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Cinq ans après l'ouverture des jeux en ligne à la concurrence : le rapport 2014-2015 de l'Arjel

En mai 2010, les jeux d’argent et de hasard en ligne s'ouvraient à la concurrence. L’autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) revient dans son rapport d'activité 2014-2015 sur le bilan de la régulation et propose des pistes pour la renouveler, face à un secteur en crise.

 

Une offre et une demande sous contrôle

Le rapport d'activité de l'Arjel 2014-2015 met l'accent sur les points positifs de l'ouverture des jeux d’argent et de hasard en ligne à la concurrence. Parmi eux : un taux stable de prévalence de l’addiction en France, le basculement d'une grande partie de l’offre illégale dans le marché régulé pour les jeux autorisés. Quant à la sincérité des paris, la France n’a connu jusqu’à présent aucun grand scandale de corruption ou de manipulations des compétitions sportives liées aux paris.

Un secteur en crise

Ces points positifs pour la régulation ne peuvent masquer l'ampleur de la crise que traverse le secteur. Les paris comptent trois segments : paris sportifs, paris hippiques et poker.  Or deux de ces segments sont en difficulté, souligne le rapport. Avec une activité de 6 milliards d'euros en 2015, le poker, subit un fort recul (voir le graphique ci-dessous), même s'il reste le segment dominant. Le pari hippique connaît, lui, un léger recul avec 1 milliard d'euros de mises en 2015. En dépit d'une une forte progression des mises qui représentent 1,1 milliard d'euros en 2015, le pari sportif ne  compense pas le recul des deux autres segments. 

Evolution de l'activité de poker

Source : Rapport d'activité 2014-2015

Renouveler la régulation

Au regard de ces difficultés, le président de l'Arjel, Charles Coppolani, plaide pour un nouveau cadre réglementaire.

Elargir le champ du marché régulé

Le champ du marché régulé avec ses trois segments de jeu autorisés est sans doute trop étroit pour assurer un niveau de développement équilibré, estime-t-il.

Convergence des politiques et des actions

Le jeu d’argent et de hasard est de plus en plus pratiqué, indifféremment des réseaux physiques et des réseaux en ligne. Or la régulation des jeux incombe à quatre autorités de tutelle distinctes (Budget, Intérieur, Agriculture, Arjel). « Je considère cet éclatement contreproductif. En tout état de cause la convergence des supports doit impérativement s’accompagner d’une convergence des politiques et de l’action » ajoute-t-il.

Pour un mode d'intervention transfrontière

D’ores et déjà la multiplication des supports, l’accoutumance des plus jeunes à la pratique du jeu vidéo, la prolifération des sites illégaux, la diversité de l’offre de jeu numérique, le développement d’un marché mondial de la manipulation des compétitions sportives, les risques de blanchiment, sont des signaux d’alerte qui confortent l’utilité sociale d’une régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard.

Pour rester opérants les régulateurs et l’ensemble des acteurs du marché des jeux doivent s’organiser sur un même mode d’intervention « transfrontière ».

Document

 

A propos de l'Arjel

L’Arjel est une autorité administrative indépendante, créée par la loi du 12 mai 2010 relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne. Elle est chargée de mettre en place des moyens de régulation, d’information et de contrôle pour protéger les joueurs, prévenir de l’addiction au jeu et lutter contre la fraude.

 

 

 

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