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Chiffres et repères : vins et boissons

L’Union européenne est le principal producteur de vins dans le monde. La France, l’Italie et l’Espagne se disputent la place de leader sur ce marché. Si la production française est très dispersée avec près de 84 000 exploitants viticoles, elle fournit à elle seule environ 17 % de la production mondiale.

L’Union européenne[1] fournit environ 60 % de la production mondiale en volume. En 2013, le trio France-Espagne-Italie a produit 47 % de la récolte mondiale (estimations avril 2014). Avec l’entrée de la Croatie (1,4 million hl en 2013), les 28 pays de l’UE auraient fourni, en 2013, les 2/3 de la récolte mondiale si les chiffres sont confirmés.

Les trois premiers pays producteurs européens - l’Italie (53,6 millions hl), l’Espagne (52,6 millions hl) et la France (42,4 millions hl) - devancent largement[2] les États-Unis (22 millions hl), l’Argentine (15 millions hl) et l’Australie (11 millions hl).

La production française de vin oscille entre 43 et 50 millions d’hectolitres suivant les années (la moyenne quinquennale 2008-2012 s’établit à 45,5 millions d’hectolitres), soit environ 17 % du vin mondial.

Soulignons cependant que l’augmentation des surfaces en vignes au sein de l’UE a été très encadrée puisque, jusqu’en 2014, toute nouvelle plantation était soumise à la détention d’un « droit à plantation » spécifique. Un nouveau dispositif basé sur des autorisations de plantation a été mis en place pour faire face à l’expansion considérable des vignobles du « nouveau monde », c’est-à-dire la Nouvelle-Zélande, l’Australie ou la Chine notamment[3].

Où produit-on du vin en France ?

Sur la base des déclarations de récolte 2013, le vin destiné à la commercialisation est produit dans
77 départements. Toutefois, les trois quarts de la récolte proviennent de 11 départements qui sont, par ordre d’importance l’Hérault, la Charente-Maritime[4], la Gironde, la Charente[5], l’Aude, le Gard, la Marne, le Vaucluse, le Var, le Gers et le Maine-et-Loire.

La quasi-totalité de la récolte (98 %) est assurée par les 32 départements produisant chacun plus de 100 000 hl.

Qui produit du vin en France ?

La filière viticole française se caractérise par un nombre important de producteurs. Ainsi, sur la base des données des déclarations de récolte fournies à la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI, chiffres 2013), il y aurait 105 650 récoltants commercialisant, hors récoltants pour consommation familiale.

La transformation du raisin en vin se fait dans différentes structures. En 2013, les caves particulières ont produit 57 % de la récolte, les caves coopératives 37 % et les négociants vinificateurs 6 %. Soulignons que certains négociants ne font qu’acheter, assembler et/ou conditionner des vins pour les revendre, sans les avoir vinifiés. On estime à 1500 le nombre de coopératives et de négociants vinificateurs.

Enfin, pour compléter ce panorama chiffré, on recense 650 entreprises de négoce (hors filiales «négoce» des coopératives) sur les entreprises réalisant plus de 2 millions € de chiffre d’affaires ; ce qui exclut les « petits » négociants, notamment les viticulteurs qui prennent le statut de négociant au sens fiscal pour compléter leur activité.

Quels vins produit-on en France ?

La production pour la campagne 2013- 2014 (récolte 2013) se répartit de la façon suivante :

  • 75 % de vins avec indication géographique (IG) ; 44 % en AOP et 31 % en IGP[6]
  • 18 % destinés à la distillation en Armagnac ou Cognac
  • 5 % de vins sans indication géographique dont une petite partie commercialisée avec mention de cépage
  • 2 % de sous-produits de vinification ou excédents à distiller

 

Que boivent les français ?

Les 10 variétés de raisins les plus demandées sont, par ordre décroissant : le merlot, le cabernet-sauvignon, les multi-cépages, le sauvignon, le chardonnay,  le muscat, le grenache, le pinot noir, le cinsault, la syrah.

 Des bassins viticoles diversifiés

Deux tiers des exploitations sont spécialisées dans la production de vins en AOP (47 % de la production nationale).

Certains bassins viticoles ne produisent quasiment que des vins d’appellation : Alsace, Beaujolais, Bordelais, Bourgogne, Champagne, Savoie, Jura.

Ailleurs, on trouve surtout des exploitations mixtes produisant, selon le classement des vignobles, les opportunités commerciales et l’importance de la récolte, des vins AOP (pas forcément sur toutes leurs surfaces classées en appellation), des vins IGP ou, de plus en plus, des vins dits « de cépages », permettant d’élargir la gamme de produits.

Enfin, certaines régions ont surtout joué, jusqu’à présent, la carte des indications géographiques protégées (IGP). C’est le cas du Languedoc-Roussillon où 59 % des exploitations sont spécialisées dans les vins IGP. Cette région représente, en outre, plus des trois-quarts des exploitations françaises bénéficiant d’une IGP.

 

France : Les bassins viticoles en 2013

Source : FranceAgriMer / DYOPTA
http://www.si-vitifrance.com/fiche_doc.jsp?idaction=null&id_doc=32574&idtheme=0107

 

 

[1] UE-27 États membres

[2] Récolte incluant moûts et vins

[3] En 2008, les nouvelles plantations se sont accrues de 240 % en Nouvelle-Zélande, 169 % en Australie et 164 % en Chine

[4] Principalement pour élaboration de Cognac

[5] Idem

[6] AOP : appellation d’origine protégée – IGP : indication géographique protégée

 

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