L'APIE en 2011
L’Agence du patrimoine immatériel de l’État publie son rapport d’activité 2011. Née il y a cinq ans, l’APIE poursuit avec détermination dans la voie originale ouverte par le rapport sur l’économie de l’immatériel cosigné par Maurice Levy et Jean-Pierre Jouyet en 2006. Ce dernier en signe du reste la préface, rappelant cette filiation.
Forte de son expertise dans des domaines peu investis par le secteur public, notamment en matière de propriété intellectuelle et de marketing, réunissant fréquemment les acteurs publics pour partager leurs bonnes pratiques, l’APIE a su développer des approches nouvelles et élaborer des outils adaptés à l’environnement public. Elle a gagné la confiance d’un nombre croissant d’acteurs, au sein des ministères qui sont sa première cible, mais aussi dans les établissements publics, universités, hôpitaux, collectivités territoriales.
La prise de conscience par les acteurs publics des enjeux d’une bonne gestion des actifs immatériels se diffuse très largement. La valorisation et la protection des marques publiques progressent spectaculairement avec un doublement des saisines par rapport à 2010. La valorisation des savoir faire, la création de cadres de référence juridiques ou tarifaires suscitent aussi un vif intérêt, tandis que la démarche d’ouverture des espaces publics, notamment pour des tournages de films, s’amplifie et se consolide.
Enfin, l’APIE se lance dans des projets particulièrement innovants, contribuant à la modernisation et à la performance de la gestion publique, en créant des tableaux de bord pour la gestion des actifs immatériels, un baromètre des marques publiques, une gestion mutualisée des marques de l’État...
Le prisme du patrimoine immatériel reconstruit la gestion publique sur des bases nouvelles, en phase avec une administration soucieuse de qualité de service aux usagers, ouverte à l’économie numérique, expérimentant des modalités, sans précédent en France ou dans le monde, pour appréhender et gérer les actifs essentiels et abstraits qui résident d’abord dans le formidable gisement d’intelligence, de savoirs et de savoir-faire accumulés par les collaborateurs du service public.
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