Contamination de certaines denrées par les métaux lourds et l’arsenic

La DGCCRF a enquêté en 2015 sur la conformité de certaines denrées alimentaires quant à leurs teneurs en plomb, cadmium et mercure, et recueilli des données de contamination des denrées par l’arsenic et le nickel.

© Piktochart

La DGCCRF a enquêté en 2015 sur la conformité de certaines denrées alimentaires quant à leurs teneurs en plomb, cadmium et mercure, et recueilli des données de contamination des denrées par l’arsenic[1] et le nickel. Moins de 3 % des échantillons analysés présentaient des anomalies.

Le plan de surveillance mis en place par la DGCCRF avait pour but de vérifier la conformité des denrées et de recueillir des données de contamination permettant d’alimenter les débats à venir relatifs à la révision des teneurs maximales ou à l’établissement de nouvelles teneurs maximales.          

483 échantillons ont été prélevés : 142 légumes (dont six algues), 91 fruits (dont 17 fruits séchés et trois fruits à coque), 74 céréales (ou leurs dérivés), 45 compléments alimentaires, 28 jus de fruits et nectars, 15 aliments pour nourrissons et enfants en bas âge, 32 cacaos et chocolats (ou denrées à base de l’un ou de l’autre), 22 conserves, 10 huiles végétales et 24 thés. Parmi eux, seuls 14 (3 %) n’étaient pas conformes.

Type d’anomalie

Nombre d’échantillons

Précisions

Teneur en plomb

6

1 pois sec de Birmanie
1 complément alimentaire à base d’argile
1 pomme golden
1 carotte biologique
2 jus de pomme (dont 1 biologique)

Teneur en cadmium

5

1 complément alimentaire à base de Centella Asiatica
1 pomme de terre
3 algues

Teneur en arsenic inorganique et teneur en cadmium

1

1 algue

Teneur en nickel

2

2 poudres de cacao

Lorsqu’un risque sanitaire a été identifié, les anomalies ont donné lieu au retrait du marché et à la destruction du produit (cela a été le cas d’un lot de pois secs de Birmanie).

Ces résultats ont également conduit à la programmation d’enquêtes complémentaires et au placement sous surveillance de certains produits et opérateurs.

Les données recueillies par les enquêteurs de la DGCCRF ont été transmises par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) à l’EFSA. Elles seront notamment exploitées dans le cadre des travaux futurs relatifs au cadmium, à l’arsenic et au nickel et afin de préparer l’adoption de mesures de gestion des risques : fixation ou révision des teneurs maximales réglementaires, élaboration de codes de bonnes pratiques pour réduire la contamination, mise en place de recommandations de consommation, etc.

Cible Résultats

388 établissements
483 échantillons

Taux de non-conformité < 3 %
Retrait, rappel et destruction d’un lot de pois secs provenant de Birmanie
3 enquêtes complémentaires programmées

 

[1] La recommandation n° 2015/381 prévoit le recueil de données de contamination d’une large gamme de denrées alimentaires par l’arsenic (organique et inorganique). Des teneurs maximales réglementaires en arsenic inorganique ont été fixées pour les riz et certaines denrées à base de riz. Elles s’appliquent depuis le 1er janvier 2016.

Liens utiles

 

Le plomb, le cadmium, le mercure, l’arsenic et le nickel sont des éléments toxiques dont l’accumulation dans l’organisme peut avoir des conséquences néfastes pour la santé. Les risques liés à l’exposition alimentaire à ces éléments ont été évalués ces dernières années par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

Les teneurs maximales réglementaires en cadmium, plomb et arsenic inorganique ont récemment été revues ou mises en place pour certaines denrées. Elles sont en cours de révision pour le mercure. Aucune teneur maximale réglementaire n’est actuellement fixée pour le nickel, mais une recommandation de la Commission européenne prévoit la surveillance de sa présence dans les denrées alimentaires jusqu’en 2018.

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