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Centre des archives économiques et financières

Edgar FAURE

08/11/2011

Ministre du budget, des finances, des affaires économiques et du plan durant 1044 jours

dans les cabinets QUEUILLE (2-12 juillet 1950) [Budget], PLEVEN (12 juillet 1950 - 10 mars 1951) [Budget],
QUEUILLE (10 mars - 11 août 1951) [Budget], FAURE (20 janvier - 8 mars 1952) [Finances],
LANIEL (28 juin 1953 - 19 juin 1954) [Finances et affaires économiques], MENDÈS FRANCE (19 juin 1954 - 19 janvier 1955) [Finances, affaires économiques et plan] et PFLIMLIN (14-31 mai 1958) (Finances).

Sources CAEF

Archives

Les archives versées au CAEF par les conseillers techniques d'Edgar FAURE portent sur les années 1950-1955 et essentiellement sur la période du ministère des finances (cotes 1A-0000389/1 à 1A-0000394/2 et 1A-0000458/1 à 1A-0000463/1) . Les thèmes principaux sont les suivants :

  • la préparation et l'exécution du budget (1950-1954) ;
  • le fonctionnement de la Commission des comptes et des budgets économiques de la Nation (décret n° 52-164 du 18 février 1952) (1952-1954) ;
  • les mesures fiscales (1950-1952) ;
  • la rémunération des agents et le fonctionnement des services de l'expansion économique à l'étranger (décret n° 50-833 du 11 juillet 1950) (1950-1954) ;
  • les aides diverses (1952-1954) ;
  • le bilan de l'application de la loi de finances du 31 décembre 1953 sur la budgétisation des fonds d'intervention économique (1954) ;
  • la politique énergétique (1950-1954) ;
  • le commerce extérieur (1952-1955) ;
  • la libération des échanges économiques (loi n° 54-809 du 14 août 1954) et au sein de l'OECE (Organisation européenne de coopération économique) (1953-1954) ;
  • les relations commerciales et financières avec les pays étrangers (1953-1955).

Voir l'inventaire détaillé.
 
Communicabilité : librement communicable

Écrits

  • FAURE (Edgar). - "Si tel doit être mon destin ce soir...". Paris : Plon, 1984. 691 p. ; 24 cm. 335.31 FAU /MAG
  • FAURE (Edgar). - "Avoir toujours raison... c'est un grand tort". [1927-1955]. Paris : Plon, 1982. 691 p. ; 24 cm. 335.31 FAU /MAG
  • FAURE (Edgar). - Le nouveau contrat social. Paris : Julliard, 1963. pp.123-127; 20 cm. 501 FAU / MAG
  • FAURE (Edgar). - 12 mai 1776 : la disgrâce de Turgot. Paris : Gallimard, 1961. XXIII-610 p. ; 20 cm. 335.341 FAU / MAG
  • FAURE (Edgar). - Le procès de Nuremberg : l'accusation française. 4, la condition humaine sous la domination nazie (Europe occidentale). Paris : Office français d'édition, 1946. 192 p. ; 24 cm. 9.197 PRO / MAG
  • France. Commission des comptes et des budgets économiques de la nation; FAURE (Edgar), rapporteur. - Les comptes économiques de la Nation pour l'année 1949 [suivi de]... pour l'année 1950 [suivi de] Rapport sur les comptes économiques de la Nation.... Paris : Imprimerie nationale, 1951. 224-19-43 p. ; 27 cm. 502.2 COM / MAG

 

 

Résumé de l'action ministérielle

1950-1951 : assistant au budget de Maurice PETSCHE, Edgar FAURE réalise le plan d'économie de 25 milliards de francs décidé en 1950 et fait voter une loi d'amnistie fiscale accordant aux contribuables récalcitrants un nouveau délai pour déposer ou compléter leur déclaration.

1952 : au cours de cette première et fort brève expérience de chef de gouvernement, Edgar FAURE est amené, devant la dégradation de la balance des paiements, à suspendre la libération des échanges et à définir des programmes très stricts d'importation. Il institue la commission des comptes et des budgets économiques de la Nation (décret du 18 février) et transfère à la direction du Trésor le bureau de statistique et d'études financières, matrice de la future direction de la prévision.

1953-1955 : le 11 juillet 1953, l'Assemblée donne pleins pouvoirs au ministre pour agir par décrets dans le domaine économique. Deux trains de textes, parus successivement le 9 août et le 30 septembre 1953, réglementent l'innovation dans les secteurs les plus divers : les entreprises de crédit différé, les marchés d'intérêts national (MIN), les marchés et les prix agricoles (céréaliers et viticoles, notamment), mais aussi la formation des experts comptables, la construction avec l'instauration de la cotisation du 1% patronal, la concurrence enfin avec la création de la commission nationale technique et des commissions départementales des ententes.
Les mesures prises fin 1953 et tout au long de 1954 rendent plus perceptibles les contours du grand dessein ministériel qui vise à promouvoir, par le biais des investissements publics et des prêts bonifiés du Trésor, un réaménagement économique du territoire. Elles se matérialisent avec l'institution du fonds de construction, d'équipement rural et d'expansion économique (11 février 1954), puis du fonds de reclassement de la main-d'œuvre (6 décembre 1954) ou la mise en place des primes d'adaptation, de conversion ou de décentralisation industrielle, et sont favorisées par la réforme fiscale, publiée le 10 avril 1954, qui supprime la taxe à la production, majore de 2% l'impôt sur les sociétés, et introduit la taxe sur la valeur ajoutée. Une taxe spéciale temporaire est également créée, pour favoriser les exportations.

Écrits

Politique économique : Le plan d'expansion économique de dix-huit mois et le programme d'expansion économique (1954).
 

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Modifié le 08/11/2011

Edgar Faure

© Archives départementales du Jura

18 août 1908 Béziers (Hérault)
30 mars 1988 Paris

 

Milieu Familial

  • Fils de Jean-Baptiste, médecin, et de Claire LAVIT (fille de médecin)
  • Épouse en 1931 Lucie MEYER (décédée en 1977) journaliste et femme de lettres.
  • Deux enfants : Sylvie (Mme Ch. DAYMONT), Agnès (Mme E. OPPENHEIMER puis J. LESTANG)
  • En 1979, épouse en secondes noces Marie-Jeanne VUEZ.

 

Études

  • Collèges de Verdun (Meuse), Narbonne (Aude) et Fontainebleau (Seine-et-Marne), cours La Bruyère, lycées Janson-de-Sailly et Voltaire, faculté de droit de Paris, École des langues orientales.
  • Doctorat en droit (1929), agrégation de droit (1962), diplôme de russe.

 

Carrière professionnelle

  • Avocat au barreau de Paris (1929)
  • Professeur de droit et de sciences économiques aux universités de Dijon (1962-1963) et Besançon (1970).

 

Mandats électifs

  • Famille politique : radicaux
  • Maire de Port-Lesney (Jura, 1947-1971, 1983-1987) et de Pontarlier (Doubs, 1971-1977)
  • Conseiller général de Villers-Farlay (Jura, 1949-1967) puis de Pontarlier (Doubs, 1967-1987) ; président du conseil général du Jura (1949-1967) ; vice-président du conseil général du Doubs (1967-1987)
  • Conseiller régional de Franche-Comté (1974-1987) ; président du conseil régional de Franche-Comté (1974-1981, 1986-1987)
  • Député du Jura (1946-1958) puis du Doubs (1967-1978)
  • Sénateur du Jura (1959-1966) puis du Doubs (1980-1987)
  • Député européen (1980-1987) ; président du conseil des régions d'Europe (1985).

 

Responsabilités exercées

  • Secrétaire général adjoint du Gouvernement provisoire à Alger (1943-1944)
  • Chargé de mission au cabinet de René CAPITANT, ministre de l'éducation nationale (1944-1945)
  • Procureur général adjoint auprès du tribunal international de Nuremberg (1945-1946)
  • Sous-secrétaire d'État aux finances (13 février 1949-2 janvier 1950)
  • Ministre de la justice (1951-1952)
  • Président du Conseil (1952, 1955-1956)
  • Ministre des affaires étrangères (1955)
  • Ministre de l'agriculture (1966-1968)
  • Ministre de l'éducation nationale (1968-1969)
  • Ministre des affaires sociales (1972-1973)
  • Président de l'Assemblée nationale (1973-1978)
  • Président de la mission du bicentenaire de la Révolution française (1986-1988).
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