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Noix de Saint-Jacques : la DGCCRF contrôle la teneur en eau et en additifs

 

 

Si la France est un gros producteur de noix de Saint-Jacques, elle est également, du fait de sa forte consommation, un gros importateur (plus de 80 % des pectinidés consommés sont importés). Afin d’éviter les tromperies et la concurrence déloyale, la DGCCRF contrôle régulièrement la teneur en eau et en additifs de ces produits de la mer.

 

 

Préalablement à l’enquête, les DDI concernées avaient adressé un courrier de sensibilisation aux GMS et à certains mareyeurs pour les sensibiliser au trempage des noix de pectinidés, pratique considérée comme trompeuse lorsque le consommateur n’en est pas clairement informé puisqu’elle est destinée à augmenter le poids des produits.

Les contrôles ont particulièrement ciblé les produits frais (Pecten maximus) importés du Royaume Uni, Écosse, Irlande et Île de Man. En effet, les enquêtes précédentes avaient révélé que les noix de Saint-Jacques en provenance de ces pays subissaient un trempage.

Le laboratoire SCL de Marseille a effectué les analyses des prélèvements.

Le rapport humidité/protéine (H/P)

Le rapport humidité/protéine des noix de Saint-Jacques doit être inférieur à 5 (ce chiffre correspond au pourcentage de prise en eau inévitable lors des rinçages des coquilles au cours du décorticage). Selon les résultats des prélèvements effectués lors des visites d’établissements, 57 % des produits du Royaume-Uni et d’Irlande étaient conformes, soit 20 produits sur 35 prélevés.

* À compter du 1er janvier 2013, le terme avertissement est substitué au terme rappel de réglementation utilisé antérieurement.

Pour les autres provenances, la conformité par rapport aux prélèvements est la suivante :

  • France : 3 sur 4 ;
  • Chili et Pérou : 2 sur 3 ;
  • États-Unis et Canada : 4 sur 9.

 

Concernant la mention du nom scientifique, du pays d’origine, de la zone de capture et du mode de production, l’enquête a montré que la réglementation était globalement respectée.

Concernant la présence d’additifs, les analyses n’ont pas permis de détecter d’acide citrique ou de glutamate dans les produits prélevés. Des cas d’ajouts de polyphosphates non autorisés ont été décelés dans des noix de Placopecten Magellanicus provenant des États-Unis.

De manière générale, cette enquête a permis d’attirer l’attention des détaillants sur la pratique du trempage des noix de pectinidés. A la suite du courrier d’information envoyé préalablement à l’enquête, certaines grandes et moyennes surfaces ont contacté leurs fournisseurs pour exiger des produits certifiés sans addition d’eau. Toutefois, malgré cette action de sensibilisation, le dépassement du rapport H/P (laissant présumer un trempage volontaire sans que le consommateur en soit informé, ou de mauvaises pratiques de lavage) reste un problème pour les noix originaires du Royaume-Uni et d’Irlande (25,7 %). Aux États-Unis, le trempage semble une pratique courante, avec des quantités d’eau ajoutée très élevées, sans pour autant que l’étiquetage soit très explicite sur le sujet. La DGCCRF restera donc très vigilante en ce qui concerne ces produits.

 

 

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