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Conseil général de l’économie (CGE)

Attractivité de la France pour les entreprises de santé

Rapport au ministre de l'Économie et des Finances

Synthèse - 19/01/2018 -

En France, le secteur des industries de santé est majeur pour l’emploi et pour la balance commerciale, en raison en particulier de l’industrie pharmaceutique. Mais la mission note que les autres filières connaissent une croissance plus importante et que la France y est moins bien positionnée. Désormais, le médicament unique à grande diffusion (« blockbuster ») cède la place à des solutions thérapeutiques complexes et évolutives. Ces solutions s’installent dans la durée et englobent prévention, diagnostic, traitement et suivi, pour des pathologies de plus en plus souvent chroniques. L’étude menée révèle une prise de conscience des acteurs nationaux, alors que les débats publics au sein de la filière restent focalisés sur les délais administratifs et sur la fixation des prix.

Outre la complexité des solutions, les autres ruptures du secteur identifiées concernent la possibilité et la nécessité de cerner la valeur de ces solutions en vie réelle quotidienne. À cet effet, est soulignée l’importance de la collecte et du traitement des « données patient » de toutes natures : données objectivées sur l’«expérience patient» et aussi sur les effets secondaires.

Les recommandations formulées par la mission concernent principalement :  

• l’organisation de la puissance publique : structures transversales, nouvelle forme de régulation ;

• la valorisation des données, y compris celles des associations ;

• les aides à l’innovation en tenant compte du cycle de vie long du développement des thérapies ;

• les ressources humaines et la formation : soutien aux PME, compétences notamment en biologie.

Quelle place et quelles perspectives pour l’industrie française dans les véhicules à nouvelles motorisations ? - 05/01/2018

Rapport au ministre de l'économie et des finances

Synthèse

La mission note que plusieurs grands équipementiers français ont pu trouver des opportunités dans l’évolution des motorisations automobiles. Les constructeurs présents sur le territoire ont des stratégies différentes, Renault, en particulier, est en pointe sur les véhicules électriques tandis que l’offre de PSA était, lors de la rédaction du rapport, plus récente, ils apparaissent néanmoins, l’un et l’autre, être positionnés face aux évolutions du marché.

La principale alerte signalée par la mission porte sur les batteries pour véhicules électriques : celles-ci représentent 30 à 50%, selon les modèles, de la valeur ajoutée des véhicules, cette part de la valeur ajoutée parait stable dans la mesure où la baisse des coûts unitaires des cellules conduit à proposer – à coût global identique – des batteries de plus forte capacité plutôt qu’à baisser les prix, et la production des cellules de ces batteries est totalement importée d’Asie. Réaliser en Europe une usine produisant des cellules et les intégrant dans des batteries nécessiterait d’investir plus d’un milliard d’euros, de pouvoir supporter pendant quelques années les pertes opérationnelles liées au démarrage, et n’aura de sens que si un marché fournissant plusieurs centaines de milliers de véhicules par an est accessible.
  • Consulter le rapport - application/pdf - 3.8 Mo - 05/01/2018