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Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes

L'amincissement : un secteur en plein essor - 01/01/2009

Article extrait de la revue trimestrielle "concurrence&consommation" du n° 157 – le marché de la beauté

L'expansion des services offerts en matière d'amincissement incite la DGCCRF à la vigilance.

En institut de beauté ou dans des centres d'amincissement de plus en plus nombreux, la recherche de la minceur est un souci largement partagé dans notre société. 

Il importe de distinguer l'amaigrissement de l'amincissement ! L'amaigrissement, strictement médical, est encadré réglementairement ; il peut faire l'objet, sous certaines conditions, d'une prise en charge par la Sécurité sociale. L'amincissement est une activité non administrée.

Les centres d'amincissement

Devant le nombre croissant de centres d'amincissement, une enquête diligentée au cours du dernier trimestre 2006 et du premier trimestre 2007 s'est intéressée à 141 centres et instituts de beauté répartis dans 35 départements du territoire métropolitain.

Les services offerts Réalisées pour la première fois dans ce secteur, les investigations devaient apporter des enseignements sur la structure des établissements et les services proposés. Les centres indépendants, globalement axés sur les soins esthétiques, sont un peu plus nombreux que les centres franchisés, dont l'amincissement est l'activité principale. Certains de ces centres proposent aussi des prestations esthétiques comme l'épilation ou le bronzage.

Ensuite, il importait de connaître les techniques et équipements utilisés : l'enquête a révélé un large recours aux techniques manuelles et/ou mécaniques fréquemment associées à des régimes ou conseils alimentaires assortis parfois de vente de produits diététiques ou de produits cosmétiques à visée amincissante. Les équipements utilisés dans les centres sont très divers : matériels à usage médical ou paramédical (comme la pressothérapie, le laser, le palper-rouler mécanique) ou équipements à visée purement esthétique ou de bien-être (cabines de bronzage par exemple). On peut regretter un manque de rigueur dans le suivi et l'entretien des appareils.

La qualification des personnels Aucun des 141 établissements visités n'emploie de médecin et 11 seulement utilisent les services d'un kinésithérapeute (7 d'entre eux sont situés dans la région Limousin) alors même que du matériel à usage médical est utilisé. L'accueil, la mise en place et le suivi des soins sont assurés, de manière générale, par des esthéticiennes, formées par le responsable de la chaîne franchisée ou par le fournisseur du matériel.

L'information du consommateur Elle est déficiente : l'enquête révèle l'insuffisance de l'information en termes sanitaires (par exemple sur la mise en garde de contre-indications éventuelles quant à l'utilisation de certains appareils) et en termes de prix.

Crèmes et gels : allégations sous surveillance

L'étiquetage ou la publicité de certaines crèmes ou gels soulignent leurs propriétés amincissantes ou revendiquent une action contre la cellulite, les capitons, les vergetures, l'amélioration de la fermeté ou de la souplesse de la peau.

Ces allégations doivent demeurer dans le champ de la définition des produits cosmétiques, à savoir revendiquer une action sur les parties superficielles du corps humain, notamment l'épiderme, en vue d'en modifier l'aspect, de les protéger ou de les maintenir en bon état.

L'étiquetage, la présentation à la vente et la publicité concernant les produits cosmétiques, texte, dénominations, marques, images ou autres signes figuratifs ou non ne doivent pas attribuer à ces produits des caractéristiques qu'ils ne possèdent pas (directive n° 76/768/ CEE du 26 juillet 1976 modifiée sur les produits cosmétiques).

De plus, la réglementation prévoit que le responsable de la mise sur le marché d'un produit cosmétique doit tenir à la disposition des autorités de contrôle un dossier rassemblant différentes informations sur le produit qu'il commercialise, notamment sur les preuves des effets revendiqués.

En 1995, la DGCCRF a diffusé des lignes directrices pour évaluer l'efficacité des produits cosmétiques. Ces lignes directrices sont d'application volontaire pour les professionnels. Elles leur permettent de savoir quels essais réaliser pour étayer les allégations figurant dans la présentation des produits cosmétiques.

Le Bureau de vérification de la publicité, en liaison avec la Fédération des industries de la parfumerie a émis, le 17 mai 2006, de nouvelles recommandations destinées à mieux encadrer la publicité dans le secteur des produits cosmétiques. Elles comportent des règles générales concernant en particulier la référence à une caution médicale et scientifique et les tests réalisés. Certains produits tels que les produits amincissants font l'objet de recommandations spécifiques.

Au cours du second semestre 2006, des enquêtes réalisées sur soixante-treize produits mis en vente par trente-huit entreprises fabriquant ou important des cosmétiques à visée minceur ont permis de vérifier que les propriétés revendiquées sur leur étiquetage ou dans les publicités étaient étayées par des données documentaires ou des essais appropriés et n'étaient pas susceptibles de tromper le consommateur.

À cette occasion, dix rappels de réglementation ont été effectués et trois procès-verbaux de délit dressés. Outre l'absence de justificatifs pour une douzaine de produits, des anomalies ont été constatées sur les conditions de réalisation des tests, et sur l'adéquation entre les résultats des tests et les mentions d'étiquetage figurant sur les emballages de ces produits.

N'hésitez pas à découvrir les autres thèmes de ce passionnant dossier sur le marché de la beauté : évolutions de la réglementation, expansion des cosmétiques bio, produits de protection solaire, chirurgie esthétique, épilation sous contrôle, tests en laboratoires et position de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS).

Disponible auprès de la documentation française au prix unitaire de 10,50 euros.

La revue concurrence & consommation est en vente à La Documentation française

 

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