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Viandes hachées fournies à la distribution

Dans le cadre de ses missions de protection des consommateurs et de lutte contre les fraudes alimentaires, la DGCCRF a mené des vérifications de la composition des viandes hachées.

© Pixabay

Dans le cadre de ses missions de protection des consommateurs et de lutte contre les fraudes alimentaires, la DGCCRF a mené des vérifications de la composition des viandes hachées. Dans le prolongement d’investigations précédentes, cette enquête a ciblé les filières d’approvisionnement de la grande distribution française depuis d’autres pays de l’Union européenne. Les résultats sont globalement en amélioration.

L’enquête de la DGCCRF est venue compléter les contrôles conduits précédemment sur la composition des viandes hachées fabriquées en France, en s’attachant cette fois aux importations en provenance de l’Union européenne et aux circuits d’approvisionnement de la grande distribution et des collectivités[1].

Cinq filières d’introduction sur le sol national ont été ciblées pour des analyses de lots de taille importante, en s’appuyant sur des prélèvements dans différents lieux de stockage, pour la bonne traçabilité des échantillons et la représentativité des résultats.

Les enquêteurs ont contrôlé 19 établissements et prélevé 13 échantillons pour analyse en laboratoire. Les analyses ont notamment porté sur la sécurité des produits (absence de substance indésirable) et la loyauté de l’information sur les espèces annoncées (viande bovine) et la qualité des produits (absence de morceaux non prévus).

Parmi les 13 non-conformités relevées, cinq ont principalement porté sur des taux de collagène[2] sur protéines de viande (C/P) légèrement trop élevés. La présence de tissus lymphoïdes[3] a également été constatée, y compris dans des cas où les contrats ‒ fondés sur la démarche « 100 % muscle » ‒ prévoyaient leur retrait[4].

Des traces (inférieures à 1 %) d’ADN de buffle ont été décelées dans les viandes hachées en provenance d’Italie. Il s’agit probablement de contaminations croisées, c’est-à-dire dues à une négligence dans le lavage de lignes de production.

Compte tenu du caractère transfrontalier de cette enquête, les constats de la DGCCRF font l’objet d’investigations complémentaires dans plusieurs États membres, et ce dans le cadre du réseau d’échange d’informations sur les fraudes alimentaires, qui permet la montée en puissance d’une action de contrôle coordonnée dans les filières alimentaires.

Cible Résultats

19 établissements
13 prélèvements

Taux de non-conformité des prélèvements : 38 %
2 avertissements
2 communications aux administrations d’autres États membres

 

[1] La restauration hors domicile constitue un débouché important pour les viandes hachées, notamment d’origine communautaire. Les grandes enseignes de la distribution privilégient au contraire les viandes françaises.

[2] Le collagène est une famille de protéines. Il confère aux tissus une résistance mécanique à l’étirement.

[3] Le tissu lymphoïde est l’ensemble des cellules que contiennent certains organes responsables des défenses immunitaires chez l’homme : moelle osseuse, appendice, amygdales, etc.

[4] Lorsque les contrats sont fondés sur la démarche « 100 % muscle » ‒ et quel que soit le contrat s’il ne s’agit pas de tissus attenant aux muscles ‒, ces tissus lymphoïdes doivent être retirés.

Liens utiles

  • règlement (CE) nº 1760/2000 du 17 juillet 2000 établissant un système d’identification et d’enregistrement des bovins et concernant l’étiquetage de la viande bovine et des produits à base de viande bovine
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