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Trois questions à Laëtitia Demoineret, animatrice périscolaire

22/11/2012

Laëtitia Demoineret, animatrice périscolaire
Association des Résidents de l'Esplanade de Strasbourg

1 : En quoi consiste votre métier d’animatrice périscolaire ?
Une de mes missions en tant qu'animatrice périscolaire est d'aller chercher les enfants à la sortie de l'école et de les emmener au centre de loisirs. Une fois au centre, je commence l'aide aux devoirs. En fonction de leur âge, avec les autres animateurs, nous les aidons. Il ne s'agit pas de remplacer le rôle des institutrices mais simplement de les accompagner. Par exemple, nous les incitons a mieux lire les consignes des exercices. Ensuite, il y a aussi une  partie "jeux" où j'anime des activités avec les enfants. Par jour, le centre peut accueillir jusqu'à 25 enfants, le mercredi c'est jusqu'à 60 enfants. On ne s'ennuie pas.


2 : Qu’est ce qui vous a motivé à exercer ce métier ?
Ma propre expérience. Depuis toute petite, je suis attirée par les métiers en contact avec la jeunesse. Cela vient sans doute de mon enfance, où je m'identifiais beaucoup aux animatrices de centres de loisirs. Après une expérience d'aide maternelle dans un établissement scolaire, j'ai eu envie de sortir de ce cadre afin d'exercer dans le milieu périscolaire. Chaque année à l'ARES de Strasbourg, nous nous réunissons afin de monter un projet pédagogique comprenant plusieurs thèmes. C'est en quelque sorte notre feuille de route. On peut citer, comme exemple de thèmes : devenir responsable, vivre ensemble, être citoyen ou encore apprendre à s'écouter. Exercer hors de l'établissement scolaire me permet d'être davantage autonome dans le choix des activités, mais tout en restant dans le cadre de notre projet pédagogique. Mon rôle est de transmettre des valeurs par ces activités, et c'est en cela que je m'y retrouve.


3 : Vous travaillez dans l’économie sociale et solidaire. Qu’est-ce que cela vous apporte ? D’un point de vue professionnel ? D’un point de vue personnel ?
Travailler dans l'économie sociale et solidaire, c'est avant tout des valeurs humaines. Ici, toutes les décisions sont prises en équipe. On ne retrouve pas de logique de rentabilité. J'ai pu constater que les relations avec les parents étaient différentes, nous sommes plus proches d'eux. Personnellement, j'ai trouvé un secteur qui me correspond. J'envisage l'avenir avec optimisme : être diplômée prochainement - je suis en alternance - puis exercer plusieurs années encore afin de devenir directrice d'un secteur, peut-être. Personnellement et professionnellement, j'ai envie de créer des choses concrètes pour les enfants. Je me dis que nous leur offrons une plus-value à travers notre "posture". Le fait de donner et de m'impliquer autant sont deux aspects très important pour moi. Animateur périscolaire est un très beau métier qu'on emmène souvent chez soi, même après avoir quitté le centre. C'est mon engagement personnel, et c'est très enrichissant pour moi.

 

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Zoom sur l'ARES

L'ARES - Association des Résidents de l'Esplanade de Strasbourg - est née en décembre 1964 de la volonté d'une poignée d'habitants de faire face aux problèmes posés par l'Opération Esplanade alors dans sa phase initiale.

L'ARES remplit deux missions, celle de l'Association qui agit pour la cadre de vie du quartier et celle du Centre Socio-Culturel qui propose des services aux habitants, même si tous deux contribuent conjointement à la qualité de vie des Esplanadiens.

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