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Centre des archives économiques et financières

Louis-Lucien KLOTZ - 04/11/2011

 

Ministre des finances durant 1551 jours

dans les cabinets BRIAND (3 novembre 1910 - 2 mars 1911), CAILLAUX (27 juin 1911 - 14 janvier 1912),
POINCARÉ(14 janvier 1912 - 21 janvier 1913), BRIAND (21 janvier - 22 mars 1913),
PAINLEVÉ (12 septembre - 16 novembre 1917) et CLEMENCEAU (16 novembre 1917 - 20 janvier 1920).

Sources CAEF

Archives

Le CAEF conserve des archives pour le dernier mandat de Louis-Lucien Klotz. 

1A-0000384/2 : Pelurier des notes pour le ministre ; interventions de particuliers. - 1919-1920

 Résumé de l'action ministérielle :

1910-1913 : Louis-Lucien KLOTZ amorce la centralisation du contrôle financier en instituant le principe d'une réunion trimestrielle, au ministère des finances, des contrôleurs des dépenses engagées des ministères.
Dans le même esprit, il crée une commission des référés, chargée de centraliser les réponses des ministères aux observations de la Cour des comptes (décret du 3 août 1911). On doit encore retenir de ce premier séjour au ministère des finances le décret du 17 août 1911 qui soumet les sociétés de crédit foncier au contrôle de l'Inspection générale des finances et la loi du 30 décembre suivant relative aux chèques barrés.

1917-1920 : ministre des finances du ''Tigre'', Louis-Lucien KLOTZ sollicite inlassablement l'épargne populaire en émettant le deuxième (octobre 1917) puis le troisième (septembre 1918) emprunt de la défense nationale. Conscient de la lassitude du public et de l'épuisement de ses ressources, il mène une politique novatrice de communication par le truchement d'un commissariat à l'emprunt national, chargé de la propagande. Comme ses prédécesseurs, il doit, à plusieurs reprises, solliciter des avances de la Banque de France et relever le plafond des émissions de billets. Le contrôle des changes est nettement renforcé avec la loi du 3 avril 1918 qui réglemente les exportations de capitaux et les importations de titres ou de valeurs mobilières. Une commission des changes, instituée au ministère, doit en surveiller l'application. Deux autres lois d'avril 1918 viennent encadrer le commerce du platine et sanctionner la fraude fiscale.
L'armistice du 11 novembre 1918 amène de nouveaux problèmes, sans résoudre instantanément les anciens. Il faut maintenir le contrôle des échanges, confié à une commission interministérielle bientôt promue service des importations et des exportations. Pour opérer la liquidation des stocks disparates et considérables accumulés en quatre ans de guerre, Louis-Lucien KLOTZ institue un office spécialisé (décret du 26 décembre 1918). Mais le plus lourd dossier reste le financement de l'indemnisation des dommages de guerre et de la reconstruction : Louis-Lucien KLOTZ favorise la fondation du Crédit national, avec lequel il passe une convention dès le 7 juillet 1919, et lance un nouvel emprunt - dit cette fois de la reconstruction - autorisé par la loi du 30 décembre 1919. Signe du tarissement des ressources d'épargne, le taux des rentes est porté à 5% et l'amortissement de l'emprunt est allongé à 60 ans.
Louis-Lucien KLOTZ n'a guère eu le temps de se consacrer aux dossiers de fonds mais peuvent être mises à son crédit trois importantes mesures structurelles : la création du service des comptes courants et des chèques postaux (loi du 7 janvier 1918), la modification du régime douanier des produits pétrolifères (loi du 5 août 1919) et surtout la création de la direction du budget (loi du 21 octobre et décret du 7 novembre).

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Modifié le 04/11/2011

Portrait de Louis-Lucien Klotz

©  Bibliothèque nationale 

1er janvier 1868 Paris
15 juin 1930 Paris

Milieu Familial

  • Fils d'Eugène et de Louise HAYEM
  • Époux de Gabrielle SCHWARZ.

 

Études

  • Faculté de droit de Paris.

 

Carrière professionnelle

  • Avocat à la cour d'appel de Paris
  • Journaliste : rédacteur en chef (1895) puis directeur politique du Voltaire.

 

Mandats électifs

  • Famille politique : radicaux
  • Maire d'Ayencourt-le-Monchel (Somme, 1900-1928)
  • Conseiller général de Rosières-en-Santerre (Somme, 1895-1928) ; président du conseil général de la Somme (1920-1928)
  • Député de la Somme (1898-1925)
  • Sénateur de la Somme (1925-1928).

 

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