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Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes

Une direction du ministère de l’Économie, des Finances et du Commerce extérieur

Crédit à la consommation - 01/04/2011

 

Accordé par un établissement bancaire, le crédit à la consommation s’adresse à un particulier pour financer ses achats de biens et services, avec affectation ou non à une dépense précise.

Le droit du crédit à la consommation a été réformé en profondeur par la loi du 1er juillet 2010 dont l’ensemble des mesures d’application entrent en vigueur au 1er mai 2011.

 

Les règles protectrices du consommateur s’étendent

  • Les nouvelles dispositions couvrent les crédits d’un montant maximal de 75 000 €, contre 21 500 € précédemment (montant minimal : 200 €) ;
  • Le délai de rétractation est porté à 14 jours, contre 7 auparavant ;
  • Le régime juridique des contrats de regroupement de crédits est précisé (exemple : pour le regroupement d’un prêt immobilier et de crédits à la consommation, le nouveau crédit consenti est un crédit immobilier si la part des crédits immobiliers représente 60% du montant total de l’opération).

Les emprunteurs sont mieux informés

  • Les publicités gagnent en lisibilité et doivent comporter, lorsqu’elles indiquent un taux d’intérêt ou une mention chiffrée du coût du crédit, une illustration chiffrée du crédit proposé, assurances facultatives comprises, ainsi que la mention d’avertissement ci-après : "Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifier vos capacités de remboursement avant de vous engager" ;
  • une fiche précontractuelle standardisée et commentée, délivrée par les prêteurs en agence et sur les lieux de vente, permet aux consommateurs de comparer les offres avant de conclure un contrat de crédit.

Les prêteurs sont davantage responsabilisés

  • Ils doivent vérifier la solvabilité de l’emprunteur et consulter, à cette fin, le fichier des incidents caractérisés de paiement, avant tout octroi de crédit ;
  • leur responsabilité est engagée de plein droit en cas de non-respect de l’ensemble des obligations relatives à la formation du contrat de crédit ;
  • - selon les manquements constatés, ils peuvent être déchus, partiellement ou totalement, de leur droit aux intérêts et/ou être pénalement sanctionnés par une amende (contravention de 5ème classe ou délit).

Le crédit renouvelable est plus strictement encadré

  • - La loi instaure un amortissement minimal du capital pour chaque échéance de remboursement (afin de limiter les durées de remboursement abusivement longues) et la mention du rythme d’amortissement du crédit sur les relevés de compte ;
  • la loi interdit de conditionner les avantages commerciaux ou promotionnels d’une carte de fidélité à l’utilisation du crédit renouvelable qui lui est associé ;
  • la loi prévoit que l’activation de la fonction crédit pour les achats réalisés avec la carte ne s’effectue que suite à l’accord exprès du titulaire (le paiement comptant est le paiement par défaut) ;
  • pour les crédits d’un montant supérieur à 1 000 €, la loi impose aux prêteurs et intermédiaires, sur le lieu de vente ou à distance, de proposer une offre de prêt amortissable en lieu et place du crédit renouvelable ;
  • l’établissement de crédit a l’obligation d’obtenir le consentement du consommateur avant de reconduire un crédit renouvelable resté inactif pendant deux années consécutives.

Le régime de l’usure est modernisé

  • La loi et deux arrêtés d’application recherchent l’harmonisation des taux d’usure applicables aux prêts aux particuliers, à l’issue d’une période transitoire (prenant fin le 1er avril 2013, conformément à un arrêté du 22 mars 2011) ;
  • indépendamment de la nature du crédit (renouvelable ou amortissable), les taux d’usure concernent désormais trois catégories de montants correspondant à l’utilisation que les consommateurs font du crédit : un taux plafond pour les crédits jusqu’à 3 000 € (couvrant les besoins de trésorerie et petits achats d’équipement des ménages) ; un autre pour les crédits entre 3 000 € et 6 000 € (équipement de la maison et petits travaux) ; un troisième pour les crédits de plus de 6 000 € (financement des véhicules et des travaux importants).

Certains découverts en compte relèvent du droit du crédit à la consommation

  • Les découverts autorisés pour une période supérieure à un mois et inférieure ou égale à trois mois sont soumis, avec certaines adaptations, au droit du crédit à la consommation (publicités, information précontractuelle, vérification de la solvabilité, formalisme contractuel, défaillance, conditions de résiliation) ;
  • Les autorisations de découvert de plus de trois mois sont totalement soumises aux dispositions de ce droit.

 


 

Modifié le 01/04/2011

 

Textes applicables

  • Les dispositions concernant le crédit à la consommation sont prévues au chapitre Ier du titre Ier du livre III du code de la consommation.
  • La loi n°2010-737 du 1er juillet 2010, portant réforme du crédit à la consommation, a été publiée au JORF du 2 juillet 2010
  • Décrets d’application :
    • Décret n° 2010-1004 du 30 août 2010 relatif au seuil déterminant le régime applicable aux opérations de regroupement de crédit,
    • Décret n° 2010-1005 du 30 août 2010 (contenu et modalités de présentation de l’exemple représentatif utilisé pour les publicités portant sur des crédits renouvelables),
    • Décret n° 2010-1304 du 29 octobre 2010 (procédures de traitement des situations de surendettement des particuliers),
    • Décret  n° 2010-1461 du 30 novembre 2010 (pièces justificatives prévues à l’article L. 311-10 du code de la consommation),
    • Décret n° 2010-1462 du 30 novembre 2010 (seuils),
    • Décret n° 2011-135 (modalités de calcul du taux effectif global),
    • Décret n° 2011-136 (information précontractuelle et conditions contractuelles en matière de crédit à la consommation) du 1er février 2011,
    • Décret n° 2011-304 du 22 mars 2011 (modalités du remboursement minimal du capital emprunté à chaque échéance pour les crédits renouvelables),
    • Décret n° 2011-457 du 26 avril 2011 fixant les conditions d’application progressive de la réforme du crédit à la consommation aux contrats de crédit renouvelable en cours.
  • Arrêtés
    • Arrêté du 30 novembre 2010, publié au JORF du 2 décembre 2010, fixe la valeur maximale de la prime en nature de produit ou bien à laquelle la souscription d’un crédit à la consommation peut donner droit à titre gratuit ;
    • Deux arrêtés du 22 mars 2011, publiés au JORF du 23 mars 2011, concernent le régime de l’usure (seuils, catégories de prêts).

 

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