Accueil du portailDGCCRFPublicationsVie pratique Fiches pratiques › Appareil multimedia : choisir un produit sûr
Logo DGCCRF

 

 

Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes

Appareil multimedia : choisir un produit sûr

15/12/2017

Les appareils multimédia évoluent très vite. Leurs performances et leurs prix aussi ! Comment choisir son équipement sans se tromper ? Et pour quelle utilisation ?  Eléments de réponse.

Crédit photo : © Pixabay

Appareil multimedia : choisir un produit sûr - PDF, 364 Ko

Les offres de contenus multimédias, la vidéo, la vidéo 3D, la musique, la littérature, etc. se sont adaptées aux innovations technologiques et à l’apparition de nouveaux modes de diffusion. Les nouveaux supports proposés aux consommateurs doivent répondre aux exigences légales de conformité.

La vidéo

Si la cassette VHS est en voie de disparition, le DVD « classique » représente encore 85 % des supports physique de vidéos vendus en 2014. Le « Blu‐ray », son concurrent, qui s’est imposé à partir de 2008 comme le support de référence pour la haute définition, peine à progresser, avec près de 15 % des ventes mais 24 % du chiffre d’affaire du secteur.

Cette technologie offre une qualité d’image bien supérieure, associée à une capacité de stockage de données là aussi plus importante, permettant notamment l’accès à des bonus de films en plus grand nombre. Cependant, les produits « Blu‐ray » sont chers et pour bénéficier de la technologie, il faut acquérir un lecteur spécifique.

Ces lecteurs « Blu-ray » sont le plus souvent « rétro compatibles » et donc capable de lire des DVD. A l’inverse, il convient d’être attentif au fait que le lecteur DVD classique ne peut pas lire les disques « Blu‐ray » proposés à la vente.    

Par ailleurs, la technologie 3D qui vient parfois s’ajouter à l’offre haute définition du « Blu‐ray » suppose un équipement adapté pour profiter du spectacle (lecteur vidéo et télévision 3D). Il est donc indispensable, avant tout achat de support vidéo, de vérifier le type de lecteur sur lequel il pourra être visionné et d’être attentif aux capacités des appareils (« Blu‐ray » avec ou sans 3D). La même attention devra être portée à la compatibilité des lunettes 3D (actives ou passives) avec l’équipement dédié. La relative différence de prix entre les lecteurs
 « Blu‐ray » « classiques» et les lecteurs « Blu‐ray » proposant aussi la 3D, doit inciter à la réflexion sur le type d’équipement choisi.

L’offre en contenus vidéo recouvre également les jeux vidéo (consulter la fiche pratique sur les jeux vidéo).

Attention

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a émis, en 2014, un avis relatif aux effets sanitaires potentiels des technologies audiovisuelles en vision 3D stéréoscopique (3Ds communément appelée 3D). Elle y recommande que les enfants de moins de 6 ans n’y soient pas exposés et que ceux de moins de 13 ans en fassent un usage modéré.

 La musique

Aujourd’hui, le matériel de lecture des œuvres musicales ne se limite plus aux baladeurs musicaux dédiés à cette seule fonction mais englobe désormais les appareils tels que les tablettes numériques et les « smartphones » qui permettent la lecture de fichiers audio et vidéo.

Face aux « smartphones », les baladeurs musicaux uniquement dédiés à la musique deviennent de plus en plus performants sur la restitution audio. L’évolution technologique permet également pour ces produits d’atteindre la haute définition, à un coût qui peut néanmoins être élevé.

Important

L’utilisation intensive de ces différents types d’appareils, en particulier par les jeunes, peut provoquer des déficits auditifs importants. L’article L.5232‐1 du Code de la santé publique et l’arrêté du 25 juillet 2013 portant application de cet article prévoient des dispositions destinées à limiter les risques de troubles auditifs irréversibles en cas d’utilisation prolongée des lecteurs de musique personnels.

 En pratique, les lecteurs de musique personnels doivent délivrer une puissance acoustique inférieure à 100 dBA (décibels avec la pondération « A » qui simule la perception par l’oreille de l’intensité sonore en tenant compte de la sensibilité moyenne des personnes).

L’utilisateur doit être informé lorsque le niveau sonore dépasse 85 dBA. L’appareil, l’emballage ou la notice d’utilisation doivent porter un pictogramme de sécurité d’une hauteur minimale de 5 mm (oreille au milieu d’un triangle) ainsi qu’un avertissement libellé d’une manière similaire à celui-ci : « Afin d’éviter des dommages auditifs éventuels, ne pas écouter à un niveau sonore élevé pendant une longue durée ».

     

 

Sécurité des écouteurs et des  casques

Ces équipements sont concernés en tant que tels par la réglementation. Néanmoins, les dispositifs d’écoute vendus seuls ne sont pas soumis aux obligations d’affichage du pictogramme et de l’avertissement de sécurité. En revanche, lorsqu’ils sont utilisés avec un baladeur, ils doivent respecter les limites de pression acoustique et de tension électrique prévues par les normes applicables.

En 2013, la DGCCRF a effectué des contrôles sur les lecteurs de musique personnels et les écouteurs. Près de 200 appareils (96 lecteurs et 93 dispositifs d’écoute) ont été vérifiés dans une soixantaine d’établissements : aucun ne dépassait le seuil légal de pression acoustique fixé à 100 dBA.

Le livre numérique    

Le livre numérique (« electronic book » ou « ebook ») est un fichier électronique contenant un texte sous forme numérique. De plus en plus de maisons d’édition diffusent les écrits de leurs auteurs sous forme électronique.
 
La liseuse (ou « reader ») est un appareil électronique dédié à la lecture des livres numériques  qui permet, grâce à la miniaturisation croissante des composants électroniques, de se rapprocher du livre  papier traditionnel par son autonomie, sa portabilité et sa légèreté (moins de 200 grammes). Elle a généralement une taille inférieure au format A4 et est parfois d’un encombrement plus faible qu’un livre de poche.

Quelques fonctions annexes propres au format électronique peuvent être proposées, telles que le zoom, des options de réglage des tonalités, contraste et couleur, et des interfaces d'échange notamment USB, etc. Ainsi, à partir de 60 euros pour les premiers prix et 200 euros en moyenne, et pour un poids compris  entre 150 et 190 grammes, la liseuse permet de stocker de nombreux ouvrages et de transporter sa  bibliothèque personnelle.

Pour l’instant, le catalogue des ouvrages numériques est encore limité par rapport à celui des librairies  traditionnelles et est souvent segmenté en fonction des éditeurs ou des distributeurs. Au moment de  l’achat, il convient donc de bien se renseigner sur le catalogue accessible.

Les éléments ci-dessus sont donnés à titre d'information. Ils ne sont pas forcément exhaustifs et ne sauraient se substituer aux textes officiels.

 

Pour tout renseignement complémentaire, reportez-vous aux textes applicables ou rapprochez-vous de la préfecture de votre département, plus précisément de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) ou direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) .

Partagez cet article !