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L’ionisation des aliments

 

L’augmentation globale de 13 % de la quantité de denrées traitées par ionisation est majoritairement due à la forte hausse des quantités d’herbes et d’épices traitées en 2013. Le taux de non-conformité (3,8 %) augmente d’un point en un an en raison d’un défaut de mention de l’ionisation dans l’étiquetage.

 

 

L’ionisation des aliments consiste à les exposer à des rayonnements ionisants afin de réduire le nombre de micro-organismes qu'ils contiennent. Selon l’aliment, elle prévient la germination, extermine les insectes (légumes), retarde la maturation (légumes), prévient les maladies (volaille) ou réduit les micro-organismes (herbes aromatiques).

Cette irradiation des aliments est réglementée au niveau communautaire par la directive n° 1999/2/CE du 22 février 1999 et en France par le décret n° 2001/1097 du 16 novembre 2001 et l’arrêté du 20 août 2002.

Les denrées ionisées en France sont majoritairement les cuisses de grenouille congelées (370 tonnes en 2013), les herbes aromatiques séchées, épices et condiments (314 t), et la viande de volaille (7 t). Le procédé ne représente plus qu’une faible partie du chiffre d’affaires pour la plupart des unités autorisées à le pratiquer sur les denrées.

L’enquête annuelle de la DGCCRF contrôle le bon fonctionnement des cinq établissements agréés. Elle a également vérifié l’absence de traitement dans les denrées et ingrédients pour lesquels il est interdit, et recherché des denrées et ingrédients dont l’ionisation est autorisée mais qui ne l’auraient pas mentionnée sur l’étiquetage.

Les denrées alimentaires ionisées en France ont augmenté de 13 % en 2013, à 691 tonnes. La part de la viande de volaille a subi une nouvelle baisse (de 94,5 %), tandis que les herbes aromatiques séchées ont crû de près de 2 000 %.

75 des 169 prélèvements ont fait l’objet d’une analyse plus ciblée dans un laboratoire extérieur

Les produits alimentaires ayant fait l’objet de prélèvements sont principalement ceux qui avaient présenté un taux élevé de non-conformité en 2012. En cas de suspicion de traitement ionisant non déclaré ou non autorisé, l’analyse menée par le Service commun des laboratoires (SCL) a été doublée d’une autre analyse effectuée par un laboratoire extérieur agréé.

Sept échantillons étaient « non conformes » et un échantillon « à surveiller »

Le traitement avéré par ionisation n’était pas indiqué sur l’étiquetage d’aiguillettes[1] de poulet (Thaïlande, Allemagne), de soupes déshydratées de poulet (Israël), de romarin (Maroc), de deux mélanges de légumes secs et d’herbes (France) et de nouilles instantanées saveur porc (Chine).

Des queues d’écrevisse rouge des marais décortiquées et cuites, en provenance de Chine, avaient subi une ionisation qui n’est pas autorisée pour ce produit.

Six avertissements et deux mesures de police administrative ont été rendus

Les mesures de police administrative et les avertissements ont suivi les observations suivantes : manquement à l’hygiène dans un établissement, défaut d’emploi de la langue française sur l’étiquetage, absence de mention du traitement d’ionisation sur l’étiquetage de nouilles instantanées, traçabilité insuffisante de produits alimentaires, altération des instruments de mesure, manquement aux règles d’étiquetage et défaut d’information générale sur les prix et les conditions de vente.

Cible Résultats

169 prélèvements analysés
par le laboratoire du SCL

taux de non-conformité : 3,8 %
7 échantillons non conformes
1 échantillon à surveiller
6 avertissements
2 mesures de police administrative
1 procès-verbal

 

[1] Deux mesures de police administrative ont été prises pour ces produits.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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