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Les solutions pour financer votre reprise d'entreprise

05/01/2017

Définir votre projet, vous renseigner sur le marché, trouver la bonne entreprise : les étapes d'une reprise sont nombreuses et demandent de la préparation. Parmi elles figurent aussi un incontournable : réunir des fonds pour racheter l'entreprise convoitée. Quels dispositifs existent pour financer votre projet ? Qui pouvez-vous solliciter ? Quels montants pouvez-vous réunir ? Tour d'horizon des moyens à votre disposition.

Où trouver de l'argent ? Si vous vous êtes lancé dans un projet de reprise d'entreprise, voilà une question qui ne manquera pas de se poser rapidement. Avant même de solliciter un établissement bancaire, vous devez en effet disposer d'un apport, des « fonds propres », pour démontrer le sérieux de votre démarche. « 20 à 35 % du prix de vente de l'entreprise, parfois plus selon la cible et le contexte économique » doit venir de ces fonds que vous réunissez vous-même, estime ainsi l'Agence France Entrepreneur (AFE), chargée de coordonner l'action nationale en faveur de l'entrepreneuriat. Mais votre argent et les banques ne sont pas les seules possibilités.

Votre argent personnel

Afin de prouver votre motivation et votre attachement à votre projet, vous devez en effet y verser une part de vos propres deniers. Attention toutefois : « ne mettez pas 100 % de votre patrimoine disponible dans le rachat [d'une] entreprise », préviennent les Chambres de commerce et d'industrie (CCI) de France.
 

Les proches

Premières portes auxquelles aller frapper ensuite : celles de votre famille et de vos amis. Ils peuvent participer à votre projet, sous la forme de donations, de prêts ou de participations au capital de votre future structure. Les particuliers qui investissent dans des entreprises peuvent bénéficier en sus d'avantages fiscaux.

>> En savoir plus sur ces incitations fiscales
 

Les aides publiques

L'Etat, les régions, les communes ou certains établissements publics peuvent vous proposer des aides à chaque étape de la vie de l'entreprise, et notamment lors d'une reprise. L'Observatoire des aides aux entreprises, base de données de référence pour les aides publiques au plan national, recense environ 3 000 dispositifs. Vous pouvez y rechercher un financement par besoin, par secteur, par département ou encore par financeur.
 

Zoom sur le dispositif Nacre

Nacre (pour « nouvel accompagnement pour la création ou la reprise d'entreprise ») est un dispositif d'Etat permettant de bénéficier d'avances personnelles jusqu'à 8 000 euros, sans intérêts et remboursables dans un délai maximum de 5 ans. Ce prêt permet de consolider les fonds propres de votre projet. Il doit être couplé avec un prêt bancaire ou solidaire et s'insère dans un parcours d'accompagnement sur trois ans. Nacre s'adresse aux publics cibles des politiques publiques de l'emploi : demandeurs d'emploi, bénéficiaires de minima sociaux, salariés repreneurs de leur entreprise...

>> En savoir plus sur Nacre

 Lire aussi : Comment se financer sans passer par les banques

 

Les prêts d'honneur

Adressez-vous à des réseaux d'accompagnement, comme Initiative France, Réseau Entreprendre ou l'Association pour le droit à l'initiative économique (Adie). Ils peuvent vous proposer un prêt d'honneur, sans garantie ni caution personnelle, généralement à taux zéro, et inscrit en fonds propres. Son montant se situe généralement entre 8 000 et 20 000 euros, mais il peut atteindre 90 000 euros pour les projets innovants.
 

Des solutions spécifiques pour les demandeurs d'emploi

Si vous êtes demandeur d'emploi, vous pouvez bénéficier de solutions de financement complémentaires. L'aide à la reprise ou à la création d'entreprise (Arce) vous permet ainsi de recevoir 45 % du montant de vos allocations chômage sous forme de capital, en deux fois. Quant à l'Accre (« aide aux demandeurs d'emploi créant ou reprenant une entreprise »), elle vous permet d'obtenir une exonération des charges sociales pendant un an, sur la partie des revenus ou rémunérations ne dépassant pas 120 % du Smic.

 

Les investisseurs

« Vous avez la possibilité de créer une holding de reprise et d'ouvrir le capital de cette dernière à [des] investisseurs », signale l'Agence France Entrepreneur. Autrement dit, il s'agit de créer une société-mère qui va détenir tout ou partie de la structure qui fait l'objet de la reprise. Vous pouvez alors récolter des fonds par le biais du financement participatif (crowdfunding), de business angels ou même de fonds d'investissements.
 

Des dispositifs pour les femmes entrepreneurs

Les femmes qui se lancent dans la reprise d'une entreprise peuvent bénéficier de dispositifs dédiés. Notamment le fonds de garantie à l'initiative des femmes (FGIF), qui consiste en une garantie d'emprunt bancaire, couvrant jusqu'à 70 % du montant du prêt, dans la limite de 45 000 euros. Le réseau d'accompagnement Racines propose, dans ses « clubs locaux d'épargne pour les femmes qui entreprennent » (Clefe), des prêts aux femmes créatrices et gestionnaires de leur entreprise. Divers concours régionaux, nationaux ou même internationaux s'adressent aux femmes entrepreneurs, avec à la clé des financements et/ou des accompagnements spécifiques.

 Lire aussi : Transmission d'entreprise : comment réussir la négociation et la conclusion de la vente ?

 

Les crédits

Une fois vos fonds propres réunis, vous pouvez démarcher plus facilement les établissements financiers, ou même directement le cédant de l'entreprise, pour des crédits.

Auprès du cédant

Le cédant peut vous accorder un prêt (appelé « crédit-vendeur ») pour reprendre son entreprise. Toutefois, cette solution est « surtout utilisée lorsque le cédant connait suffisamment le repreneur pour accepter de prendre le risque », précise les CCI de France, comme en « cas de reprise par un héritier ou pour les petites entreprises reprises par un salarié ».

Auprès de Bpifrance

La banque publique d'investissement Bpifrance propose le contrat de développement transmission pour les reprises de petites et moyennes entreprises (PME). Il s'agit d'un prêt de 40 000 à 400 000 euros, sans garantie ni caution personnelle, toujours associé à un prêt bancaire. Il peut représenter au maximum 40 % de l'ensemble des prêts mis en place. Ce contrat de développement transmission concerne « l'achat majoritaire de parts ou d'actions, de fonds de commerce, frais d'acquisition, remboursement de comptes courants, renforcement du fonds de roulement », explique Bpifrance.
De plus, la banque publique d'investissement peut garantir votre prêt bancaire à hauteur de 50 % (ou 70 % avec l'intervention de la région), pour la reprise d'une PME, via sa solution « Garantie transmission ».

Auprès des banques

Ultime étape de la recherche de financement : le prêt à la banque. « L'endettement se fait généralement sur une durée de 7 ans et ne couvre généralement pas plus de 70 % du prix d'acquisition », prévient l'Agence France Entrepreneur. « Ne vous contentez pas de vous renseigner sur les taux, les frais de dossier et les garanties ont leur importance et peuvent se négocier », conseillent les CCI de France.
Les banques exigeront vraisemblablement des garanties. Outre les éventuelles cautions personnelles et hypothèques, différents organismes peuvent proposer des garanties d'emprunts bancaires, notamment :

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