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11 entrepreneurs s’engagent pour des défis d’intérêt général

Durant 10 mois, l’administration reçoit 11 entrepreneurs d’intérêt général invités à innover et à proposer de nouvelles solutions numériques pour moderniser l’Etat.

Les défis d’intérêt général

En juin 2016, l'Etat annonçait sa volonté d’accueillir des « entrepreneurs d’intérêt général ». Issus du secteur privé, ces entrepreneurs ont pour mission d’aider à poursuivre deux objectifs :

  1. Développer l’innovation ouverte au sein de l’administration : améliorer la connaissance par les administrations de nouvelles ressources et accélérer la capacité d’expérimentation et de modernisation de l’Etat.
  2. Favoriser l’engagement citoyen au sein de l’administration : ouvrir davantage l’administration aux initiatives d’intérêt général de la société civile en les articulant avec l’action publique.

Plusieurs administrations ont lancé des défis aux entrepreneurs à travers ce programme piloté par Etalab, la mission du secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP).

Agence France Développement

L’agence souhaite développer l’utilisation des techniques de reconnaissance d’images satellites pour suivre l’avancement de projets financés par l’AFD et assurer la bonne utilisation des fonds.

Bibliothèque nationale de France

La BnF souhaite élaborer une plateforme de co-production de données entre acteurs publics culturels et scientifiques.

Cour des comptes

La Cour des comptes souhaite concevoir un chatbot (c’est-à-dire un agent conversationnel) pour que le grand public puisse interroger simplement les données dans les rapports de la Cour des comptes (par exemple pour pouvoir extraire des informations sur une entreprise ou sur un thème).

Ministère de la Culture et de la Communication

Le ministère de la Culture et de la Communication souhaite utiliser le crowd-sourcing, c'est-à-dire le fait de travailler de manière collaborative, pour développer une base de données sur le patrimoine culturel qui informerait sur les monuments classés.

Ministère de l’Intérieur

Le ministère de l’Intérieur a proposé deux défis.

Il souhaite améliorer la qualité les données du système national du permis de conduire (SNPC) à l'aide des données du répertoire national d'identification des personnes physiques en vue de ne conserver dans le SNPC que les données conformes à sa finalité.

Le ministère propose aussi de croiser les données d'accidentalité avec les données de verbalisation pour réaliser un outil de cartographie décisionnelle.

Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Le ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche souhaite constituer une interface de programmation (aussi appelée API) d’aide à la mise en relation de données textuelles non normées avec des référentiels.  

Ministère de la Santé

Le ministère de la Santé souhaite utiliser les données du système national des données de santé (SNDS) pour modéliser les parcours de soin à l’Agence régionale de la santé (ARS) d'Occitanie et identifier ainsi les parcours aberrants et les écarts par rapport aux recommandations de bonnes pratiques.

Ministère de l’Economie et des Finances

Le ministère de l'Economie et des Finances souhaite développer des techniques d'analyse de données (modèles prédictifs et analyse des réseaux) pour garantir la bonne gestion des droits et paiements de l'administration à l'égard des citoyens et des entreprises et ainsi lutter contre les fraudes.

Les entrepreneurs

Onze entrepreneurs ont été sélectionnés par un jury présidé par Frédéric Mazzella, président de Blablacar, et composé de membres des administrations d’accueil, d’experts du numérique et de start-up.

>> Voir tous les lauréats

Les entrepreneurs lauréats ont intégré les administrations en janvier, pour un contrat de 10 mois à temps plein.

Voir aussi : [Vidéo] L'open data, « une mine d'or encore inexploitée pour les entrepreneurs »

 

Zoom sur le défi au sein du ministère de l'Economie et des Finances

L’administration fiscale a renforcé les contrôles pour faire face aux fraudeurs mais elle est confrontée à des fraudes de plus en plus complexes : les fraudeurs apprennent à s’adapter aux nouveaux contrôles, et élaborent des stratégies de fraude très sophistiquées.

Face à ces nouveaux enjeux, l’administration fiscale a choisi de lancer un défi pour repérer les fraudeurs grâce à l’utilisation des nouvelles technologies. Marion Paclot, l’entrepreneure sélectionnée pour relever le défi doit répondre à deux objectifs :

  • améliorer l’efficacité du ciblage des contrôles et ainsi permettre, avec les mêmes moyens, de détecter plus de fraudes :
  • déceler les fraudes plus rapidement afin d’en stopper les conséquences financières.

Marion Paclot

Diplômée de l'Ecole nationale de la statistique et de l’administration électronique (ENSAE) et de Sciences Po Paris, elle a d'abord été économiste-statisticienne, puis a ensuite travaillé comme datascientist. C'est elle qui relève aujourd'hui le défi du ministère de l'Economie et des Finances.

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