne pour laquelle Rungis à un rôle éminent. Elle va permettre de mettre en exergue la diversité de l’agriculture et de l’agroalimentaire français. C’est aussi l’occasion de mettre en avant toutes les personnes qui sont derrière les produits : les agriculteurs qui travaillent quotidiennement pour nous en offrir une grande diversité, il ne faut pas les oublier.

Quel lien faites-vous entre gastronomie et culture ?

La gastronomie française se distingue de toutes les gastronomies mondiales depuis le 18ème siècle, marquant le début des écrits sur l’art de manger « à la française ». C’est cela la gastronomie, l’art d’écrire, d’enregistrer ce que fait le chef. La gastronomie est  aussi culturelle. Elle représente le folklore de notre beau territoire, l’universalité de la France qui a, très tôt, su intégrer des produits du monde.

En tant que président du Marché International de Rungis, quelle est votre vision du produit ?

Pour moi un produit doit avoir une histoire, être frais et sain. Il doit avant tout ne pas nuire. Je le vois aussi comme un facteur de plaisir qui doit être un moment de bonheur...

Ces dernières années, la qualité des produits, le retour au bien manger et le rapport à la nature semblent au centre des préoccupations des Français. Comment interprétez-vous ces attentes ?

Les Français ont des attentes multiples. L’essor de la grande distribution dans les années 70 et l’urbanisation ont éloigné leur rapport aux bons produits. Cependant, la tendance change et, depuis la dernière décennie, on constate un besoin de réassurance et de proximité de la part du grand public. Les consommateurs ont besoin d’une assurance qualité sur le produit.  On a voulu chasser l’intermédiaire en imposant le prix comme unique critère de choix mais tout évolue. Les consommateurs préfèrent manger moins mais manger mieux ! Le fait d’avoir un tiers de confiance comme les Marchés de gros et des professionnels de l’alimentation, est essentiel dans ce nouveau processus de consommation. Le succès des marchés incarne parfaitement ce besoin de proximité, cette volonté de pouvoir dire à un commerçant :  « J’ai été content de la bavette que vous m’avez vendue » !

Avez-vous un ou des produit(s) phare(s) ?

Je suis un grand amateur de fromages ! J’adore le roquefort, le comté et le beaufort, mes fromages de prédilection. Pour les viandes, j’adore le veau. Le bar pour les poissons et les fruits rouges pour les fruits et légumes.

Aimez-vous cuisiner ?

Je suis un grand cuisinier ! J’ai des phases d’obsession pendant lesquelles je reproduis des recettes toute la journée jusqu’à y arriver parfaitement.

 

Guillaume Gomez et Michel Roth, co-présidents de l'association Euro-Toques France, nous donne leur vision de chefs sur Rungis, "caverne d'Ali Baba" pour les cuisiniers. Notre interview, par ici : http://bit.ly/2oTySIb