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Conseil National de la Consommation

Organisme consultatif placé auprès du ministre chargé de la consommation

Fiche pédagogique "octets et débits" - 12/01/2012

Nous utilisons nos téléphones mobiles pour appeler et être appelé ou échanger des messages interpersonnels courts – SMS. Nous commençons à nous familiariser avec les unités de mesure et les modes de facturation de ces services. Toutefois, les développements techniques ont ouvert l'usage du mobile au transfert de données ou data, dans différents cadres, tels que la navigation sur l’internet, les courriers électroniques – mails – ou la télévision : il s’agit de l’internet mobile.

Dans ces domaines nouveaux, les unités de mesure et les facturations peuvent être extrêmement différentes de celles auxquelles nous sommes habitués : facturation au volume (nombre d'octets), à la session, au temps, etc. Ces évolutions peuvent être source d'incompréhensions, de malentendus voire de surprises au moment de la facturation.

Cette fiche élaborée par le Conseil National de la Consommation a pour objet de donner des repères permettant de mieux comprendre ces informations pour s'adapter à ce monde nouveau.

 

 

Que mesure l’octet ?

 

 

Au même titre que les grammes mesurent une quantité de matière : la masse, les octets mesurent une quantité. Cette quantité se réfère à une grandeur qui donne une information sur des données numériques : messages électroniques, fichiers textes, images, vidéos etc. Cette information permet de déterminer l’espace que les données occupent quand nous voulons les stocker ou les transporter.

 

 

 

 

 

 

 

En savoir plus...

Ainsi, quand nous voulons conserver des données numériques – textes, images ou vidéos –  nous utilisons un espace de stockage comme un disque dur, un périphérique portatif – clé USB – ou un serveur internet. Le nombre de ces images ou vidéos qui pourront être stockées est déterminé directement à partir de la quantité d’octets disponibles sur le disque, le périphérique portatif ou le serveur.

Si nous voulons transporter ces données, nous utiliserons un câble, une connexion internet fixe ou mobile etc. Chacun de ces moyens permet de transporter un certain nombre d’octets pendant une seconde : ce nombre est le débit. Ainsi, pour un débit donné, plus le poids des données, c’est à dire le nombre d’octets, est important, plus il faudra de temps pour les transmettre – précisions sur l’encadré page suivante.

Un message électronique ou un fichier texte d’une page pèsent quelques kilooctets. Une image de très haute qualité est mille fois plus grosse, de l’ordre du mégaoctet. Une vidéo de film se comptabilise en milliers de mégaoctets ou gigaoctets . Pour chacun de ces trois niveaux, l’effort réalisé pour déplacer les données est différent : si on utilise une connexion internet classique haut-débit, le téléchargement d’un courriel ou d’une page de texte (ko) sera instantané alors que la photo haute définition (Mo) pourra prendre quelques secondes quand le film (Go) nécessitera parfois plusieurs heures.

En résumé, les octets mesurent la quantité d’information. Cette quantité permet de déterminer l’espace nécessaire pour stocker l’information et le temps qu’il faut pour la transporter.

 

Les octets et la téléphonie mobile

Il est désormais possible d’accéder à l’internet par l’intermédiaire des réseaux de téléphonie mobile au moyen d’ondes radioélectriques. Ce nouveau mode d’accès se nomme l’internet mobile.

Concrètement, nous pouvons accéder à l’internet mobile en utilisant nos téléphones ou nos ordinateurs portables. Pour ces derniers, il est nécessaire d’utiliser un équipement particulier qui peut capter les ondes radioélectriques ; il peut s’agir d’une clé de connexion – clés 3G/3G+ intégrée ou non à l’appareil – ou du téléphone portable utilisé en tant que modem. Ces appareils nous permettent, grâce aux réseaux mobiles, d’échanger des données – c’est-à-dire des octets –  via le réseau internet : communiquer par messages électroniques, naviguer, regarder la télévision etc. Notons que ces actions correspondent autant à envoyer qu’à recevoir des octets du réseau.

 

En savoir plus...

En France, nous sommes habitués à effectuer ces actions par l’intermédiaire de nos lignes fixes – cuivre, câble, fibre optique. Dans ce cas, le transport des octets, c’est à dire l’envoi et la réception, est assuré contre paiement par un fournisseur d’accès à l’internet (FAI). Les FAI facturent au client l’ensemble des usages de l’internet fixe de manière indépendante du nombre d’octets transportés.

Dans le cas de l’internet mobile, le transport des octets est assuré par un opérateur de téléphonie mobile. Ici, ne pas maîtriser sa consommation peut être problématique. En effet, plus nous échangeons des octets plus nous utilisons de place dans les tuyaux des opérateurs. Or ces tuyaux que sont les fréquences radioélectriques, comme par exemple la « 3G », sont des ressources partagées entre les utilisateurs, bien plus limitées que les fils de cuivre, les câbles ou les fibres optiques. Un échange massif d’octets peut ainsi engorger ces tuyaux au détriment de tous. Cette limitation explique en partie que le mode de facturation de l’internet mobile est très différent de celui auquel nous sommes habitués pour l’internet fixe. Notamment, des mécanismes de gestion du trafic tels que l’« usage raisonnable » autrement dénommé « fair use  », sont mis en place par les opérateurs.

 

Le débit

Le débit donne l’information sur le nombre d’octets qui peuvent être transportés pendant une seconde dans un fil - fil  de cuivre, câble, fibre optique etc. – ou au moyen d’ondes radioélectriques. Il est ainsi lié à la vitesse à laquelle nous échangeons des données. Mais attention, il ne s’exprime pas directement en utilisant l’unité d’octet (voir en savoir plus).

L’augmentation du débit améliore le confort lors de la navigation sur l’internet, accélère les téléchargements, rend certains usages comme la télévision possibles et surtout permet un accès simultané au réseau à un plus grand nombre de personnes.

 

En savoir plus...

Les débits ne sont pas exprimés en utilisant l’octet mais le bit qui  est 8 fois plus petit. Ainsi 8 Mb/s signifie 8 mégabits par seconde ou 1 Mo par seconde ou encore un million d’octets par seconde. Avec ce débit, il faut donc 700 secondes – un peu moins de 12 minutes – pour transporter une vidéo de 700 Mo. De nombreuse écritures sont utilisées pour les indiquer les débits : 8 Mbps, 20 Méga, 256 kb/s etc .
Que nous utilisions une ligne fixe ou mobile, le débit auquel nous avons effectivement accès est généralement difficilement prévisible. Il dépend de l’appareil, de la technologie employée : Wifi, 2G, 3G/3G+, ADSL, câble…, du niveau de congestion du réseau de notre opérateur et des réseaux nationaux et mondiaux, du serveur auquel nous nous connectons etc.
Pour ces raisons, entre autres, les débits théoriques maxima communiqués par les opérateurs n’informent pas sur le débit réel auquel nous avons accès. Cependant, ils donnent une idée sur la technologie utilisée : 2G, 3G, 3G+, Re-ADSL, ADSL2+, câble, fibre optique… Malgré tout, il reste possible de mesurer son débit instantané à l’aide d’outils de test de bande passante accessibles facilement et gratuitement en ligne.

 

Comment sont facturés les octets

Les modes de facturation employés par les opérateurs mobile en France sont multiples. D’une part, les différents usages de  l’internet mobile – navigation, courriers électroniques, télévision, usage modem  etc. – ne sont pas systématiquement facturés de la même manière. D’autre part, le mode de facturation dépend de l’opérateur mobile et du type de forfait. Il est donc important de bien se renseigner sur ces derniers avant de souscrire un contrat et d’utiliser l’internet mobile.

 

En savoir plus...

Certaines offres proposent une facturation qui dépend uniquement de la durée pendant laquelle nous nous connectons. La maîtrise de sa facturation est alors particulièrement aisée puisqu’il suffit de suivre son temps de connexion. En revanche, il n’est pas adapté aux téléphones qui se connectent seuls aux réseaux ; pour ces derniers il est alors conseillé de désactiver les échanges de données.

D’autres offres nécessitent de maîtriser ses échanges de données avec le réseau. Par exemple, pour certaines d’entre elles, nous payons chaque kilooctet reçu ou envoyé au réseau. Dans d’autres cas, comme les offres d’accès « illimité » ou « 24/24 », une politique dite d’ « usage raisonnable » est appliquée – voir ci-dessous.

Quelques opérateurs mentionnent systématiquement la quantité de données échangée sur la facture. Certains fournissent parfois des jauges qui comptabilisent, sur notre appareil, le nombre d’octets échangés. Ces outils permettent d’estimer sa consommation mensuelle de données. Par ailleurs, un accès à des bornes Wifi peut être inclus dans notre offre ; dans ce cas les échanges de données quand nous sommes connectés à ces bornes – ou à toutes autres bornes – ne sont pas décomptés de notre consommation d’internet mobile.

 

L’usage raisonnable

Il est également nommé « usage préservant une qualité de service optimale sur le réseau à tous les utilisateurs » ou « fair use » qui signifie « utilisation loyale ». Ce terme désigne une politique mise en place par les opérateurs afin de mieux gérer le trafic de données sur leurs réseaux. Elle consiste à diminuer le débit des personnes utilisant beaucoup l’internet mobile.

 

En savoir plus...

C’est essentiellement pour les offres d’accès « illimité » ou « 24H/24 » à l’internet mobile que le « fair use » est mis en place. Concrètement, au-delà d'un certain seuil de données échangées notre accès à l’internet est dégradé. Plus précisément, si la quantité de données reçues et envoyées avec le réseau dépasse un palier, généralement compris entre 200 Mo et quelques gigaoctets, la vitesse à laquelle nous pouvons échanger les données supplémentaires est réduite : on parle de bridage du débit. Le débit maximal est rétabli à la date de facturation suivante.

Pour bien utiliser son offre « illimitée » dans le cadre d’un  « usage raisonnable », il est important de savoir :

  • quels usages peuvent faire dépasser le palier ;
  • quels usages sont encore possibles et avec quel confort une fois que le débit a été réduit, la valeur du débit bridé variant d’un opérateur à l’autre.

Cette politique est, pour le moment, mise en place sur les réseaux mobiles et non sur les réseaux fixes. Ainsi, les données échangées au moyen d’une connexion Wifi ne sont pas comptabilisées pour calculer le dépassement de palier et ne sont pas affectées par la réduction du débit.

 

Octets et usages

Pour  plus d’information sur la manière dont notre utilisation de l’internet mobile affecte notre consommation d’octet.

 

En savoir plus...

Les échanges de messages électroniques sans les pièces-jointes (messages indésirables compris) consomment peu de données (environ 100 messages avec 1 Mo). Concrètement, une facturation au kilooctet est adaptée à la consultation et l’envoi de messages électroniques sans les pièces jointes. Par ailleurs, l’utilisation des messages électroniques n’est généralement pas sensible au bridage du débit de « l’usage raisonnable » ; il est également possible de considérer que les messages électroniques ne participent pas au dépassement du palier de « l’usage raisonnable ».

La messagerie instantanée sans les pièces-jointes : chaque message pèse un peu moins qu’un mail (quelques ko). Avec moins d’une dizaine de messages envoyés ou reçus par minute, nous consommerons moins de 3 Mo par heure. Une utilisation quotidienne et régulière de la messagerie instantanée peut ainsi, en conjonction avec d’autres usages nous amener à dépasser notre palier d’ « usage raisonnable » ; par contre le bridage ne devrait pas perturber cet usage.

Les documents téléchargés, directement ou par l’intermédiaire des pièces-jointes des messages électroniques, ont des tailles très variables. Il est important de bien la vérifier avant de les télécharger. À savoir, dans le cadre d’une facturation au kilooctet, un même document peut être comptabilisé plusieurs fois en cas d’un échec de téléchargement. De plus, la durée de téléchargement de tels documents peut être beaucoup plus longue (d’un facteur 40 à 100) après le dépassement du palier d’ « usage raisonnable ».

Lors de la navigation internet, chaque page visitée est téléchargée et sera comptabilisée dans les données consommées. Le poids d’une page est extrêmement variable ; cependant quelques moyens simples existent pour estimer ce dernier.
  • 1 Mo ou plus correspond au poids d’une page internet avec des grandes photos, typiquement la première page d’un site de nouvelles.
  • Les pages contenant de nombreuses images sont deux à quatre fois plus petites (quelques centaines de kilooctets).
  • Les autres pages internet contenant quelques petites images (ou aucune) pèsent un peu moins que  100 ko.
  • Des pages optimisée pour les téléphones mobiles nous sont proposées automatiquement quand nous accédons à certains sites internet. Ces pages pèsent généralement au plus 100 ko.
  • Avec les téléphones les plus perfectionnés – les téléphones intelligents – nous pouvons accéder à des applications payantes ou gratuites qui contiennent des informations que nous pourrions trouver sur une page internet de la même enseigne. Le poids des données échangées est alors encore inférieur à celui d’une page optimisée pour l’internet mobile – hors téléchargement de contenus multimédias.
La navigation internet est toujours possible après un dépassement du palier d’ « usage raisonnable » mais le confort d’utilisation sera fortement dégradé. Il est par ailleurs recommandé d’être extrêmement prudent avec les équivalences « temps de navigation - nombre d’octets », ces dernières pouvant fortement varier en fonction de la manière dont nous naviguons, de notre navigateur internet et des sites que nous visitons.
Les vidéos, par l’intermédiaire de la télévision mobile ou plus généralement en lecture continue  sont fortement consommatrices en données – à peu près 1 Mo pour une minute. Deux ou trois heures en basse définition suffisent à dépasser un palier d’ « usage raisonnable » de 200 Mo ; la haute définition mobile peut être quatre à cinq fois plus gourmande. Les vidéos en basse définition peuvent souvent être visualisées une fois que le palier a été atteint et le débit réduit.
Les jeux en ligne peuvent être ou ne pas être très consommateurs en données et requièrent souvent des débits très élevés. Rentrer plus dans le détail dépasse le cadre de cette fiche.

 


 

    Modifié le 12/01/2012

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