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Le food truck : une nouvelle tendance de consommation surveillée par la DGCCRF

 

 

 

Le « food truck » ou camion-cantine ambulant, inspiré d'un concept new-yorkais, est un nouveau mode de restauration nomade qui associe deux prestations en vogue : la restauration rapide conjuguée à la cuisine de qualité et de proximité.

Si les food truck ne semblent pas être un concept nouveau au regard des camions à pizza ou encore les baraques à frites, ils se positionnent comme une alternative plus saine que les fast-foods à l’heure du déjeuner. Leur originalité est en effet de proposer des plats, composés de produits de qualité et locaux, préparés devant les clients dans des zones très fréquentées, où il n’y a pas ou peu d’offres de restauration.

Un mode de consommation très en vogue qui intéresse aussi les grandes enseignes

Cette tendance qui a démarré à Paris en 2011 avec l’enseigne du Camion qui Fume®, importée des Etats-Unis par une Américaine, Kristin Frederick, est actuellement en plein développement.

Selon l’association «Street Food en Mouvement», il existerait près de 400 food trucks dans l’hexagone, dont une grande majorité dans la capitale malgré les freins au développement liés au respect des normes sanitaires ou encore à l’obtention d’un permis de vendre sur la voie publique.

Devant le succès de ce phénomène, la mairie de Paris a d’ailleurs lancé dernièrement un appel à projets pour 40 nouveaux food trucks en 2015. Les propriétaires de ces camions-cantines sont pour la plupart des particuliers.

Selon l’association «Street Food en Mouvement», le budget moyen à prévoir comme investissement initial est de 50 000 euros pour un chiffre d’affaires moyen par service sur des emplacements récurrents s’élevant entre 300 et 500 euros. Cependant, il existe une grande disparité de chiffres d’affaires entre les différents food trucks, en fonction de la renommée du camion, du potentiel de l’emplacement et de la qualité des produits servis.

Les marques et les enseignes telles que RichesMonts, Heinz, Alvalle, Franprix, Monoprix, se sont également emparées du Food truck pour aller à la rencontre des consommateurs.

Le food truck est devenu un outil marketing qui reflète l’évolution de nos modes de consommation à l’ère numérique : en moyenne, l’habitué est âgé de 30 ans, dépense 10 euros pour un repas et choisit son Food truck via les réseaux sociaux ou encore les applications de géolocalisation sur smartphone.

Une activité itinérante surveillée par la DGCCRF

L’un des trois axes prioritaires de l’Opération Interministérielle Vacances 2015 porte sur le contrôle des commerces soumis à un pic saisonnier d’activité à l’égard desquels les enquêteurs renforceront leur vigilance cet été.

A ce titre, les vendeurs itinérants, et parmi eux les « food-trucks » ou « camions-restaurant », sont visés puisque des anomalies ont déjà été constatées sur l’origine trompeuse des produits, notamment alimentaires, et le non-respect de la chaîne du froid.

Facilement accessibles, souvent bon marché et bénéficiant d’un effet « mode », ces professionnels sont de plus en plus prisés par les consommateurs et sont soumis, par voie de conséquence, à une pression grandissante (ex : affluence rapide et importante d’une clientèle de passage, amplitudes horaires soutenues).

Leur activité représente donc un risque potentiel pour la sécurité des vacanciers en termes de loyauté des transactions, d’information du consommateur, d’hygiène des installations, de sécurité des produits alimentaires ainsi qu’un enjeu en matière d’exercice de la concurrence, qui justifie que la surveillance de la DGCCRF s’adapte à leur essor.

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