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Enquête sur les miels français et d'importation

29 directions départementales ont procédé au contrôle de 71 apiculteurs, de 4 coopératives agricoles et de grossistes, grandes ou moyennes surfaces et commerces de proximité vendant des miels français ou d'importation.
Un double objectif à cette enquête : la recherche de résidus d'antibiotiques et la vérification des étiquetages.

Pour lutter contre les loques américaine ou européenne, maladies graves et contagieuses des abeilles, les apiculteurs utilisent des antibiotiques : chloramphénicol ou tétracyclines. Sur 93 échantillons analysés, le laboratoire de Marseille a décelé des résidus d'antibiotiques dans 5 échantillons : 3 miels français et 2 miels argentins. Toutefois, aucun de ces prélèvements ne présentait des teneurs supérieures à celles relevées au cours des précédentes enquêtes en 2001 et 2005, et une nette amélioration est constatée : 5,4 % des échantillons présentent des résidus d'antibiotiques en 2006 contre 17,4 % en 2005.

Les exigences réglementaires d'étiquetage (fixées par le décret 2003-587 du 30 juin 2003) sont globalement bien respectées. Les principales anomalies ont été relevées chez les apiculteurs locaux. Elles concernent l'emploi abusif des mentions valorisantes «100% miel» «100% ruche», «100 % pur et naturel», l'emploi des mentions «toutes fleurs» ou «mille fleurs», qui ne sont admises qu'à titre de mention informative, en plus de la dénomination de vente, ou l'absence d'indication du pays d'origine.

Ces anomalies ont donné lieu à 17 notifications d'information réglementaire, 25 rappels de réglementation (anomalies qui donneront lieu à une nouvelle visite) et 4 procédures contentieuses. Les opérateurs concernés ont fait l'objet de contrôles ultérieurs : les étiquetages, modifiés, étaient conformes à la réglementation.
La dénomination abusive «miel de sapin» (fausse origine végétale) a entraîné la constitution d'un dossier contentieux.

Les résultats de cette nouvelle enquête mettent en évidence une amélioration significative de la situation en ce qui concerne les résidus d'antibiotiques dans les miels français et d'importation et la nécessité d'engager des poursuites contentieuses à l'encontre des opérateurs, déjà contrôlés, qui ne respecteraient pas la réglementation en matière d'étiquetage.

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