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Contamination des denrées alimentaires par les mycotoxines

 

La DGCCRF met en œuvre chaque année un plan de surveillance de la contamination des denrées alimentaires par les mycotoxines. Il a pour objectif la vérification de la conformité des denrées alimentaires et le recueil des données de contamination complémentaires ; données qui permettront de réviser certaines teneurs maximales ou d’en établir de nouvelles

 

 

Les laboratoires du SCL de Rennes, de Bordeaux et de la Réunion ont analysé plusieurs catégories de denrées alimentaires (351 échantillons) : céréales et produits céréaliers, aliments pour nourrissons et enfants en bas âge, aliments à base de pommes, cafés torréfiés et solubles, jus de raisin, fruits à coque et graines oléagineuses, fruits séchés et réglisse.

Les mycotoxines sont des substances élaborées par certaines moisissures qui contaminent les végétaux avant et/ou après leur récolte. Ces contaminants très résistants aux procédés de transformation se retrouvent dans une gamme élargie de denrées alimentaires et peuvent avoir un impact sur la santé humaine.
Les teneurs maximales en mycotoxines dans les denrées alimentaires sont fixées par le règlement (CE) n° 1881/2006 modifié.
  •  Les analyses ont révélé un taux global de non-conformité relativement faible (3 %)

Les non-conformités concernaient quatre catégories d’aliments.

Sur 127 échantillons de céréales et de produits céréaliers analysés :

  • un échantillon de blé prélevé chez un meunier a été déclaré « non satisfaisant » en raison de sa teneur en sclérote d’ergot (0,12 %) supérieure à la teneur recommandée par l’AFSSA dans son avis du 3 avril 2008 (0,05 %)[1].
  • un échantillon de maïs brut prélevé chez un collecteur a été déclaré « impropre à la consommation » en raison de ses teneurs élevées en déoxynivalénol et en zéaralénone.
  • deux échantillons, l’un de farine de seigle biologique et l’autre de farine de sarrasin ont été déclarés « non conformes » en raison de leur teneur élevée en ochratoxine A.

Sur 95 échantillons d’aliments à base de pommes prélevés :

  • deux échantillons de jus de pomme étaient « non conformes » à cause de leur teneur en patuline supérieure à la teneur maximale autorisée (50 µg/kg).
  • un échantillon d’apéritif à base de cidre a été déclaré « impropre à la consommation » à cause d’une teneur en patuline excessive.
  • deux échantillons (une purée de pomme et une compote pomme poire biologique) ont été déclarés « à surveiller[2] ».

Parmi les 37 échantillons d’épices analysés :

  • un échantillon de poivre noir en grains a été déclaré « impropre à la consommation » en raison d’une teneur élevée en ochratoxine A.
  • un échantillon de noix de muscade prélevé chez un grossiste a été déclaré « à surveiller » en raison d’une teneur élevé en aflatoxine B1.

Enfin, six échantillons de réglisse ont été analysés et l’un d’eux (réglisse biologique) a été déclaré « non conforme » en raison de sa teneur élevée en ochratoxine A.

Les autres échantillons de denrées alimentaires prélevés n’ont pas révélé d’anomalies : les aliments pour nourrissons et enfants en bas âge (8), les cafés torréfiés et solubles (19 dont 17 torréfiés et 2 solubles), les jus de raison et les vins (32 dont 14 jus et 18 vins), les fruits à coque et les graines oléagineuses[3] (21) et les fruits séchés[4] (6).

Malgré un taux global de non-conformité relativement faible (3 %), la DGCCRF maintient sa vigilance car la contamination des denrées alimentaires est fortement dépendante des conditions climatiques. En outre, grâce au recueil des données sur les contaminations, la DGCCRF contribue à l’évolution de la réglementation dans la mesure où elle alimente les débats qui peuvent aboutir soit à l’établissement de nouvelles teneurs maximales, soit à leur révision.

Cible Résultats

55 départements
289 établissements
351 échantillons prélevés
                                             

2 avertissements
2 mesures de police administrative
3 mesures de restriction volontaire de mise sur le marché

 

 

[1] Le règlement (UE) 2015/1940 de la Commission du 28 octobre 2015 modifiant le règlement (CE) n° 1881/2006 fixe une teneur maximale en sclérotes d’ergot de 0,5g/kg dans les céréales brutes mises sur le marché en vue de subir une première transformation (à l’exception du maïs et du riz). Cette teneur s’appliquera à partir du 18 novembre 2015.

[2] La teneur en patuline dosée était supérieure à la teneur maximale réglementaire mais était située dans la plage d’incertitude de la méthode d’analyse.

[3] noix, arachides, noisettes, noix de cajou, pignons de pin, pistaches.

[4] raisins secs, dattes, bananes chips plantain.

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