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Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes

Surveillance de la contamination des thés et tisanes par les alcaloïdes pyrrolizidiniques - 26/04/2016

La DGCCRF a diligenté une enquête afin de recueillir des données sur la contamination des thés et des tisanes par les alcaloïdes pyrrolizidiniques. Ces substances ont été mises en évidence dans 16 % des échantillons analysés.

 

 

 

©Phovoir.fr

 

 

Les alcaloïdes pyrrolizidiniques (AP) sont des substances naturellement produites par plusieurs espèces de plantes, pour la plupart des mauvaises herbes, qui peuvent contaminer les récoltes et se retrouver dans les denrées alimentaires. Certaines molécules ont des propriétés cancérogènes et génotoxiques, c’est-à-dire susceptibles d’occasionner des lésions dans l’ADN.

De fait, les autorités sanitaires, notamment européennes, disposent encore d’assez peu de données de contamination des denrées alimentaires pour caractériser l’exposition des consommateurs à ces  contaminants. En 2011, l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) a publié un avis sur les risques liés à l’exposition alimentaire aux AP. Elle n’a pas été en mesure d’évaluer l’ensemble de l’exposition alimentaire ni de caractériser le risque de manière globale car les seules données de contamination disponibles concernaient les miels. L’EFSA a néanmoins estimé que les risques sanitaires ne pouvaient être exclus chez les enfants forts consommateurs de miels et a recommandé la collecte de données de contamination d’autres denrées alimentaires. Plus récemment, en juin 2015, le JECFA[1] a indiqué une préoccupation sanitaire pour les forts consommateurs de miels et de thés.

En 2015, la DGCCRF a donc diligenté une enquête visant à rechercher 26 molécules d’AP dans 38 échantillons de thés et de tisanes. Ces substances ont été mises en évidence  dans 6 échantillons de produits tels que vendus (soit 16 % des prélèvements analysés).

Les données recueillies ont été transmises à l’EFSA, via l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail). Un avis de l’EFSA permettant d’actualiser l’exposition des consommateurs aux AP est attendu prochainement.

L’enquête diligentée par la DGCCRF a permis de sensibiliser les opérateurs à un danger encore assez peu connu. Elle sera reconduite en 2017 et élargie à d’autres denrées alimentaires.

 

[1] JECFA : comité d’experts mixte FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) et OMS (Organisation Mondiale de la Santé)

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