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Lima 2015 : une vraie dynamique pour la «finance climat»

La réunion organisée à Lima le 9 octobre par Michel Sapin et son homologue péruvien en marge du G20 Finances et des assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI a permis de donner une estimation solide de la mobilisation financière en faveur des pays en développement et de donner un nouvel élan aux contributions de plusieurs pays ainsi que des banques.

 

 

Michel Sapin à Lima « Nous sommes convaincus qu’une dynamique positive se met en place en termes de mobilisation et de transparence. » - ©MEF

 

Cette réunion des ministres des finances et des institutions internationales sur le sujet de la finance climat, à laquelle même des pays réticents comme l’Inde ont participé, a rempli ses objectifs. Le rapport commandé à l’OCDE par Michel Sapin et son homologue péruvien [voir encadré ci-contre] a permis de crédibiliser l’engagement de Copenhague de mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 des pays du Nord vers les pays du Sud.

Michel Sapin

« Au-delà de l’estimation de 62 milliards en 2014, qui est un chiffre qui rassure à la fois les pays du Sud qui en ont besoin, mais aussi les pays et organisations qui sont attendus pour de nouveaux engagements, c’est la première fois que nous disposons d’une référence commune pour évaluer les moyens consacrés à la lutte contre le changement climatique.

C’est une avancée majeure en termes de transparence, et de sérieux de la méthodologie. »

La stratégie d’une annonce française en amont par le Président de la République lors de l’assemblée générale des Nations Unies, puis la mobilisation ciblée des pays et des banques multilatérales de développement a été payante.

Elle a permis d’engranger à Lima des annonces de banques multilatérales de développement (Banque mondiale, BERD, BEI) pour environ 15 milliards de dollars de financements publics annuels nouveaux, sans compter les effets de levier sur les financements privés. Il faut y ajouter les efforts complémentaires annoncés par certains pays européens (Allemagne, France, Royaume-Uni, Pays-Bas, Luxembourg). Michel Sapin a demandé à l’OCDE de faire un nouveau décompte précis selon la même méthodologie.

MIchel Sapin

« Nous sommes donc en bonne voie pour atteindre les 100 milliards de dollars, il faut d’autant plus accentuer la pression sur les acteurs qui n’ont pas encore fait d’annonces supplémentaires, comme les Etats-Unis et la Commission européenne, pour trouver d’ici Paris les milliards manquants. »

 

 

Mobiliser les acteurs financiers

La réunion de Lima a aussi été l’occasion de faire le point sur la réorientation des investissements publics et privés vers des économies sobres en carbone et résilientes. Le rapport du secrétaire général des Nations Unies, mais également du président du Conseil de stabilité financière (FSB), Mark Carney, a permis de prendre la mesure des avancées dans la prise en compte internationale de ces risques. Le ministre français des finances veut faire de cette mobilisation des acteurs financiers un enjeu majeur pour le ministère des finances d’ici la Conférence de Paris et au-delà pendant la présidence française.

L'exemple français

A l’occasion d’un diner avec les banques françaises à Lima, Michel Sapin a poursuivi cette mobilisation. La France doit en effet être exemplaire dans ce domaine, comme c’est le cas avec l’article 173 de la loi sur la transition énergétique qui prévoit que les investisseurs institutionnels précisent dans leurs rapports annuels la façon dont ils prennent en compte leur exposition au risque climatique. Il leur est demandé de fournir des informations sur leur contribution à la transition énergétique. Cette disposition a suscité au sein des partenaires européens de la France, et plus largement au niveau international, beaucoup de marques d’intérêt.

 

Documents de presse

 

A télécharger

> Le rapport OCDE réalisé en collaboration avec la Climate Policy Initiative (CPI) sur l'estimation solide et actualisée des financements publics et privés mobilisés par les pays développés pour aider les pays en développement à lutter et s'adapter au changement climatique.

> Télécharger le rapport  Climate Finance in 2013-14 and the USD 100 billion goal (en anglais)

 

Dossier spécial


> En savoir plus sur le volet finances de la COP21

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