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Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes

La contamination de certaines denrées alimentaires par l’acrylamide (2013) - 02/12/2014

 

 

Depuis plusieurs années, la DGCCRF surveille la contamination de certaines denrées alimentaires par l’acrylamide.

 

 

 

 

 

L’acrylamide est un contaminant qui se forme principalement au cours du traitement thermique de certains aliments contenant des sucres réducteurs (glucose, fructose) et un acide aminé (asparagine). La formation d’acrylamide a lieu essentiellement dans des conditions de température élevée (supérieure à 120°C) et d’humidité faible.

Depuis la découverte en 2002 de ce contaminant potentiellement cancérigène pour l’homme, de nombreux efforts ont été déployés pour recueillir des données de contamination, étudier le mécanisme de sa formation, sa toxicité et les moyens permettant de réduire sa teneur dans les aliments. L’organisation Food Drink Europe, qui représente l’industrie agroalimentaire européenne, a élaboré une « boîte à outils » que les fabricants peuvent utiliser pour réduire la teneur en acrylamide de leurs produits.

L’enquête a porté sur des produits de grande consommation

Les contrôles ont porté sur la teneur en acrylamide des denrées ciblées par une recommandation de la Commission européenne, et en particulier sur :

  • des produits à base de pomme de terre ;
  • des produits à base de céréales ;
  • des cafés torréfiés et les cafés instantanés ;
  • des aliments pour nourrissons et enfants en bas âge.

Des résultats d’analyses qui conduisent à examiner les conditions de fabrication des produits chez les fabricants et la prise en compte de ce danger

Les produits qui présentaient une teneur en acrylamide supérieure aux valeurs indicatives[1] étaient les suivants :

  • frites prêtes à être consommées (> 600 µg/kg) ;
  • chips de pomme de terre (>1 000 µg/kg) ;
  • biscuit sucré (> 500 µg/kg) ;
  • pain d’épices (> 1000 µg/kg) ;
  • céréale pour petit déjeuner (> 400 µg/kg).

Ces constatations ont donné lieu à des enquêtes complémentaires chez les fabricants de ces denrées afin d’examiner les conditions de fabrication des produits, la prise en compte du danger « acrylamide » dans la procédure d’analyse des risques sanitaires et les mesures effectivement mises en place pour limiter la formation de ce contaminant. Ce plan de surveillance a permis de sensibiliser certains opérateurs (PME et restaurateurs en particulier) qui méconnaissaient ce danger.

Les données de contamination des denrées alimentaires par l’acrylamide recueillies dans le cadre de ce plan de surveillance ont été transmises à l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) par l’intermédiaire de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail). L’avis final de l’EFSA sur l’évaluation des risques sanitaires liés à l’exposition alimentaire des consommateurs par l’acrylamide sera publié en 2015. Les mesures de gestion à mettre en place sur le long terme seront décidées sur la base de cet avis et en tenant compte des résultats des enquêtes réalisées dans le cadre de l’application de la recommandation n° 2013/647/UE.

 

[1] Une valeur indicative ne constitue pas un seuil de sécurité, ni un seuil réglementaire. Leur dépassement souligne la nécessité d’une étude, chez le fabricant, des conditions de fabrication et des mesures mises en place pour limiter la contamination de la denrée par l’acrylamide. Ces valeurs indicatives sont fixées par la recommandation de la Commission du 8 novembre 2013.

 

Cible Résultats

145 établissements contrôlés
174 échantillons prélevés

10 échantillons présentaient une teneur en
acrylamide supérieure aux valeurs indicatives

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