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Comment sont limités les frais bancaires ?

La législation plafonne les frais bancaires pour dépassement de découvert, rejet de chèque ou de prélèvement. Les publics fragiles peuvent être protégés par une offre spécifique.

carte bancaire
© Pixabay

Actualité des frais bancaires

  • Le site pédagogique La finance pour tous indique que, sur la base d'une enquête réalisée par l’Unaf et "60 millions de consommateurs", les personnes les plus fragiles financièrement bénéficient rarement du plafonnement des frais d’incidents bancaires, contrairement aux engagements pris par les banques fin 2018. 25 octobre 2019.
  • Frais bancaires : gel des tarifs à la hausse et plafonnement, La finance pour tous, octobre 2019. Les tarifs bancaires n’ont pas connu de hausse en 2019, conformément aux engagements, selon le rapport de l’Observatoire des tarifs bancaires. Mais certains frais d’incidents varient fortement selon les banques.
  • Dans une actualité du 9 août 2019, La finance pour tous indique que le document d’information tarifaire, standardisé et obligatoire au 31 juillet 2019, permet de comparer les frais liés aux comptes bancaires.

Pour améliorer les relations entre les banques et leurs clients, plusieurs textes ont contribué à clarifier les tarifs bancaires, avec notamment le plafonnement des frais bancaires applicables aux incidents de paiement et l'institution d'un relevé périodique des frais prélevés.

Depuis 2014, les frais prélevés pour dépassement de découvert autorisé sont plafonnés.

Frais pour dépassement de découvert

La loi n° 2013-672 du 26 juillet 2013 de séparation et de régulation des activités bancaires introduit un plafonnement des commissions d'intervention en cas de dépassement du découvert autorisé (article 52) à compter du 1er janvier 2014, pour les personnes physiques n'agissant pas pour des besoins professionnels.

Ce plafonnement est mis en oeuvre par le décret n° 2013-931 du 17 octobre 2013, qui limite les frais à :

  • 8 euros par opération et 80 euros par mois
  • 4 euros par opération et 20 euros par mois pour les détenteur d'une offre spécifique (voir ci-dessous, Personnes en situation de fragilité financière)

Frais pour rejet de chèque ou de prélèvement

Le décret n° 2007-1611 du 15 novembre 2007 a instauré un montant maximum des frais bancaires applicables aux incidents de paiement, codifiés à l'article D131-25 du code monétaire et financier pour les chèques et à l'article D133-6 pour les autres moyens de paiement :

  • 30 euros dans le cas du rejet d'un chèque d'un montant inférieur ou égal à 50 euros
  • 50 euros pour le rejet d'un chèque d'un montant supérieur à 50 euros
  • 20 euros pour un incident dû à un autre moyen de paiement (prélèvement, virement...)

Ces deux articles précisent que les frais perçus "comprennent l'ensemble des sommes facturées" au titulaire du compte, "quelles que soient la dénomination et la justification de ces sommes".

L'article D131-25 inclut dans ces frais la facturation de l'envoi d'une lettre d'injonction.

Personnes en situation de fragilité financière

La loi n° 2013-672 du 26 juillet 2013 impose aux établissements de crédit de proposer une offre spécifique aux personnes qui se trouvent en situation de fragilité financière.

Cette offre comprend des moyens de paiement et des services destinés à limiter les frais supportés en cas d'incident, dans les conditions prévues aux l'article L312-1 et  R312-4-3 du code monétaire et financier.

Le portail economie.gouv.fr précise qu'un plafond des frais d'incidents bancaires pour les clients en situation de fragilité financière est entré en vigueur en 2019 dans les conditions suivantes :

  • 25 € par mois de frais d'incidents bancaires de toutes nature pour tous les clients en situation de fragilité financière (à compter du 1er février 2019)
  • 20 € par mois et 200 € par an de frais d'incidents bancaires de toutes natures pour les clients ayant souscrit à l'offre spécifique, au plus tard le 30 juin 2019
Transparence et information des clients

L'article 24 de la loi n° 2008-3 du 3 janvier 2008 a institué un relevé périodique des frais bancaires : les établissements bancaires doivent transmettre à chaque client (personne physique ou association) un récapitulatif annuel détaillé des frais perçus au titre de la gestion de son compte de dépôt. Cette obligation est codifiée à l'article L314-7 du code monétaire et financier.

La loi du 26 juillet 2013 crée une dénomination commune des principaux frais et services bancaires par toutes les banques (article 67), établie par le décret n° 2014-373 du 27 mars 2014.

Elle introduit par ailleurs une notification des frais liés aux irrégularités et incidents dans le relevé mensuel des particuliers, mis en oeuvre en janvier 2016 par le décret n° 2014-739 du 30 juin 2014  : lire la facturation des frais bancaires en 2016, sur le site La finance pour tous.

Par ailleurs, l'ordonnance n° 2009-866 du 15 juillet 2009 renforce la transparence en matière de tarifs et de délais d'exécution des moyens de paiements utilisés. Elle est entrée en vigueur le 1er novembre 2009, conformément au décret n° 2009-934 du 29 juillet 2009.

Enfin, suite à la parution du Rapport sur la tarification des services bancaires en juillet 2010, de nouvelles mesures ont été prises en faveur d'une tarification plus transparente et équilibrée. Ainsi, depuis juillet 2011, le total mensuel des frais bancaires ainsi que le plafond de l'autorisation de découvert doivent figurer sur les relevés de compte.

À noter : un système de médiation gratuit, compétent en de litige avec une banque, est obligatoirement proposé par tous les établissements bancaires.

Frais bancaires d’avis à tiers détenteur

Le décret du 10 décembre 2018 plafonne les frais bancaires d’avis à tiers détenteur à 10 % du montant dû, dans la limite de 100 €, au 1er janvier 2019.

  • Lire l'actualité du 19 décembre de La finance pour tous.

Sites utiles

Rapports et publications

Modifié le 13 novembre 2019

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