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Quelle est la réglementation applicable aux chambres d'hôtes ?

Les chambres d’hôtes sont des chambres meublées chez l’habitant, destinées à l'accueil des touristes, à titre onéreux, pour une ou plusieurs nuitées, assorties de prestations.

© Tilio & Paolo - Fotolia

Le loueur de chambres d’hôtes doit respecter certaines obligations, fixées par le code du tourisme, aux articles L. 324-3 et suivants, ainsi qu'aux articles D324-13 et suivants.

Les conditions à respecter

Le loueur de chambres d’hôtes doit respecter certaines règles comme, par exemple, ne pas louer plus de 5 chambres par habitation, ni accueillir plus de 15 personnes en même temps.

Il doit accueillir personnellement ses hôtes, dans sa résidence principale et proposer la fourniture groupée de la nuitée et du petit déjeuner.

Les chambres doivent respecter des conditions d'hygiène et de sécurité, comprendre du linge de maison et donner accès à une salle d'eau et à un cabinet de toilette.

Les formalités à accomplir

Pour créer une chambre d’hôtes, il faut effectuer une déclaration à la mairie de la commune du lieu d’habitation.

L’inscription au registre du commerce et des sociétés (RCS) et l’immatriculation auprès du Centre de formalités des entreprises compétent (chambre de commerce ou d’agriculture) sont obligatoires si l’activité est exercée à titre habituel.

Lorsque le revenu imposable procuré par l'activité de location de chambres d'hôtes est supérieur à 13 % du plafond annuel de la sécurité sociale (soit 5165 euros en 2018), l’affiliation auprès du régime social des travailleurs non-salariés est également obligatoire.

Les obligations fiscales

En fonction du montant des revenus, le loueur peut avoir des cotisations sociales à payer. Les différentes modalités sont détaillées sur la page location de chambre d'hôtes du site de l’Urssaf.

Les revenus générés par la location de chambre d’hôtes supérieurs à 760 € par an doivent être déclarés à l'impôt sur le revenu sous l'un des régimes suivants : bénéfices industriels et commerciaux (BIC), ou microentreprises (pour les autoentrepreneurs), ou bénéfices agricoles pour un agriculteur.

D’autres taxes peuvent être dues comme la cotisation économique territoriale (CET), la contribution à l'audiovisuel public ou la taxe de séjour sur les hébergements touristiques.

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