Centre des archives économiques et financières

Georges COCHERY

05/09/2012

Ministre des finances durant 1259 jours

dans les cabinets MÉLINE
(29 avril 1896 - 28 juin 1898)
et BRIAND
(24 juillet 1909 - 3 novembre 1910).

Résumé de l'action ministérielle

Georges COCHERY a laissé, après deux passages espacés mais totalisant près de quatre ans, un bilan substantiel. Poursuivant l'action de ses prédécesseurs, il achève l'intégration financière des colonies (décret du 20 mai 1896 sur la législation douanière des colonies, décret du 4 juillet 1896 instituant une direction des finances à Madagascar), prépare le renouvellement du privilège de la Banque de France (loi du 17 novembre 1897), fait ratifier une nouvelle convention monétaire de l'union latine (loi du 18 décembre 1897), adopter une révision du tarif général des douanes (loi du 29 mars 1910) et fixe le régime financier et comptable des établissements d'enseignement supérieur (règlement d'administration publique du 22 juillet 1897).
Il restructure profondément l'administration centrale avec la création du service des laboratoires (1897), celle du service du cadastre (1898) et le rattachement en 1910 de l'Imprimerie nationale, qui dépendait jusqu'alors du ministère de la justice. Il s'entoure volontiers de commissions d'étude chargées d'examiner la faisabilité de réformes délicates (instauration d'un monopole des alcools, révision de la législation des pensions). En matière fiscale, s'il ne fait aboutir ni le débat concernant l'impôt sur le revenu ni celui sur un transfert partiel aux communes du produit de la contribution foncière, il obtient l'adoption du principe d'une révision du cadastre (loi du 17 mars 1898).
Très présent sur les questions d'organisation du crédit et des marchés financiers (décret du 20 septembre 1896 sur le contrôle et la vérification des opérations des caisses d'épargne, décret du 24 décembre 1896 sur la compétence des agents de change, dépôt en octobre 1909 d'un projet de loi sur la création du service des comptes courants et des chèques postaux), il innove par une série de mesures qui font de l'État, devenu dispensateur de financements, un partenaire de la vie économique : lois du 19 mars 1910 sur le crédit agricole, du 26 mars sur les avances de l'État aux caisses régionales de crédit maritime, du 13 avril instituant des primes à l'agriculture.
Il convient enfin d'indiquer que Georges COCHERY est l'un des signataires de la loi du 5 avril 1910 sur les retraites ouvrières et paysannes.

Bibliographie

Écrits

  • Cochery, Georges. - France. Direction générale des contributions directes. - Rapport de M. Georges Cochery, ministre des Finances, sur les opérations de l'évaluation des propriétés non bâties effectuées pendant l'année 1909 (14 avril 1910). Paris : Imprimerie nationale, 1910. 200 p. ; 29,5 cm. CHEFF BH 4° 1339 (6)


Étude d'un de ses projets de loi

  • Cousin, F. E.. - Etude critique du projet de loi de Monsieur G. Cochery, député et ministre des finances (1896) et aussi du projet de loi de Monsieur Rouvier, député et ancein ministre des finances (1891), sur la prorogation du privilège de la Banque de France, 1885-1897. Paris : A. Charles, 1897. 51 p. ; Gr. in-8°. CHEFF BH 4° 1272

 

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© Bibliothèque nationale

20 mars 1855 Paris
10 août 1914 Paris


Milieu Familial

  • Fils de Louis-Adolphe (1829-1900) avocat et homme politique, et de Victorine Félicité MARCUS
  • Époux de Gabrielle Hortense Marie HUNEBELLE.
  • Deux enfants : Blanche (Mme René FABRY) et Jean.


Études

  • École polytechnique (1875).


Carrière professionnelle

  • Officier d'artillerie (1875-1877)
  • Directeur du service central du ministère des postes et télégraphes
  • Commissaire général français à l'exposition internationale de l'électricité à Vienne (Autriche, 1883).


Mandats électifs

  • Famille politique : modérés-conservateurs
  • Conseiller général des cantons de Bellegarde (Loiret, 1883-1892) puis de Pithiviers (Loiret, 1892-1914)
  • Député du Loiret (1885-1914).


Responsabilités exercées

  • Chef de cabinet de Louis-Adolphe COCHERY, sous-secrétaire d'État aux finances puis ministre des postes et télégraphes.
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