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Détecteurs de fumée : mode d'emploi

Pour lutter contre les incendies domestiques mortels, les propriétaires ont désormais l’obligation d’installer un détecteur de fumée dans chaque habitation.

 

 

 

 

 

© Fotolia

 

Alors que les incendies domestiques font plus de 800 morts chaque année, les détecteurs de fumée pourraient sauver des centaines de vies. C’est pourquoi la loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR) du 24 mars 2014 rend obligatoire l’installation de ces équipements dans tous les lieux d’habitation au 8 mars 2015. Ces petits appareils ont déjà prouvé leur efficacité au Canada ou en Angleterre, qui ont vu leur mortalité par incendies nocturnes baisser drastiquement.

Comment ça marche ?

Les détecteurs autonomes avertisseurs de fumée (ou DAAF) sont des boîtiers constitués d’un émetteur de lumière, associé à un récepteur. Ils émettent une alarme sonore, d’environ 85 décibels, en présence de fumée. De quoi réveiller une personne endormie et lui permettre de fuir. Les incendies nocturnes font en effet 70 % de victimes, le plus souvent par intoxication.

Comment choisir ?

Les détecteurs de fumée se vendent entre 15 et 40 euros pour les modèles basiques. Ils doivent comporter un marquage CE et respecter la norme européenne NF EN 14604. Un appareil non conforme peut s’avérer dangereux : lenteur de déclenchement de l’alarme, faible puissance acoustique, faux sentiment de sécurité…  Les DAAF à chambre ionisante sont interdits en France.

Comment l’installer ?

Le détecteur peut être installé par l’occupant du logement, sans recours à un professionnel. Il vaut mieux le placer en partie supérieure des pièces, au plafond ou en haut des murs, éloigné des luminaires. Les emplacements à privilégier sont les chambres ou les couloirs donnant sur celles-ci. Au contraire, il faut éviter la cuisine, la salle de bains et le garage, sources de déclenchements intempestifs. Attention au démarchage abusif : il n’existe pas d’installateur agréé par l’Etat ou de diplôme d’installateur reconnu. Après l’installation de l’appareil, il faut avertir son assureur habitation.

Que dit la loi ?

La loi ALUR, publiée au Journal officiel le 26 mars 2014, rend obligatoire l’installation d’au moins un DAAF dans tous les lieux d’habitation au 8 mars 2015. Cette obligation incombe au propriétaire du logement, qui s’assure du bon fonctionnement lors de l’état des lieux en cas de location. C’est ensuite à l’occupant du logement, qui peut être le locataire, de veiller à son entretien et son renouvellement. Les  propriétaires bailleurs ayant un parc de logement important et confrontés à des ruptures de stock bénéficient d’un sursis jusqu’au 1er janvier 2016. A condition que le contrat d’achat des détecteurs ait été signé au plus tard le 8 mars 2015.

 

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